La filière française du pruneau a alerté, dans un communiqué du 7 juillet, sur l’ampleur des pertes de production provoquées par la canicule qui a touché l’ensemble de l’aire de production, à un mois du début de la récolte. Entre le 17 et le 27 juin, les températures maximales sous abri ont dépassé 35 °C, tandis que les températures minimales sont restées supérieures à 20°C, avec des humidités moyennes de l’air basses. Ces conditions ont provoqué des brûlures et des chutes de fruits, avec des pertes entre 10 % et 100 % selon les vergers. « Les dégâts sont évolutifs et dépendront notamment des conditions météorologiques (…) dans les prochaines semaines », prévient le Bureau national interprofessionnel du pruneau (BIP). Pour la première fois, des dégâts sur les arbres ont également été observés, avec des brûlures de feuilles voire de branches entières et des mortalités d’arbres, qui affecteront à moyen terme le potentiel de production du verger français, selon le BIP.
La baisse du volume disponible va en outre créer des tensions d’approvisionnement en pruneau français, dans un contexte de faible niveau de stocks après des années de production « médiocre ». Le BIP précise être engagé dans des actions techniques d’adaptation au changement climatique, portant notamment sur la recherche variétale, la gestion de l’eau, la santé des sols et l’amélioration des itinéraires techniques. Il souligne toutefois que ces travaux de long terme ne permettent pas à la filière de se prémunir d’événements encore « exceptionnels et inédits », comme les canicules de mai et juin. Il appelle les pouvoirs publics à apporter une réponse économique à court terme et à renforcer le soutien aux travaux de recherche et aux investissements techniques.
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JJ