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Quelques stratégies gagnantes, malgré freins et turbulences

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Invité à définir des stratégies adaptées à un contexte plus que mouvant de croissance molle et de mondialisation rapide, Philippe Jaegy, vice-président du cabinet Solving International – et aussi ancien cadre de Sopexa – a énoncé les mille bonnes raisons d’aller voir au-delà de notre marché national. Pour les adhérents d’Adepale, les relais de croissance existent, d’une part hors des circuits GMS (BtoB, food-service), d’autre part en Europe du Sud et de l’Est à court terme, et chez les « tigres asiatiques » et en Chine à moyen terme (la demande de conserves et de plats préparés y augmente de 6 à 12% l’an). En tout cas, il ne faut plus se cantonner dans les fabrications à fort taux de matière première et de main d’œuvre tant que les écarts de coût du travail restent de 1 à 8 (entre l’UE et les l’Asie (ou même de 1 à 6 avec les PECO).

Parmi les stratégies gagnantes, Philippe Jaegy a explicité celles de Martinet (au Canada et au Brésil), de Bonduelle qui sait arrondir son sourcing à la grande Europe et contrer le maïs thailandais en ayant un pied sur place, ou de Borde, PME spécialiste du champignon sylvestre qui travaille des semi-produits importés. Stratégie du coucou, partenariats et souplesse du « jeu de jambe », autant de maîtres-mots en vigueur ici ou là (Fleury Michon, Stoëffler, …) mais sans doute pas assez au-delà…