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«Je ne crois pas que la financiarisation des marchés entraîne une plus grande volatilité exogène », déclare Jean Cordier, professeur à AgroCampus Ouest. La volatilité exogène, naturelle, est liée à la météo, aux chocs sanitaires...
La volatilité endogène est due à « une manipulation des marchés, à l’arrivée de nouveaux acteurs ». Compte tenu « du phénomène d’apprentissage » des acheteurs, notamment des éleveurs, la volatilité exogène ne devrait pas se développer plus qu’auparavant. Par contre, il prévoit « une co-intégration des marchés », induisant des hausses et des baisses simultanées par arbitrage des fonds d’investissement. « Cet aspect est fort intéressant à suivre car il est plein de potentiel. Cela va avoir un impact fort sur la production de grandes cultures et la gestion de la marge à l’hectare. De plus, il faut espérer la co-intégration des marchés de produits animaux avec les autres marchés de matières premières », explique-t-il.
Le but : éviter que l’effet de ciseaux subi par les éleveurs actuellement ne se renouvelle. Avec des prix de vente des produits animaux déconnectés du prix des intrants, notamment des matières premières, les éleveurs sont en faillite.
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