Le ministre de l’Agriculture a estimé le 17 septembre sur Europe 1 que la situation était « très grave » aux Antilles. Il a expliqué que cette situation était imputable à une gestion du passé ayant « des conséquences sanitaires aujourd’hui », notamment sur la « qualité des terres ».
« Face à la gravité des propos du Pr Belpomme, il est urgent que les pouvoirs publics saisissent les comités d’experts compétents pour se prononcer sur la validité scientifique de son rapport », a demandé l’Union des producteurs de bananes de Guadeloupe et Martinique le 17 septembre, « Il ne faut pas que l’omerta française étouffe cette affaire-là », a déclaré le 18 septembre Victorin Lurel, secrétaire national du PS à l’Outre-mer, député et président du conseil régional de Guadeloupe, lors de la présentation du rapport Belpomme.
Jeanny Marc, députée de la Guadeloupe apparentée au groupe socialiste, radical, citoyen et Divers gauches (RSC), a réclamé que le gouvernement fasse du problème « une priorité nationale », afin que la vie économique « puisse continuer »
L’UIPP (Union des industries de protection des plantes) reprend le 19 septembre la position de l’INVS sur l’absence de lien entre les pesticides et certaines pathologies comme le cancer de la prostate. Selon l’UIPP, cette pathologie s’accroîtrait « depuis quelques années y compris en métropole, en raison du vieillissement de la population, corrélé à des dépistages plus nombreux et systématiques ».
La Confédération paysanne a demandé le 19 septembre la mise en place d’une « veille sanitaire » et d’un « soutien financier » pour compenser les pertes des agriculteurs.
Le groupe socialiste au Sénat a annoncé le même jour avoir « demandé et obtenu » l’audition de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot devant la commission des Affaires sociales sur les conséquences de l’utilisation des pesticides dans les départements ultramarins.
La date n’est pas fixée.