Le président français Nicolas Sarkozy, à l’ouverture du sommet Asie-Europe (Asem) à Pékin, le 24 octobre, a exhorté les pays asiatiques à participer à la lutte contre le réchauffement climatique, estimant qu’elle n’était pas « contraire à l’aspiration de la croissance ». « L’Europe, avant la fin de l’année, prendra des décisions extrêmement ambitieuses. L’Europe ne vient pas dire à l’Asie : faites des efforts. L’Europe vient dire à l’Asie : nous nous appliquons à nous-mêmes des règles encore plus exigeantes que celles que nous vous demandons », a-t-il affirmé devant les chefs d’État et de gouvernement des 43 pays qui participent au sommet. L’Union européenne doit adopter en décembre un plan ambitieux visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de ses 27 membres de 20 % d’ici 2020, à porter à 20 % la part des énergies renouvelables et à faire 20 % d’économies d’énergie. Ce plan est toutefois fortement contesté par l’Italie et les pays d’Europe de l’Est, notamment la Pologne.
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