Alors que les pays asiatiques tentent de protéger leurs populations de la flambée des cours du riz, une équipe chinoise de l’université agricole de Huazhong à Wuhan est parvenue à déterminer le gène ayant une influence sur le rendement de la plante, sa taille et sa période de floraison. C’est ce qu’affirme une étude publiée dans la revue Nature Genetics. Jusqu’à présent, les recherches avaient seulement pu indiquer la zone où devait se trouver le ou les gènes impliqués, sur le chromosome 7. Les plants de riz auxquels manque ce gène – Ghd7 – sont plus courts que les autres, portent moins de grains par groupe de fleurs et fleurissent plus tôt, ont-ils constaté. En restaurant l’expression de ce gène, les scientifiques ont pu doubler la période de floraison et augmenter la taille de 67%. La mise en évidence que le rendement du riz dépend d’un seul gène, au lieu de plusieurs comme on pensait auparavant, a « des implications fondamentales » pour l’augmentation de la productivité de la plante, qui pourrait être améliorée par sélection ou transformations génétiques, soulignent les auteurs de l’étude.
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