Le 9 avril, la France, l’Union européenne et le Maroc ont lancé deux dispositifs de « migration circulaire » visant à encadrer davantage les flux de travailleurs saisonniers, apprend-on sur le site de l’ambassade de France au Maroc. Baptisé THAMM +, le volet français « crée des parcours structurés dans les secteurs de l’agriculture et de l’hôtellerie-restauration ». Selon Le Monde (article payant), ce programme « doit permettre à quelque 500 Marocains de décrocher un contrat pour travailler comme saisonniers dans le secteur agricole et l’hôtellerie-restauration à travers l’Hexagone ». La condition pour y participer : retourner au pays une fois le contrat terminé (d’où le terme de « migration circulaire »). « Sur le long terme, il y a une volonté de mieux encadrer et mieux contrôler les flux qui existent déjà », a précisé l’ambassadeur français Christophe Lecourtier, cité par le quotidien vespéral. Le programme est financé à hauteur de 4 M€ par l’UE, l’Agence française de développement et le ministère des Affaires étrangères, précise Le Monde. D’après l’OFII, le nombre de travailleurs marocains en France a fortement augmenté entre 2020 et 2024, passant de 9 000 à 16 000 ; dans le même temps, le taux de retour dans leur pays d’origine a reculé, passant de 93 % à 80 %.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Œufs alternatifs : le Canada à la traîne derrière les États-Unis
L’organisation animaliste internationale Mercy for Animals constate que le Canada stagne à 21 % de sa production…
Loup : contre l’exécutif, le Sénat assouplit à nouveau les règles de gestion
À l’occasion de l’examen du projet de loi d’urgence agricole le 2 juillet, les sénateurs ont assoupli à nouveau le…
Porc : les Pays-Bas ont exporté 21 % de porcelets en moins au premier semestre
Les exportations néerlandaises de porcelets, concentrées sur l’Espagne et l’Allemagne, ont reculé de 21 % au premier…