La vache égérie du prochain Salon de l’agriculture (Sia), du 27 février au 7 mars 2027 à Paris, sera une ferrandaise, ont annoncé ses organisateurs dans un communiqué le 17 juin. Un choix hautement symbolique : alors que cette race auvergnate à petit effectif a failli disparaître, la ferrandaise « signera le retour des bovins au Sia », espèrent-ils, après une édition 2026 marquée par l’absence des bovins. Alors qu’on comptait 140 000 ferrandaises au début du 20e siècle, « la spécialisation et la mécanisation de l’agriculture dans les années 1960 auraient pu lui être fatales », retrace le Sia. Délaissée en raison de sa rusticité et de sa polyvalence (mixité lait/viande), elle a frôlé l’extinction, avec « moins de 200 femelles recensées à la fin des années 70 ». Comme le rappelle Alain Guéringer, président de l’association de sauvegarde de la race, « il faut savoir qu’il n’y a jamais eu de travail de sélection sur la race ferrandaise, pour améliorer son potentiel de production ». En 1978, des éleveurs créent l’Association de sauvegarde de la race bovine ferrandaise. Après quoi un plan de sauvegarde – « soutenu notamment par l’Institut de l’élevage » – permet de la relancer : en 2025, on compte 4 000 femelles ferrandaises et 750 éleveurs (dont « 150 environ en élevages exclusifs »).
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