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Santé animale : quinze départements n’ont pas de laboratoire agréé pour les analyses

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Avec quinze départements dépourvus de laboratoires d’analyses en santé animale en France métropolitaine, « le maillage territorial des laboratoires officiels a été fragilisé », lit-on dans une étude du Centre d’études et de prospective (CEP, ministère de l’Agriculture) publiée le 5 juin. On y retrouve la quasi-totalité du bassin parisien, pauvre en élevage, mais aussi d’autres départements dotés d’un cheptel non négligeable (Marne, Lot-et-Garonne, Yonne, Loiret, Oise, Ardèche). Ce déficit de laboratoires – un sujet à l’ordre des Assises du sanitaire – résulte de « fermetures de sites ou de regroupements », indique cette note consacrée à la mise en œuvre de la loi européenne de santé animale (règlement 2016/429). Ses auteurs, issus de l’ENVT (École nationale vétérinaire de Toulouse), ajoutent que les structures toujours en activité « considèrent subir une « perte d’agents de laboratoire compétents », affaiblissant leur capacité à répondre aux besoins d’analyses qui augmentent ». Ces difficultés sont « de nature à compromettre la mise en place du nouveau dispositif d’alerte rapide souhaité par la LSA » (loi de santé animale). Depuis fin 2023, un décret a posé « un cadre aux obligations de service public des laboratoires vétérinaires, en mettant notamment en place un conventionnement avec l’État et une compensation financière », rappelle la note.

« Les dépenses liées à la formation et au maintien des compétences du personnel des laboratoires d’analyses sont souvent négligées », ajoutent encore les auteurs. Plus largement, ils invitent à « relativiser » le « désengagement » de l’État après la mise en œuvre de la loi de santé animale. « La LSA ne vient que peu diminuer le champ d’intervention de l’État en matière de gestion sanitaire », et elle « n’affecte pas significativement le coût global de la gestion sanitaire des maladies réglementées ».

YG

Dépenses de personnel et de formation « souvent négligées »