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RÉSULTATS/OLÉAGINEUX Sofiprotéol réalise son meilleur résultat depuis trois ans

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Sofiprotéol, l'opérateur des huiles et protéines contrôlé par les agriculteurs aura réalisé en 2013 « son meilleur résultat depuis trois ans », a affirmé son directeur général, Jean-Philippe Puig, le 12 février lors d'une conférence de presse. Malgré un chiffre d'affaires en baisse, de 7,3 milliards d'euros en 2012 à 7 milliards en 2013, le résultat net part du groupe en cours de consolidation se situera au-dessus des 34 millions d'euros de 2011, a-t-il affirmé. Ce résultat se situait à 28 millions en 2012 mais à 54 millions en 2010. L'année 2013 a pâti principalement d'un ralentissement général de la consommation et d'une baisse des prix des huiles végétales conjuguée à une hausse des coûts d'achat des graines oléagineuses. Le groupe s'est délesté d'une partie de ses capacités de production de biodiésel afin de mieux coller au potentiel, moins important que prévu à l'origine, du marché européen. Il a cédé des unités de production en Allemagne, Autriche et Italie.

CONSOLIDATION DANS L'AGROALIMENTAIRE

La plupart des branches de l'agroalimentaire (Lesieur, Lesieur Cristal...) ont été consolidées par l'innovation dans un contexte difficile du fait du ralentissement de la consommation. Lesieur a connu une baisse de 2,5% de ses volumes vendus à 290 millions de tonnes pour un CA de 697 millions d'euros. Au Maroc, Lesieur Cristal a commencé à exporter vers les pays environnants. La situation des œufs Matines a été difficile en raison d'une difficulté à répercuter les hausses de coûts, notamment d'aliments des volailles, auprès de la grande distribution. Mais dans cette branche, Sanders (aliments du bétail, 1Md d'euros de CA) a consolidé sa position grâce à des accords de commercialisation avec des structures coopératives et locales. Jean-Philippe Puig a démenti l'objectif de monter à 100% du capital de Matines en 2014 contre 60% aujourd'hui. La branche volailles et œufs a réalisé un CA de 707 millions d'euros. Enfin, en santé animale, (CA : 151 millions d'euros), le groupe a cédé sa filiale Sogeval au groupe Ceva avec lequel un accord de commercialisation a été signé. Une option est ouverte pour permettre à Sofiprotéol d'entrer dans le capital de Ceva. Concernant le poulet export, activité dans laquelle le groupe n'est pas présent mais qu'il observe de près, le patron de la branche animale Eric Philippe estime que le modèle économique pérenne « n'a pas encore été trouvé », au-delà de 2014, année pour laquelle une subvention de 15 millions d'euros permet de compenser les écarts de compétitivité avec les pays concurrents comme le Brésil. « Le potentiel de l'aviculture française, pour ses produits standards, se trouve en Europe », affirme-t-il.