Les progressions « historiques » de l’activité et des marges de Pernod Ricard au premier semestre de son exercice 2007-2008 conduisent le groupe à réviser à la hausse ses perspectives pour l’ensemble de l’année, dont le résultat augmenterait d’ « au moins 12 % », a annoncé le groupe.
Pernod Ricard a enregistré au premier semestre de l’exercice 2007-2008 clos le 30 juin une progression de son activité, à 3,7 milliards d’euros, et de ses marges qui l’ont conduit à relever de nouveau son objectif de croissance du résultat opérationnel courant annuel.
Le n°2 mondial des vins et spiritueux a enregistré sur la première partie de l’exercice « une progression historique de son activité » (+10,1 % hors effet devises et périmètre) et « une accélération de la croissance de ses marges » (26,7 % contre 25,3 % il y a un an) malgré une parité euro-dollar très défavorable. Le groupe explique que ces performances tiennent au succès de ses 15 marques stratégiques, notamment sur les marchés émergents, mais aussi au dynamisme de l’activité sur les marchés matures.
« La croissance de nos profits a été telle que nous avons fait le choix d’accélérer la hausse de nos investissements publi-promotionnels, renforçant ainsi encore nos perspectives de croissance », commente Patrick Ricard, le P-dg du groupe. Les investissements publi-promotionnels – qui ont atteint 623 millions sur le semestre, soit une croissance interne de 14,8% – ont été concentrés sur les marques premium et les pays émergents.
« Ceci nous permet de revoir à nouveau à la hausse nos objectifs pour l’exercice 2007/2008, et de viser à présent une croissance du résultat opérationnel courant d’au minimum +12 %, à données comparables (change et périmètre) », a souligné le Patrick Ricard. Jusqu’à présent le groupe tablait sur une hausse de ce résultat «autour de 12 % ».
L’effet dollar pénalise les résultats aux USA
Pierre Pringuet, le directeur général de Pernod Ricard, a précisé que le Top 15 de ses marques stratégiques a connu une croissance de 13 % sur le semestre et généré plus de 70 % de la croissance interne. Les marques premium représentent plus du tiers de l’activité désormais et sont à l’origine de plus de la moitié de la croissance interne. Le groupe enregistre une accélération dans les pays émergents (+25 %) qui génèrent plus des deux tiers de la croissance interne (Chine +31 %, Inde +49 %, Russie +51 %). Le ralentissement de la croissance aux Etats-Unis n’a pas empêché le développement de ses marques dynamiques, comme Chivas, Jameson, Glenlivet, Malibu ainsi que de ses vins, qui continuent de se développer rapidement. L’effet devise y a néanmoins diminué le résultat opérationnel de 5 % à 265 M EUR. L’Europe « ne se porte pas si mal», et l’Asie « ne s’est jamais aussi bien comportée », a résumé Pierre Pringuet. En France, l’activité a progressé de 8 % à 396 M EUR, et le résultat opérationnel courant de 12 % grâce à la très forte croissance de Mumm, de toutes les marques de whisky et même de Ricard.
Au total, au premier semestre, le résultat opérationnel courant (ROC) du groupe s’est chiffré à 966 millions d’euros (+15,3% en croissance interne). Le taux de marge opérationnelle s’est élevé à 26%, en amélioration de 140 points de base par rapport à l’exercice précédent à change constant. Toutes les régions ont connu une croissance interne à deux chiffres de leur résultat opérationnel courant (ROC), les pays émergents d’Europe, d’Asie et d’Amérique latine étant les principaux contributeurs à la croissance du ROC.
Le bénéfice net part du groupe s’est établi à 588 millions d’euros, soit une hausse de 17,7%. La dette nette du groupe au 31 décembre 2007 ressort à 6,6 milliards d’euros, stable par rapport au 30 juin 2007 (6,5 milliards d’euros).