La commission des Affaires sociales de l'Assemblée a rejeté le 21 novembre l'amendement adopté la semaine précédente par les Sénateurs et popularisé sous le nom de « taxe Nutella ». Ce projet législatif du nom de la célèbre marque de pâte à tartiner se proposait de créer une taxe additionnelle de 300 euros la tonne à la taxe sur les huiles de palme, de palmiste et de coprah, destinées à l'alimentation humaine. Pour des raisons hautement estimables de protection de la nature et des forêts d’Asie et de défense de la santé des enfants. Une prise en considération de la santé des Français qui avait tout autant mobilisé les mêmes sénateurs en instaurant une forte augmentation des taxes sur la bière. Une mesure destinée à lutter contre l’alcoolisme. Ces deux projets curieusement étaient inclus dans le cadre plus vaste de la loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2013. Ce qui avait fait dire à certains politiques, dont la ministre de la Santé elle-même, que les grands sujets de santé devaient sans doute faire l’objet d’un débat idoine et non pas purement budgétaire. Une remarque qui semble marquée au coin du bon sens, ce que n’ont pas manqué de souligner les industriels. Opinion que partagent les Danois en faisant machine arrière sur une taxe frappant les graisses, ayant constaté sa totale inefficacité dans la lutte contre l’obésité. La surconsommation de graisses, sucres, sels ou alcool n’a jamais, que l’on sache, été endiguée efficacement par des taxes mais doit être davantage combattue par une éducation des citoyens. Il est aussi pour le moins curieux que de vouloir imposer de nouvelles taxes aux industries alimentaires quand, dans le même temps, tout le monde fait assaut de bonnes intentions pour chercher à trouver des solutions pour l’aider à affronter la hausse des cours des matières premières et la contraction du pouvoir d’achat des Français.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.