À l’occasion d’un point presse le 21 avril, la coopérative bretonne Solarenn a indiqué avoir commercialisé près de 22 000 tonnes de tomates pour un chiffre d’affaires de 55 millions d’euros (M€) en 2025, contre 53 M€ en 2024. À cela s’ajoutent 150 tonnes de fraises, 25 000 mini-pastèques et 5 tonnes de courgettes (légume lancée en 2025). Une performance assurée malgré une saison marquée par une forte pression sanitaire avec plusieurs ravageurs et la présence du virus ToBRFV, entamant les rendements. « Sur une même saison, nous avons eu la chance d’avoir un marché au beau fixe pour notre gamme " gourmande " (côtelées, NDLR) une bonne partie de la saison, un marché plutôt morose pour la gamme des tomates cerises avec quelques timides éclaircies durant l’été, et un marché moyen pour la gamme classique (grappe) », résume Ronan Collet, président de Solarenn, à Agra Presse.
La coopérative a multiplié les promotions face à la concurrence accrue, du Maroc entre autres, notamment sur les tomates cerises. Les trois gammes représentent un tiers des surfaces chacune, même si les rendements diffèrent. Un équilibre que la coopérative désire conserver : « Certes, on voit l’évolution des producteurs vers moins de tomates grappe et plus de petits fruits et de tomates côtelées, plébiscitées par le consommateur. Nous essayons de maintenir le mix, car un acheteur désire souvent toute la gamme de la part d’un seul fournisseur. Pour la coopérative, c’est un défi annuel entre demande du client et souhait du producteur. » Elle a aussi participé à l’opération « Tomates Souveraines » pour soutenir la production nationale : elle a commercialisé 800 000 barquettes de 250 g floquées en tricolore. « Les volumes vendus n’ont pas toujours atteint les objectifs. C’était une première, il faut donc rester patient », indique Ronan Collet.
PG