La Commission européenne espère toujours que sa proposition sur le bien-être des animaux pendant leur transport, présentée fin 2023, pourra aboutir. Pourtant, les discussions sur ce texte sont au ralenti, si ce n’est point mort, depuis des mois que ce soit au Conseil ou au Parlement européen. Pour tenter de faire valoir le bien-fondé du projet, Bruxelles a publié, le 5 juin, une étude vantant les mérites du système numérique de suivi en temps réel des conditions de transport des animaux. L’étude propose de rendre obligatoire l’utilisation de la plateforme TRACES, déjà employée pour les certificats sanitaires, en intégrant des règles de validation automatique de la conformité, comme le calcul des espaces requis ou la vérification des températures à partir de données météorologiques. La plateforme assurerait également l’interopérabilité avec les systèmes nationaux, afin d’éviter les doublons et de permettre une vérification instantanée des certificats. De plus, une géolocalisation intelligente permettrait de détecter automatiquement les entrées et sorties de zones clés (lieu de départ, postes de contrôle, destination). Un service intermédiaire filtrerait les données GPS pour ne transmettre à TRACES que les événements pertinents de conformité. Deux options sont envisagées : soit une application mobile gratuite destinée aux petits opérateurs, soit une intégration aux systèmes de gestion de flotte existants pour les grandes entreprises.
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