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UE/Mexique : Strasbourg entérine la modernisation de l’accord

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Le Parlement européen finalise l'accord avec le Mexique Crédits : © European Union

La modernisation de l’accord avec le Mexique a été très largement validée par le Parlement européen, les députés saluant notamment des secteurs agroalimentaires complémentaires. De son côté, le Copa-Cogeca espère que les opportunités promises se matérialiseront.

Les eurodéputés, réunis le 8 juillet en séance plénière à Strasbourg, ont très largement donné leur approbation à l’accord global modernisé UE-Mexique (par 479 voix contre 119 et 65 abstentions) que la Commission européenne a signé en mai et dont les grandes lignes avaient été convenues en 2020. Comme prévu après le feu vert de la commission du Commerce international (Cominta) le 6 juillet, la plénière a également validé (par 474 voix contre 131 et 60 abstentions) l’accord commercial intérimaire. Celui-ci permettra donc d’appliquer plus rapidement le volet commercial, qui relève de la compétence exclusive de l’UE, le temps que le traité global soit complètement ratifié par les États membres.

Lire aussi : UE/Mexique : les eurodéputés donnent leur feu vert à l’accord global modernisé

La conclusion rapide de cette procédure a notamment été facilitée par le fait que le Mexique est un pays importateur net de denrées agroalimentaires. « Les secteurs agricoles et de l’élevage du Mexique et de l’UE sont complémentaires, donc il y a des filières européennes qui pourront tirer d’importants bénéfices de l’accord », s’est d’ailleurs félicité le rapporteur de la Cominta, l’Espagnol Borja Gimenez Larraz (PPE, droite), à l’issue du vote.

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L’UE va, en effet, bénéficier d’un accès privilégié pour le fromage et les produits laitiers, avec, par exemple, un contingent tarifaire à droit nul de 20 000 t pour les fromages affinés, de 5 000 t pour les fromages frais, 50 000 t pour la poudre de lait écrémé, 13 000 t pour les préparations laitières et 2 500 t pour le beurre. La viande porcine sera, elle, entièrement libéralisée à l’exception d’un contingent tarifaire de 10 000 t pour les longes. Même chose pour la volaille à l’exception d’un contingent de 20 000 t pour les cuisses de poulet. Un contingent de 30 000 t est prévu pour le bœuf. Les exportations de pommes, pêches en conserve et œufs seront progressivement entièrement libéralisées. Et à cela s’ajoute la protection de 232 spiritueux et de 336 indications géographiques européennes supplémentaires.

Plus prudentes, les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) appellent à une application efficace des dispositions mais également d’un « suivi attentif de ses effets sur les secteurs agricoles sensibles ». Le Copa-Cogeca cite notamment le contingent tarifaire de 35 000 tonnes accordé aux miels mexicains, qui nécessitera une vigilance accrue en raison de l’accumulation des concessions dans le secteur. « Le succès de cet accord se mesurera en définitive non seulement aux opportunités qu’il créera, mais aussi à sa capacité à garantir un accès réel aux marchés, une concurrence équitable, une application effective des règles et une confiance durable de la part des agriculteurs européens et des coopératives agricoles », concluent-elles.