Dans un courrier du 18 octobre adressé au ministre de l’Agriculture, cinq organisations professionnelles agricoles et vétérinaires (1) plaident pour « une juste rémunération des vétérinaires sanitaires en temps de crise sanitaire comme en temps de paix sanitaire ». Les vétérinaires sanitaires sont des vétérinaires du secteur privé mandatés par l’État pour réaliser des actes obligatoires (vaccins, prélèvements…) dans le cadre d’un partenariat public-privé. « L’amélioration de l’état sanitaire des troupeaux induit de facto une diminution fondée techniquement et légitime des actes liés à l’habilitation sanitaire. Aussi, le modèle de rémunération des vétérinaires basé sur les actes réalisés dans le cadre de l’habilitation sanitaire nécessite une évolution pour en tenir compte », expliquent les signataires de la lettre, rendue publique par l’Ordre national des vétérinaires. Ils insistent sur la nécessité de préserver « les capacités d’intervention du réseau des vétérinaires sanitaires sur tout le territoire national ». À cette fin, ils demandent à l’État d’engager un travail pour « créer un modèle de rémunération du vétérinaire sanitaire décorrélé de l’acte, sous couvert d’un modèle financier partagé par les éleveurs, les vétérinaires et l’État, qui reste à définir selon les espèces animales ». En outre, les professionnels plaident pour une contractualisation État-vétérinaire-éleveur sur les prophylaxies « historiques », les PSICs (programmes sanitaires d’intérêt collectif) et les maladies réglementées.
Une contractualisation État-vétérinaire-éleveur
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