A peine l'offre de rachat de Kraft Heinz refusée, Unilever a annoncé le 22 février étudier différentes options stratégiques visant à donner de la valeur à ses actionnaires. "Les évènements de la semaine dernière ont mis en évidence la nécessité de dégager rapidement de la valeur" au profit des actionnaires du groupe, a expliqué dans un communiqué la direction d'Unilever, ajoutant que l'examen devrait être "achevé début avril". "Ils ont compris qu'ils doivent agir rapidement ", assure à l'AFP Joost van Beek, de la banque d'affaires Theodoor Gilissen : "Sinon, cela sera probablement plus facile pour Kraft Heinz de revenir à la table des négociations". Selon la législation britannique, Kraft Heinz ne peut émettre une nouvelle offre avant six mois. Plusieurs alternatives s'offrent au groupe anglo-néerlandais selon les analystes qui évoquent ainsi un plan de réductions de coûts accéléré ou encore un rachat d'actions. Le groupe pourrait également vendre "certaines activités classées comme non-essentielles ou qui ne rapportent pas assez d'argent", ajoute Joost van Beek, évoquant notamment la vente de l'activité margarine confronté à de fortes contractions du marché. Une autre possibilité serait une scission des activités agroalimentaire et des produits d'hygiène. Un schéma plusieurs fois évoqué par des actionnaires mécontents, compte tenu du peu de synergies entre ces deux divisions. Des rumeurs que le groupe n'a pas souhaité commenter.
En revanche, Unilever a révisé à la hausse ses objectifs pour 2017. Il table désormais sur une hausse de 40 à 80 points de base de sa marge opérationnelle.