L’Élysée a assuré les milieux viticoles français de sa « détermination » à œuvrer pour la prorogation du régime de régulation des plantations de vignes de 2030 à 2050, dans un courrier du 10 juillet, en réponse à la lettre ouverte de la sénateur Françoise Férat (Marne, Union centriste), cosignée par 57 parlementaires en juin dernier.
Sachant que la commission de l’agriculture du Parlement européen a adopté le principe de cette prorogation, « il convient dès à présent de réunir une majorité d’États membres autour de cette ambition, dans l’intérêt de l’économie viticole de notre pays et de l’UE », affirme le directeur du cabinet du président de la République. Ne doutez pas de la détermination du président de la République et du gouvernement à agir en ce sens », souligne-t-il. À l’appui de son argumentation, il rappelle que le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a exposé la position du gouvernement lors de la séance de questions du 11 juin à l’Assemblée nationale : le gouvernement « est pleinement engagé » pour la prorogation de 2030 à 2050 du système d’autorisations de plantations.
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En l’absence d’une prorogation du système, la régulation des surfaces de vignes s’arrêterait fin 2029 et il serait possible de planter de la vigne n’importe où, par exemple dans des plaines céréalières pour obtenir le rendement de vin maximal à l’hectare. La régulation contient l’augmentation de la surface du vignoble de chaque État membre dans un maximum de 1 % par an. Dans leur lettre ouverte, les 58 parlementaires évoquaient les conséquences économiques que ne manquerait pas d’entraîner une dérégulation des plantations de vignes : surproduction, chute des revenus des vignerons, disparition de nombreuses exploitations familiales, standardisation, affaiblissement de la qualité des vins et perte de réputation, industrialisation et concentration des exploitations viticoles.
« Il convient dès à présent de réunir une majorité d’États-membres »