La FDSEA et les JA du Var épinglent, dans un communiqué le 16 juin, un « vin de France sous une étiquette prestigieuse », estimant que cette pratique sème la « confusion auprès des consommateurs » et « déstabilise les marchés locaux ». Dans leur viseur, une fontaine à vin Roseline vendue en GMS à 29,95 € les 5 litres. Les deux syndicats disent avoir eu le 8 juin un échange « franc et constructif » avec Aurélie Bertin, la propriétaire du Château Sainte Roseline (cru classé côtes-de-provence). « Près de 6 % des volumes de vins AOP demeurent invendus et des volumes significatifs d’IGP restent disponibles dans nos caves et exploitations », selon le communiqué. « Pourquoi aller chercher des vins à bas coût hors de nos bassins de production alors que notre territoire dispose de volumes disponibles et de vins reconnus pour leur qualité ? », s’interrogent la FDSEA et les JA du Var. Lors de la rencontre avec Aurélie Bertin, les organisations ont souligné leur demande auprès des négociants et metteurs en marché : « Organiser, en amont des vendanges, des rencontres avec les producteurs afin de construire ensemble une véritable stratégie de segmentation des marchés et de planification des achats ». Et d’appeler via leur communiqué à « retrouver une vision collective » au sein de la filière viticole varoise.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Irrigation : un scénario de l’Inrae explore l’agroécologie « marquetée » dans les Hautes-Pyrénées
Le projet de recherche TAI-OC, cofinancé par l’Inrae, a élaboré un scénario prospectif, avec les acteurs d’un territoire…
Des AOP laitières autorisées à adapter l’alimentation des animaux
Le gouvernement a autorisé un assouplissement temporaire des règles de production des fromages AOP abondance, beaufort et…
Budget 2027 : Lecornu liste plusieurs mesures en faveur de l’agriculture
Dans une lettre ouverte aux agriculteurs publiée le 15 août, le Premier ministre Sébastien Lecornu évoque plusieurs…