L'appellation « côtes de Bordeaux », qui existe depuis 2009, a augmenté sa valorisation de 40 % en cinq ans, a indiqué Stéphane Héraud, président de l'Union des côtes de Bordeaux. Le tonneau (900 litres) de côtes de Bordeaux valait 1 000 euros fin 2009, il vaut 1 400 euros depuis fin 2014. Dans le même temps, l'appellation a doublé sa part à l'export, qui est passée de 11 % à 22 %. En outre, la part du vrac a diminué : elle était de 62% en 2009, elle est tombée à 47%, le reste étant vendu en bouteilles. Enfin, au détail, le prix du col de « côtes de Bordeaux » est passé de 3,5 euros à 4,07. À quoi tient ce dynamisme ? À une communication axée sur l'authenticité. « Nous aurions pu recourir à une agence de communication, mais ce n'est pas notre mode de fonctionnement. Nous faisons tout nous-mêmes en mettant en avant nos vignerons, humbles, mais fiers de transmettre leur savoir-faire », a souligné Patricia Zabalza, directrice. L'appellation est la résultante du regroupement de quatre appellations (blaye, cadillac, castillon, francs). Il fallait être compris clairement par les acheteurs allemands, américains, chinois, japonais, face à une concurrence soutenue des vins espagnols, italiens, chiliens, etc., a-t-elle expliqué. Deux nouvelles appellations s'intègreront aux côtes de Bordeaux dans les deux prochaines années, si l'INAO donne son accord : sainte-foy, puis saint-macaire, a annoncé Stéphane Héraud.
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