Les vignerons de l’AOC « Anjou Blanc » escomptent obtenir la reconnaissance des « premiers crus », a déclaré Patrick Baudouin, président de cette appellation, le 7 septembre lors d’un point presse. Depuis vingt ans que les viticulteurs de l’appellation avancent pas à pas dans cette démarche, ils estiment obtenir les premières reconnaissances en crus « d’ici environ un an ». Ils espèrent ainsi 5 à 10 reconnaissances en crus à partir de l’an prochain. Depuis vingt ans, ils changent progressivement leurs pratiques : au lieu de consacrer systématiquement leurs raisins de cépage « chenin » à la production de vin liquoreux, ils en consacrent une partie à la production de vins secs selon l’opportunité climatique. « On voit chez les vignerons une tendance à mieux respecter les millésimes et à ne pas s’acharner à produire de liquoreux. De même, ils recourent moins à la chaptalisation », explique Patrick Baudouin. Sur les 500 hectares de l’appellation, une centaine adhère à un cahier des charges d’élévation des critères : vendange manuelle, taux de chenin à 100% au lieu de 80%, pas de chaptalisation, diminution du rendement de 5 hectolitres par hectare, un an d’élevage au chais (au lieu de quelques mois seulement). Le chenin est un cépage propre à la région. Il couvre 9 000 hectares en France… et 18 000 ha en Afrique du Sud, avec aussi, là-bas, « la recherche de l’expression du terroir ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.