Le vignoble nantais a mis en place cet été un « nouveau plan professionnel », qui doit lui permettre d’ici 2006 de sortir de la crise et de faire face à la concurrence nationale et internationale, a-t-on appris le 30 août auprès du Comité interprofessionnel des vins de Nantes (CIVN). « L’objectif central est de maîtriser le volume de production du muscadet (classé en AOC) aux alentours de 630 000 hl (767 000 hl en volume agréé en 2002 et 672 000 en 2003, ndlr), ce qui consisterait à réduire le potentiel de production d’environ 2 000 ha », a précisé le CIVN. Pour le gros plant (vin délimité de qualité supérieure), le plan d’action prévoit de maintenir un « potentiel de production de qualité de 1 000 à 1 500 ha », selon la même source. Le CIVN veut favoriser la diminution des plants de moindre qualité en pratiquant l’arrachage. Le conseil général de la Loire-Atlantique le co-finance à hauteur de 2 360 euros/ha, qui s’ajoutent aux 6 300 euros bruxellois. Le Comité veut encore rendre les vins de Nantes mieux identifiables et « hiérarchiser les muscadets en trois niveaux d’appellations, comportant notamment les futurs crus communaux sélectionnés dans les plus beaux millésimes ». Des études sensorielles sont en cours pour mieux connaître les perceptions et attentes des consommateurs en France et à l’export (Grande-Bretagne, Etats-Unis et Japon). Les résultats de ces études doivent être connus d’ici janvier 2005. Les vendanges pour le muscadet devraient commencer à partir du 10 septembre, selon le CIVN.
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