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Viticulture : des chiffres à relativiser selon des experts

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En viticulture, le revenu progresse de 20% en appellation d’origine et de 51 % pour les autres productions.

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Là encore les résultats sont très variables selon les régions et parfois même étonnants. Alors que les viticulteurs du Languedoc-Roussillon se plaignent d’une reprise de la crise qui frappe la filière, leur revenu enregistre une poussée de 55 %. Dans l’Hérault c’est une progression de 248 % qui est estimée par Agreste. « Mais il faut bien savoir qu’ils sont partis de très bas, tempère Chantal Payet, du service de statistiques de la DRAF du Languedoc-Roussillon. Leurs revenus restent inférieurs de 60% à la moyenne nationale agricole ». La méthode de calcul prend en compte la production annuelle, le cours moyen du vin sur l’année, et déduit les charges. Cependant, en viticulture, une partie de la production peut être stockée en cave et donc rester invendue. Ce volume n’est pas pris en compte. « D’autre part, les niveaux de prix considérés sont ceux communiqués à Viniflhor par les vignerons au moment de la signature d’un contrat, précise Gregory Autin, responsable de l’Observatoire de la viticulture au conseil général de l’Hérault, mais quand six mois plus tard l’acheteur vient chercher son vin il n’est pas rare qu’il renégocie à la baisse le tarif ».