Le groupe Doux, premier groupe volailler européen va « évaluer » l’ensemble de ses 22 sites français en vue d’éventuelles fermetures pour « sauver sa compétitivité », a indiqué le 30 mai la direction du groupe qui a enregistré une perte de 35,3 millions d’euros en 2007, pour un chiffre d’affaires de 1,517 milliard, en hausse de 17 %. Une décision sur ces sites devrait être prise d’ici la fin 2008. « On peut penser que les sites produisant de la dinde, comme Locminé (Morbihan) ou Blancafort (Cher) seront touchés », a déclaré Michel Le Guellaud, délégué central CGT, rappellant que le groupe avait sévèrement pâti de la crise de la grippe aviaire en 2006. Un représentant de la direction a réaffirmé par ailleurs que le groupe cherchait toujours à s’adosser à un partenaire pour soutenir sa croissance. Doux a souffert en 2007 de l’augmentation des prix des céréales et du soja, de la dépréciation du dollar et du real brésilien, mais « attend un retour à la rentabilité dès le premier semestre 2008 », a assuré la même source.
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