Oléagineux : Saipol lance une nouvelle gamme d’huiles « durables »
Dans un communiqué du 26 août, Saipol (groupe Avril), le plus important triturateur français de graines oléagineuses, a annoncé le lancement d’une nouvelle gamme d’huiles végétales raffinées de colza et de tournesol à destination de l’alimentation humaine, produites à partir de graines cultivées selon des pratiques agricoles durables. La gamme en question émane du programme « Empreinte by Saipol ». Il s’agit en réalité d’un élargissement d’une démarche déjà existante, qui s’appliquait à la filière biocarburant : le projet Oleoze (pour oléagineux et zéro émission), lancé en 2020. En plus de « réduire les émissions de gaz à effet de serre, de préserver la biodiversité, les sols et les ressources en eau », la nouvelle gamme d’huiles promet de rémunérer les producteurs de graines de colza et de tournesol adoptant des pratiques durables. Néanmoins, le niveau de rémunération n’a pas été divulgué, et dépendra « de la demande des clients de l’industrie agroalimentaire, qui ont divers besoins en termes de qualité et de performance RSE », a expliqué le service communication de Saipol.
Biodiesel : l’OMC épingle partiellement les mesures de l’UE sur les importations d’Indonésie
Le différend entre l’UE et l’Indonésie au sujet des mesures compensatoires de Bruxelles sur les importations de biodiesel a en partie trouvé son dénouement. Dans un rapport de panel distribué le 22 août, le groupe spécial de l’organe de règlement des différends de l’OMC (ORD) a donné partiellement raison à l’Indonésie, invitant l’UE à mettre ses mesures en conformité avec l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires. Depuis 2019, l’UE impose en effet des droits compensateurs, allant de 8 % à 18 % selon les entreprises, sur les importations de biodiesel en provenance d’Indonésie. Les arbitres de l’ORD ont notamment estimé que l’UE n’avait pas procédé à un examen objectif, fondé sur des éléments de preuve positifs, prouvant que les importations accusées d’être subventionnées menaçaient réellement la production européenne. Toutefois, l’OMC ne remet pas en cause l’analyse de l’UE selon laquelle les pouvoirs publics indonésiens accordent une subvention passible de mesures compensatoires aux producteurs. Le rapport de panel doit être adopté dans un délai de 20 à 60 jours, à moins qu’une des parties ne fasse appel.
Brasserie : Lesaffre investit dans une nouvelle ligne de production de levure
Selon un communiqué du 26 août, le groupe nordiste Lesaffre, basé à Marcq-en-Barœul, a annoncé un investissement dans une nouvelle ligne de production et de conditionnement de levure « ultramoderne, dédiée aux boissons fermentées », sur son site de production à Gand (Belgique). Le montant de l’investissement n’a pas été communiqué, pas plus que les objectifs de production en termes de volumes. L’ambition du projet est de mieux répondre aux besoins des clients de la brasserie en matière de qualité, explique Lesaffre dans son communiqué. « De nouvelles spécifications de pureté microbiologique seront annoncées prochainement », prévient l’industriel. En plus d’élargir la gamme des emballages de levure proposés aux clients, l’investissement permettra « de renforcer les contrôles de qualité grâce à un système de caméras intelligentes et des outils adaptés ». Un système de stockage automatisé a par ailleurs été mis en place pour renforcer les contrôles et « améliorer la flexibilité du marquage ». Pour rappel, Lesaffre est implanté partout dans le monde. Il compte 11 000 collaborateurs, et dégage un chiffre d’affaires annuel de 3 milliards d’euros.
Fruits : Seminis se diversifie en pastèques pour le marché français
La société semencière Seminis (groupe Bayer) a annoncé le 10 août le lancement d’une nouvelle variété de pastèque micro-pépins sous le nom de Polinesia pour la saison prochaine. Elle était jusque-là en test sous le numéro SVWT3052 (type Jubilée). Cette pastèque pesant entre 1,5 kg et 2,5 kg se distingue par « la rusticité de sa plante face aux maladies et par sa présentation homogène », indique le semencier. Une autre variété est en essai, encore sous numéro, non disponible à la vente : SVWT4119 (type Sugarbaby). Elle se fait remarquer par son cycle court et ses qualités gustatives. Le semencier annonce d’autres développements en courges butternuts pour le marché français et poursuit sa stratégie en melon, avec des essais cet été dans le Sud-Est et dans le Grand Ouest (citons les deux variétés encore en test non disponibles à la vente SVMC4787 et SVMC2001). L’entreprise confirme aussi l’intérêt du melon Acapella, avec une première année de commercialisation de cette variété à cycle long pour les chenilles, qui apporte de la « stabilité au producteur » en produisant de « beaux fruits », étant moins sensible aux variations météorologiques pouvant affecter la nouaison. (Florence Rabut)
Kiwis : vers une bonne rémunération pour les producteurs Zespri sur la saison 2025-2026
Le producteur de kiwis néo-zélandais Zespri a publié un premier bilan pour la saison 2025-2026, dans un communiqué de presse le 20 août. Celle-ci pourrait offrir une bonne valeur ajoutée aux producteurs selon l’entreprise. Les rendements à l’hectare dépendent cependant de la variété cultivée. Ainsi, le kiwi Sungold – qui fait l’objet de développement en Europe –, offre le meilleur retour au producteur (chiffre d’affaires) avec 152 109,60 €/ha, suivi par le Sungold bio (145 891,60 €) et le kiwi vert « traditionnel » (90 756 €). Rapportées au rendement par plateau, les prévisions soulignent une augmentation par rapport aux estimations de juin pour toutes les catégories (par exemple, 7,49 € - 8,18 € en août, contre 7,10 € - 7,96 € en juin pour le kiwi vert). Seules exceptions : SunGold et Sweet Green, qui restent dans les fourchettes de juin. « Il est encourageant de constater les bons résultats de l'Europe et de l'Amérique du Nord, l'Europe se démarquant particulièrement avec plus de deux millions de plateaux vendus chaque semaine au cours des 13 dernières semaines. Pour soutenir cette demande, des fruits supplémentaires ont été réaffectés à ces marchés depuis l'Asie, où la conjoncture économique locale a été plus difficile », analyse le p.-d.g. Jason Te Brake. Zespri vise un chiffre d'affaires de 4,5 milliards de dollars en 2025.
Semences : création d’une association professionnelle de la culture végétale in vitro
Dans un communiqué de presse du 26 aout, huit entreprises françaises de premier plan spécialisées dans la culture in vitro végétale annoncent la création de l’Association des laboratoires de culture in vitro végétale (ALCIV²). Selon elles, ces laboratoires, souvent intégrés à des structures de production plus larges, ne sont ni suffisamment identifiés ni compris dans les écosystèmes professionnels, réglementaires et de formation. « Nos techniques ne sont ni bien connues, ni bien prises en compte. Nos enjeux (contaminations, produits utilisés, environnement ultra-contrôlé) ne sont pas les mêmes que ceux de l’agriculture de plein champ », explique l’association sur sa page LinkedIn. ALCIV² entend donner de la visibilité aux métiers et aux spécificités de la culture in vitro végétale : reconnaissance par les filières de formation, collaboration scientifique sur ses problématiques, synergies entre membres… Les huit membres fondateurs sont : AWM Biotech (palmier dattier) ; Ernest Turc (ornement dont plantes à bulbes) ; HM.Clause (semences potagères) ; Invenio Solutions (fraisier, framboisier, châtaignier) ; Laboratoire angevin des plantes (ornement) ; Mercier Novatech (vigne) ; SN pépinières et roseraies Georges Delbard (fruitiers) ; Vilmorin-Mikado (semences potagères).
À nos abonnés : possible ralentissement des parutions en période estivale
En raison du ralentissement de l'actualité en période estivale, l'Agra Business pourra être diffusé à un rythme légèrement moins soutenu jusqu'à la fin du mois d'août. En vous remerciant de votre compréhension.