Agra Business | Silonet/Jarnias, Dirca, Siqo, Marks & Spencer, Microsoft

hero

Céréales : Silonet, spécialisé dans l’entretien de silo, rejoint le groupe Jarnias

Fondée en 2000, la société Silonet, spécialisée dans l’entretien et le nettoyage des silos, notamment de stockage de céréales, intègre le groupe Jarnias, leader français des travaux en hauteur et accès difficiles, d’après un communiqué du 20 mai. L’opération va permettre « au Groupe Jarnias d’élargir son champ de compétence en travaux sur cordes dans des domaines stratégiques tels que l’agroalimentaire », peut-on lire dans le communiqué. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Silonet, basée à Grands-Champs-des-Fontaines (44) et qui emploie une trentaine de techniciens, traite annuellement environ 5 000 silos, de tous types (béton, inox, métallique etc.) et de diverses contenances (céréales, aliments pour animaux, boulangerie, pâtisserie etc.). De son côté, le groupe Jarnias, créé il y a 30 ans et dont le siège social se trouve à Thyez (74), se targue d’avoir opéré des travaux sur la tour Eiffel, Notre Dame, le Panthéon, ainsi que diverses centrales nucléaires. Il compte environ 500 salariés aujourd’hui, contre une centaine il y a trois ans.

Coopératives : dynamique d’adhésion au Dirca (cadres dirigeants)

Les 17 et 18 mai, le mouvement des cadres dirigeants de la coopération agricole et agroalimentaire, Dirca, fêtait ses 80 ans à Angers. « Fin 2025, nous devrions rassembler près de 610 adhérents, dont 75 % de directeurs généraux, confie Julie Demay, la déléguée générale, interrogée par Agra Business. 30 % de nos adhérents ont rejoint le groupe depuis moins de deux ans. » Cette dynamique traduit le renouvellement engagé ces dernières années au sein des équipes dirigeantes des coopératives. « Les cadres dirigeants qui nous rejoignent viennent avant tout enrichir leur réseau et rencontrer leurs homologues en terrain neutre, sans concurrence, explique-t-elle. Car Dirca est un lieu d’échanges et de convivialité pour prendre du recul sur son métier et trouver, si besoin, des conseils individuels pour accompagner son évolution de carrière. » Parmi les thématiques qui séduisent : les responsabilités du directeur, la rémunération, le management ou encore l’application de l’IA dans les métiers agricoles. Le conseil national se compose de 30 membres : les présidents des 15 sections régionales et 15 volontaires. Christian Cordonnier, directeur général de Terre Atlantique (17), en est le président. Au total, près de 25 événements sont organisés chaque année. (Anne Gilet)

Siqo : augmentation des coûts de certification, la DGCCRF interpelée par l'Assemblée

Dans un récent courrier, le député socialiste Dominique Potier a demandé à Aurélie Trouvé, présidente de la commission des affaires économiques, que la DGCCRF soit saisie sur la question de la « hausse importante des coûts de certification » pesant sur les IG, IGP et AOP, rapporte le média Contexte. Cette demande va être relayée par la députée LFI, indique-t-elle à Agra presse. Objectif : savoir si cette hausse « est justifiée ou si elle relève d’un abus dans les pratiques commerciales de ces organismes certificateurs », selon le courrier de Dominique Potier. « Depuis la sortie du Covi-19, les frais de certification se sont envolés à cause du coût des salaires et des déplacements », atteste Hubert Dubien, président du Cnaol (AOP laitières). Avec de très grands écarts en fonction des ODG qui peuvent devoir payer de 5 à 300 €/tonne le coût de certification. Une situation très critique pour les petites AOP, notamment fermières, pour qui les frais sont plus élevés. « Nous avons eu une fin de non-recevoir de la part de la ministre de l’Agriculture pour une prise en charge de ces frais, donc nous recherchons des solutions alternatives », poursuit-il. Parmi les pistes explorées : une dématérialisation de certaines étapes de la certification pour faire baisser le coût facturé par les organismes certificateurs.

Distribution/Royaume-Uni : impact de la cyberattaque contre Marks & Spencer estimée à 300 M£

L’enseigne britannique Marks & Spencer (M&S) a estimé le 21 mai à 300 M£ l'impact de la cyberattaque dont elle est victime depuis plusieurs semaines, lors de la présentation de ses résultats. « Notre estimation actuelle avant mesures d’atténuation prévoit un impact d’environ 300 millions de livres sur le résultat d’opérationnel du groupe pour l’exercice 2025/26, qui sera réduit grâce à une gestion rigoureuse des coûts, aux assurances et à d'autres actions commerciales », selon un communiqué du distributeur. Les perturbations liées à l'attaque, qui ont notamment contraint l'entreprise à suspendre ses ventes en ligne ou le paiement sans contact, se poursuivront jusqu'en juillet, anticipe M&S. « Les ventes alimentaires ont été affectées par une disponibilité réduite des produits, bien que la situation s’améliore », selon le distributeur. L'enseigne avait révélé mi-mai que certaines données personnelles de ses clients avaient été dérobées dans le cadre de cette cyberattaque, qui a débuté mi-avril, mais pas les détails de paiement ou les mots de passe des comptes. Les distributeurs français sont également victime de ce type d’attaques. En 2024, plusieurs cyberattaques de grande ampleur ont touché des enseignes telles que Auchan, Picard ou Truffaut.

Nutrition : des promos plutôt mauvaises pour la santé, selon des associations

Sept associations, dont Foodwatch et le RAC, accusent les supermarchés de pousser les consommateurs à « acheter des aliments  », dans une étude le 21 mai. Elles ont étudié plus de 4 700 promotions alimentaires de Carrefour, Coopérative U, Leclerc, Intermarché et Lidl, entre février et mars. Résultat : « 66% des promotions concernent des produits trop gras, trop sucrés, trop salés » (boissons sucrées, charcuterie, gâteaux industriels…) et 40% « proposent d’acheter en lot ou ‘’2+1 offert’’ » des « produits à fortement limiter selon les recommandations santé ». En parallèle, « seules 12% des promotions portent sur des aliments sains » (fruits, légumes, légumineuses…). Les associations exigent que la grande distribution augmente « à 50% minimum la part de promotions pour des produits que le PNNS recommande de consommer davantage » (dont les fruits et légumes, légumes secs, céréales complètes, huiles de colza, de noix et d'olive) et la part des produits bio (hors ultra-transformation) « pour que ces derniers représentent au moins 10% de l’ensemble des produits en promotion ». Contacté par l’AFP, Les Mousquetaires (Intermarché) fait valoir que ses clients « bénéficient tous les week-ends de 10% de réduction » sur les fruits et légumes, et Carrefour « conteste point par point cette étude ».

Fruits et légumes/serres : 25 M€ « validés » pour la décarbonation (syndicat)

Légumes de France (syndicat de producteurs) se réjouit d’une « victoire » dans son magazine Direct Légumes, le 16 mai, alors que FranceAgriMer « a définitivement validé le fléchage de 25 M€ vers le guichet décarbonation des serres parmi les 100 M€ dédiés à la planification écologique sur le budget 2025 », le 15 mai en conseil d’administration. Contacté par Agra Presse, Interfel rappelle le contexte de coupes gouvernementales subies par les budgets de planification: « Sur les 100 M€, il en restait finalement 75 » dont 30 M€ pour les serres. Le fléchage récemment validé complète donc « les 5 M€ précédemment engagés par le ministère (MASA) auprès des agriculteurs qui ont déjà reçu la notification d’éligibilité de leurs projets », écrit Légumes de France, qui précise que le guichet décarbonation des serres est « le seul guichet pour lequel les engagements initiaux auront été respectés ». Pour rappel, comme le rapportait Agra Presse en mars, la filière fruits et légumes était inquiète et demandait au gouvernement d’honorer ses engagements. Elle pourra donc guetter les « annonces spécifiques pour soutenir les maraîchers et les agriculteurs utilisant des serres » que doit faire Annie Genevard le 22 mai, d’après son cabinet, lors d’une visite dans une ferme bio en Moselle. 

Météo : un modèle d'IA de Microsoft surpasse à son tour des prévisions traditionnelles

Un modèle d'intelligence artificielle (IA) de Microsoft a obtenu des prévisions météorologiques à 10 jours plus précises et à moindre coût que les modèles traditionnels des grandes agences internationales, selon des résultats publiés le 21 mai dans la revue Nature. Ces performances expérimentales sont une nouvelle percée dans l'ère ouverte en 2023 par le modèle d'IA Pangu-Weather de Huawei. En l'occurrence, le modèle d'apprentissage Aurora de Microsoft « surpasse les prévisions opérationnelles en matière de prévision de la qualité de l'air, des vagues océaniques, des trajectoires des cyclones tropicaux et des conditions météorologiques haute résolution, le tout à un coût de calcul » nettement inférieur, rapportent les chercheurs dans Nature. Il a dépassé dans 92 % des cas la qualité des prévisions mondiales, à 10 jours et sur une échelle d'environ 10 km2, établies par le modèle du Centre européen de prévisions météorologiques (ECMWF, en anglais). Ces performances, seulement testées sur des données passées, sont scrutées de près par les agences météo, dont plusieurs comme Météo-France développent leur propre modèle d'apprentissage IA en parallèle des modèles numériques traditionnels.

Vin: le vignoble européen est celui qui souffre le plus du réchauffement (étude)

Le vin européen est celui qui a jusqu’ici subi les pires impacts du réchauffement climatique, avec des températures accrues et un plus grand nombre de canicules, montre une étude internationale parue le 21 mai, même si toutes les régions viticoles souffrent. En croisant les données climatiques (à la floraison, à l’éclatement des bourgeons, avant les vendanges, etc) et les réactions selon les stades de croissance appliquées à plus de 500 cépages, les auteurs ont pu comparer les effets des dérèglements d’une région du monde à l’autre. Résultat: l’Europe a subi les bouleversements les plus massifs, avec des journées à plus de 35°C en «recrudescence significative» et les températures les plus élevées au moment du mûrissement, révèle l’analyse parue dans la revue américaine PLOS Climate. Par contraste, l’Amérique du Nord a connu des hausses plus modérées, dans ses températures moyennes comme extrêmes. L’Amérique du Sud montre des résultats similaires à la situation européenne en termes de températures moyennes, mais moins de chaleurs extrêmes, ajoute l’étude, qui a réuni climatologues, agronomes, écologues et experts de la génétique de la vigne, venus de France, Espagne, Etats-Unis et Canada.

Evènementiel: nés en Hauts-de-France, les Concerts à la ferme s'étendent à d'autres régions

Créé en 2023 en Hauts-de-France, l'évènement Concerts à la ferme s'ouvre cette année à de nouvelles régions, indiquent ses organisateurs dans un communiqué le 21 mai. Sous le «haut patronage» du Ceneca (salon de l'agriculture), vingt-cinq concerts sont prévus du 29 mai au 28 septembre dans les départements suivants : Dordogne, Somme, Oise, Savoie, Ile-de-France, Sâone-et-Loire, Haute-Normandie, et Eure-et-Loir. Objectif de l'évènement : «créer du lien au-delà de la musique, renouer le contact avec la nature, faire connaître différemment le monde agricole et les métiers du vivant…» Au programme : «Musique classique, jazz, comédie musicale, airs d’opéra, tango …»

Erratum sur Malteurop : un investissement de 14 millions d’euros

Le montant total de l’investissement de Malteurop dans sa centrale biomasse à Séville s’élève à 14 millions d’euros, et non pas 74 millions d’euros, comme nous l’écrivions par erreur dans notre édition d'Agra Business du 20 mai.