Nutrition animale : création d'une joint-venture entre ADM et Alltech
Dans un communiqué du 23 septembre, les géants états-uniens de l'agro négoce et de la nutrition animale ADM (Archer Daniels Midland) et Alltech ont annoncé la création d'une joint-venture dans le domaine de la production d’aliments pour animaux. Plus en détail, Alltech mettra à disposition de la nouvelle entité ses activités Hubbard Feeds basées aux États-Unis, comprenant 18 usines de production d’aliments pour animaux, et Masterfeeds, basées au Canada, représentant 15 sites. De son côté, ADM mettra à contribution ses 11 installations de fabrication d'aliments, toutes basées aux États-Unis. La coentreprise sera majoritairement détenue par Alltech. Les deux groupes espèrent lancer officiellement la coentreprise durant le premier trimestre 2026. « ADM et Alltech entretiennent une relation de longue date, remontant à l'époque où ADM était le premier client d'Alltech », précise le communiqué. La joint-venture devra créer des synergies entre leurs moyens de production, diversifier les offres et stimuler l’innovation. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué, pas plus que la capacité totale future de production d’aliments pour animaux de la nouvelle société.
Alternatives végétales : Swap passe un cap avec l’arrivée d’un nouveau CEO
Lait : l'OP Ouest’Lait contracte avec Danone pour 50 ML de lait (presse)
Comme l’a écrit Réussir Lait le 19 septembre, l’organisation de producteurs Ouest’Lait a annoncé avoir signé un contrat de livraison avec Danone. Dans le détail, la SAS filiale à 100% de l’OP prévoit de livrer 50 ML de lait par an pour alimenter les sites de transformation de l’industriel. « Ce contrat entrera en vigueur à partir de juillet 2026 pour un volume d’au moins 50 ML à l’année », précise Benoît Hardy, le président d’Ouest’Lait, à Agra Presse. Ce nouveau contrat représente un débouché important pour l’OP qui représente plus de 430 éleveurs et 300 ML de lait par an. Ouest’Lait a déjà contracté en novembre 2024 avec les Maîtres laitiers du Cotentin (MLC) pour 6 ML par an. Un autre débouché a été trouvé avec En direct des éleveurs (EDDE) pour 5 ML d’ici la fin 2025, un volume auquel s’ajouteront 5 ML supplémentaires au 1er trimestre 2026 pour arriver à 10 ML par an pour 2026. « Nous organisons des réunions auprès de nos adhérents pour leur présenter le contrat avec Danone », explique Benoît Hardy. Il estime qu’il faudrait la mobilisation de 70 à 90 éleveurs pour honorer les nouveaux contrats proposés par l’OP. Ouest’Lait continue de livrer Savencia, son partenaire historique, mais s’est engagé depuis 2024 dans une diversification de ses débouchés.
Lait/sécurité sanitaire : la listeria détectée dès 2024 à la fromagerie Chavegrand (presse)
La fromagerie Chavegrand (Creuse) fait l’objet d’une enquête du Parquet de Paris ouverte le 13 août, nous apprend La Montagne dans son édition du 23 septembre. La procédure fait suite à la mise en évidence de 21 cas de listériose ayant provoqué deux décès. Les fromages de Chavegrand avaient fait l’objet d’un rappel en août. « Alors que la fromagerie creusoise assurait jusqu’alors que la première détection de la bactérie remontait à juin 2025, le parquet de Paris indique que l’entreprise aurait eu connaissance d’une contamination antérieure », signale le journal, qui cite des « plusieurs prélèvements de surface effectués en 2024. » Parmi les cinq chefs d’accusation retenus contre la fromagerie, figurent l’homicide involontaire et la non-information du préfet du risque pour la santé présenté par une denrée alimentaire révélé par un autocontrôle. Dans un communiqué du 24 septembre, Foodwatch déplore que « des décès et des malades auraient pu être évités ». L’ONG « dénonce le manque de transparence à l’égard des consommateurs sur la commercialisation de produits les exposant à un danger, trop souvent par le biais de rappels opérés en catimini et quand il est trop tard. »
Elevages Label Rouge : les outils de production se maintiennent chez les Fermiers de l’Argoat
Commémorant ses 50 ans cette année, l’organisme de défense et de gestion (ODG) Les Fermiers de l’Argoat, détenteur de 17 cahiers des charges en Label Rouge en volaille-chair, œufs et porc indique qu'il réussit à maintenir son potentiel de production. Les installations compensent les départs en retraite et Les Fermiers de l’Argoat restent stables à 260 éleveurs situés en Bretagne et 60 entreprises de transformation. Une vraie réussite pour une agriculture de petites structures, dit en substance Françoise Le Cam, présidente de l’ODG, éleveuse de volaille-chair dans les Côtes-d’Armor. Elle observe cependant une lente transformation du profil des adhérents des Fermiers de l’Argoat. « Aujourd’hui, les nouveaux installés reprennent la plupart du temps les bâtiments de cédants partant en retraite parce la construction en neuf est trop chère, poursuit Française Le Cam. Il s’agit de plus en plus de conventionnels qui se dotent d’un nouvel atelier pour installer leur conjoint. » L’économie de ces viandes Label Rouge reste dynamique, malgré « un trou d’air » avant Covid vite comblé pendant la pandémie, assure l'ODG, qui bénéficie depuis 2006 de l'IGP Volaille de Bretagne qui constitue un solide rempart face aux Labels Rouges des autres régions. (Franck Jourdain)
Kiwi : le néozélandais Zespri anticipe une forte hausse de sa production en Europe
À une semaine du salon Fruit Attraction 2025 à Madrid, le groupe néo-zélandais Zespri a annoncé une nette progression de ses volumes de kiwis en Europe, dans un communiqué de presse du 24 septembre. La production de kiwis Sungold devraient croître de 22,3 % en un an, portée par l’extension des surfaces de production (+ 11,2 %) et des conditions climatiques favorables. Parallèlement, les approvisionnements en kiwis verts sont attendus à 7 millions de plateaux cette saison, soit une augmentation de 6 % par rapport à 2024. La production française devrait s’établir à 1,87 millions de plateaux en 2025, un volume similaire à l’année dernière. « Cette tendance témoigne de la solidité du secteur français et de sa capacité à répondre à une demande stable pour des produits premium », souligne le groupe. L’Italie reste toutefois « la pierre angulaire » de sa production dans l’hémisphère Nord, avec une hausse attendue de la production de 24,8 % en 2025. Pour accompagner sa croissance, le groupe néo-zélandais prévoit notamment d’étendre de 420 hectares sa production de kiwis jaunes dans l’hémisphère Nord, avec 300 hectares alloués à l’Italie, 70 à la Grèce et 40 à la France. En outre, le groupe mise sur la diversification variétale en Europe, avec notamment à la commercialisation de la RubyRed, une variété de kiwi à chair rouge.