Agra Business | Limagrain, Azura, CerFrance, Lact'Union, Nestlé

hero

Semences potagères : finalisation de l’entrée d’Abu Dhabi dans Limagrain Vegetable Seed

Dans un communiqué de presse le 1er juillet, Limagrain annonce la finalisation de la prise de participation de l’Imad (plateforme d’investissement souveraine du Gouvernement d’Abu Dhabi) au capital de Limagrain Vegetable Seeds (LVS), leader mondial des semences potagères. Cette opération, annoncée en juin 2025, prévoyait l’entrée d'ADQ au capital de LVS. Depuis, ADQ a intégré l’Imad qui devient à ce titre le partenaire de Vilmorin & Cie, filiale de Limagrain, au capital de LVS. L’IMAD détient désormais une participation de 35 % dans LVS, tandis que Vilmorin & Cie conserve les 65 % restants. L’ensemble des autorisations réglementaires nécessaires a été obtenu et l’opération a été finalisée conformément aux termes convenus. Conformément à sa participation, l’Imad siègera au conseil d’administration de Limagrain Vegetable Seeds et participera aux décisions relatives à ses orientations stratégiques. Mais, l’opération n’entraîne « aucun changement dans la gouvernance du groupe Limagrain et de la coopérative, qui conservent leur indépendance, leur vision de long terme et leur pilotage stratégique ». Par ailleurs, LVS et Silal, entreprise agroalimentaire et technologique appartenant à l’Imad, ont conclu un partenariat de recherche dédié à la génétique des légumes et visant à développer des semences potagères adaptées aux zones désertiques.

Tomate : le franco-marocain Azura obtient la certification B Corp

Dans un communiqué de presse début juin, le groupe marocain Azura annonce avoir décroché la certification B Corp pour ses activités de tomate cerise. « Cette reconnaissance vient formaliser plus de 35 ans d’exigence et d’engagement, et confirme la capacité du groupe à démontrer des impacts positifs  et mesurables sur les cinq dimensions clefs de sa chaîne de valeur : gouvernance, collaborateurs, environnement, clients et collectivité », se félicite le groupe. Pour Azura, elle couronne plusieurs actions concrètes, notamment par « la structuration d’un cadre éthique à l’échelle du groupe », un pilotage intégré des enjeux eau, climat et biodiversité, ainsi que la relance d’un programme d’alphabétisation au bénéfice des équipes et des territoires où le groupe opère. Le secteur mondial des fruits et légumes ne compte à ce jour que seize entreprises certifiées B Corp, et le segment de la tomate demeure très peu représenté.  Par ailleurs, Azura rejoint le club fermé des entreprises de plus 1000 employés disposant de cette certification (seulement 2 % des entreprises certifiées). Groupe familial privé franco-marocain créé en 1988, Azura exporte 188 000 tonnes de tomates cerises par an vers l'Europe. 

Conseil/expertise comptable : fusion chez Cerfrance des entités Brocéliande et Val de Loire

Cerfrance Brocéliande (Ille-et-Vilaine et Morbihan) et Cerfrance Val de Loire (Indre-et-Loire et Loir-et-Cher), deux entités du réseau de conseil et d'expertise comptable aux entreprises, ont signé le 1er juillet leur fusion. Le nouvel ensemble pèse 45 agences pour 20 000 clients et un chiffre d’affaires de 90 M€, selon un communiqué commun. « Ce projet nous permet de franchir une nouvelle étape, d’entrer dans le top 20 des cabinets d’expertise comptable français, d’accélérer notre croissance et d’améliorer notre performance », déclare Laurent Marc, directeur général de Cerfrance Brocéliande. Aux yeux du d.g. de Cerfrance Val de Loire Philippe Goujon, il est « un moyen d’accélérer nos investissements et d’innover, d’enrichir nos expertises et de profiter des synergies et complémentarités ». Outre une volonté commune de notamment renforcer la présence territoriale, consolider les moyens humains, financiers et techniques, Cerfrance Brocéliande et Cerfrance Val de Loire souhaitent accélérer leur transformation digitale. Ce type de rapprochement n’est pas une première dans le réseau. Le 1er mars, Cerfrance Alsace et Cerfrance Vosges ont aussi fusionné.

Lait : Lact'Union obtient un prêt de 50 M€ de la Banque européenne d’investissement

La Banque européenne d’investissement (BEI) a annoncé le 30 juin qu’elle avait accordé un prêt de 50 millions d’euros à la coopérative Lact’Union implantée dans les Hauts-de-France. Ce financement « participe au programme d’investissement 2026-2029 de la coopérative laitière » et « permettra d’augmenter les capacités industrielles, de renouveler les installations et de réduire l’empreinte carbone des sites d’Abbeville et de Braine », selon un communiqué de la BEI. Plus précisément, le programme d’investissements de la Coopérative est destiné « à améliorer le mix-produit, accéder à de nouvelles technologies et décarboner la production de produits laitiers au cours de la période 2026-2029. » Le projet permettra également à Lact’Union de renforcer son positionnement sur des segments à plus forte valeur ajoutée, notamment dans les produits nutritionnels liquides. Lact’Union rassemble plus de 530 associés coopérateurs et transforme chaque année environ 230 millions de litres de lait. La coopérative est spécialisée dans la collecte et la transformation du lait et plus particulièrement dans le conditionnement aseptique de lait et dérivés liquides, longue conservation, et la transformation de la matière grasse laitière. 500 personnes travaillent sur trois sites industriels dans les Hauts-de-France. 

Agroalimentaire : Nestlé supprimera tous les colorants artificiels d'ici fin 2026

« D'ici la fin de l'année prochaine, l'ensemble du portefeuille mondial de Nestlé sera exempt de colorants artificiels », a affirmé Stefan Palzer, directeur de la technologie chez Nestlé, lors d'un entretien exclusif accordé à Reuters et publié le 30 juin. « Ce n'était pas une décision facile », a déclaré Stefan Palzer, ajoutant que Nestlé avait investi des années de travail dans cette transition. « Nous avons dû mener d'importants travaux de recherche et développement (R&D) car il faut passer au crible toutes les solutions naturelles, puis les tester en phase de production, ainsi que leur durée de conservation », a-t-il ajouté. Selon Reuters, Nestlé devient ainsi la première grande entreprise agroalimentaire à franchir une telle étape. Cette décision s’inscrit dans le contexte d’une attente de plus en plus marquée des consommateurs pour des produits plus sains, et d’une vigilance accrue de ces consommateurs sur la composition des aliments. La montée en puissance des médicaments de perte de poids de type GLP-1 pousse les personnes traitées vers des aliments moins caloriques et plus riches en protéines. Nestlé anticipe aussi la pression réglementaire aux Etats-Unis où le secrétaire à la Santé, Robert F. Kennedy Jr, et la Food and Drug Administration (FDA) ont indiqué en avril dernier que l'agence visait à supprimer certains ingrédients, dont les colorants artificiels.

Grande distribution : Carrefour finalise la vente de sa filiale en Roumanie

Carrefour a annoncé le 1er juillet la finalisation de la cession de « l’intégralité de ses activités en Roumanie à Paval Holding, à la suite de l’obtention de toutes les autorisations réglementaires requises et de la réalisation des conditions suspensives habituelles », selon un communiqué du distributeur français. Carrefour indique qu’il versera le 30 juillet un dividende exceptionnel de 150 millions d’euros, soit 0,21 euro par action. La finalisation de cette cession était attendue après l’annonce en février de négociations exclusives avec Paval Holding. Carrefour avait alors indiqué que cette transaction se faisait sur la base d'une valeur d'entreprise de 823 millions d'euros. « Cette opération illustre la poursuite de notre stratégie de recentrage sur nos pays cœurs », a déclaré Alexandre Bompard, président-directeur général de Carrefour. Le distributeur compte désormais se concentrer sur trois pays que sont le France, l’Espagne et le Brésil où il opère en direct, alors que dans les autres pays, il s’agit plutôt d’une présence en franchise. Carrefour a déjà cédé sa filiale en Italie en 2025 et pourrait céder ses filiales en Pologne et en Belgique.

Coopératives : Aude Bertout a quitté la direction de la CAC68

Aude Bertout confirme à Agra Business avoir quitté, fin juin, le poste de directrice générale de la Coopérative agricole de céréales (CAC) de Colmar, qu’elle occupait depuis octobre 2025. Elle précise avoir « d’autres projets professionnels ». Du côté de la CAC, on nous indique qu’un recrutement est en cours, sans donner plus de détail pour le moment. Aude Bertout avait précédemment occupé les postes de directrice générale pour le groupe Terre Comtoise, de septembre 2024 à octobre 2025 et de Terres d’Horizon, de juin 2011 à septembre 2024. (Anne Gilet)

Agriculture «régénératrice» : Sophie Godier (Soufflet Malt) intègre le board de SAI Platform

Dans un communiqué du 1er juillet, le groupe Soufflet Malt (appartenant au groupe InVivo) a annoncé que sa directrice du développement durable, Sophie Godier, intègre le conseil d’administration de SAI Platform. Cette strucutre est chargée de promouvoir des «pratiques agricoles durables», dont «l’agriculture régénératrice», à travers le monde, afin de satisfaire les besoins en matière de réduction d’empreinte carbone des grands groupes agroalimentaires. Le communiqué précise qu'en plus de piloter la stratégie internationale de développement durable de Soufflet Malt, Sophie Godier « contribue plus largement à la feuille de route du groupe InVivo en faveur d’une agriculture durable et résiliente à travers le programme « Sowing Good Sense ». InVivo rappelle par ailleurs être membre de SAI Platform, contribuant « activement à ses travaux en faveur de l'agriculture durable ainsi qu'à son programme « Regenerating Together ». Sophie Godier siègera donc au conseil d’administration de la structure internationale aux côtés d’autres dirigeants de poids lourds de l’agroalimentaire : « PepsiCo, Danone, Nestlé, ADM, Ingredion, Mondelez et McCain Foods ».