Biocarburants aéronautiques: le français Global Bioenergies cherche des repreneurs
Dans un communiqué du 3 juin, le français Global Bioenergies, spécialisé dans les biocarburants, a annoncé être à la recherche de repreneurs. « Malgré l’ensemble des efforts et des discussions établies ces derniers mois avec de grands acteurs industriels, la société constate qu’elle ne parvient pas à trouver d’investisseurs stratégiques pour financer la poursuite de son activité », explique-t-elle. L’une des raisons invoquées pour justifier l’achoppement des discussions avec les potentiels investisseurs est le contexte géopolitique « délétère pour les investissements dans les solutions de lutte contre le réchauffement climatique et de transition énergétique ». La date limite de dépôt des offres est fixée au 9 juillet 2025. Le tribunal de commerce d’Evry se chargera de choisir le repreneur. La décision finale interviendrait en septembre-octobre 2025, indique Global Bioenergies. La société précise disposer d’une trésorerie de 3 M€ au 3 juin, et de dettes bancaires de 13,1 M€ au 31 décembre dernier, « intégralement inscrits au bilan grâce au report des remboursements obtenu au mois le mois dans le cadre des discussions avec les créanciers bancaires ». Pour rappel, Global Bioenergies prévoyait en juin 2023 la construction d’une usine de biocarburants aéronautiques à horizon 2028.
Céréales/agrivoltaïsme : Axéréal, Arvalis et Ombrea lancent un projet de recherche sur 18 ha
Le projet est acté : les premiers panneaux devraient être installés mi-2026 après que le parcours classique des autorisations aura été validé. Unique en son genre de par sa taille, l’expérimentation menée par Axéréal, Arvalis et Ombrea (filiale de Total Energies) vise, sur 18 des 145 ha de la station expérimentale de Chaumoy (Cher) à acquérir, sur un pas de temps long, des connaissances autour de l’agrivoltaïsme. « Différentes technologies vont être testées, comme les panneaux verticaux ou des trackers de plusieurs tailles, pour mesurer les impacts – positifs et négatifs – sur les grandes cultures qui seront implantées dessous, explique Pierre Toussaint, directeur agronomie, transitions et innovations chez Axéréal. Ce programme s’inscrit aussi dans notre démarche bas carbone autour de l’agriculture régénérative. Ainsi, nous partons plutôt sur des rotations longues, de 7 à 8 ans, en cherchant à identifier les espèces et les itinéraires techniques les plus adaptés. L’enjeu est, à terme, d’apporter une expertise, technique et économique, aux agriculteurs qui souhaiteraient s’engager dans un projet agrivoltaïque sur leur exploitation. » Les données collectées sous ombrage devraient aussi être utilisées dans d’autres contextes : bordures de haies, années à faibles rayonnements ou avec des stress thermiques élevés. (Anne Gilet)
Semences de maïs : Advanta Seeds acquiert des actifs de l’italien K-Adriatica
Filiale de l'indien UPL, Advanta Seeds a annoncé, début juin, l’acquisition, auprès de la société italienne K-Adriatica, d’actifs clés dans le domaine des semences de maïs. L’accord comprend du matériel génétique de sélection de maïs « tempéré », d’un pipeline de développement d’hybrides et d’un portefeuille de variétés, adaptées aux conditions agro-climatiques du marché européen, et prêtes à être déployées. Rappelons qu’historiquement, Advanta Seeds dispose avant tout de génétiques de maïs tropical et subtropical. Cette acquisition lui offre donc un accès à un marché plus large, complétant ainsi son offre en provenance d’Argentine, d’Australie et des États-Unis. L’entreprise n’exclut pas de profiter de ces variétés pour conquérir de nouveaux marchés sur d’autres territoires, à commencer par l’Inde du Nord, l’Australie, l’Afrique du Sud, l’Argentine, les États-Unis ou la Chine. Cette annonce a, le 2 juin, impacté à la hausse le cours des actions d’UPL dont Advanta Seeds est l’une des filiales. (Anne Gilet)
Céréales : vers une Inde déficitaire en aliments du bétail à partir de 2030 (étude)
D’après une étude du département états-unien de l’agriculture (USDA) réalisée en mars, l’Inde pourrait devenir déficitaire en aliments du bétail à partir de 2030. La raison : la hausse de la consommation nationale de produits animaux (viandes, œufs, lait…), qui augmente les besoins des élevages. L’étude rappelle que la consommation indienne en produits animaux a considérablement grimpé au cours des dernières décennies, passant de 46 kg/hab/an au début des années 1960 à 83 kg/hab/an en 2020, et contre 143 kg/hab/an en moyenne au niveau mondial, soit encore une importante marge de progression. Par conséquent, les importations de céréales et d’oléagineux devraient progresser entre 2030 et 2050. À titre illustratif, les besoins en maïs et tourteau de soja pourraient être multipliés par trois à cinq d’ici 2050 selon les scénarios considérés, nécessitant une hausse des importations dès le début de la décennie 2030, relate l’étude. Par exemple, dans un scénario où la croissance des revenus de la population s’avère modérée, cumulée à l’absence d'un recours aux semences transgéniques pour la production locale, les importations de graine jaune passeraient de 11 Mt en 2040 à 26 Mt en 2050, et de 6 Mt à 13 Mt sur la même période en tourteau de soja.
Asperge : une première vente du robot de récolte Aspercut dans les tuyaux
La start-up française Sylektis, créée en 2020, est en « négociation commerciale » pour la « location-vente » de sa première AsperCut, une machine de récolte sélective d’asperges fabriquée en France, a indiqué à Agra Presse le cofondateur Wilfried Garrigue. Elle servirait pour « la saison 2026 ». Si certains croient peu en la robotisation, des essais chez des cultivateurs au cours de la saison 2025 ont permis de valider des performances : « 605 000 asperges en 60 jours » pour les vertes, indique la jeune pousse, « jusqu’à 36 tonnes » de vertes et « 20 tonnes » de blanches par saison, une capacité de récolte « jusqu’à 4 hectares par robot d’asperges blanches » et un coût de récolte « entre 1 €/kg et 1,5 €/kg, voire moins ». Concrètement, l’AsperCut est « une plateforme proposant deux types de robots : un robot de récolte d’asperges blanches et un robot de récolte d’asperges vertes », qui « peut être équipée d’un ou deux robots, du même type ou différents ». L’un des agriculteurs ayant accueilli les essais, Maxime Pallin, adhérent en Gironde de Maïsadour, a témoigné auprès du magazine anglophone Asparagus World (n°7, p. 37) : motivé par le « manque de main d’œuvre », il espère « à court terme » acquérir « deux robots », citant un coût d’achat « estimé à moins de 400 000 €, amorti sur sept ans ».
Banane : le géant Chiquita licencie tout son personnel au Panama
La filiale au Panama du géant américain de la banane Chiquita Brands va licencier tout son personnel restant, soit 1 600 personnes, après plus d'un mois de grève contre une réforme des retraites, a annoncé le gouvernement de droite, le 2 juin. Le mouvement social aurait conduit, selon Chiquita, à au moins 75 millions de dollars de pertes et, en mai, l’entreprise avait déjà annoncé le licenciement de tous ses travailleurs journaliers pour « abandon injustifié du travail », ainsi que la cessation d’activité de son centre de production de Changuinola, dans une province caribéenne frontalière du Costa Rica. Un tribunal panaméen a déclaré « illégale » la grève des travailleurs en question. De son côté, le gouvernement a négocié avec les syndicats puis accepté d'élaborer un projet de loi pour rétablir les avantages sociaux des employés des plantations de bananes (en matière de pensions et services de santé). Mais, alors que la grève a aussi conduit au blocage de plusieurs routes de cette région touristique, il conditionne l’examen au Parlement d’un tel texte à la réouverture des routes, ce que les syndicats refusent tant que le texte n'est pas approuvé.
Pesticides : la fabrication des génériques dominée par l'Asie (étude)
Dans une étude publiée dans la revue Journal of Agrarian Change, repérée par le CEP (ministère de l'Agriculture), des chercheurs suisses et américains documentent la place dominante de la Chine dans le marché des pesticides génériques, c'est-à-dire des produits comprenant des molécules dont le brevet est arrivé à échéance. Parmi les sept premiers producteurs de pesticides génériques en 2021, quatre entreprises étaient chinoises. En 2023, 39 usines de génériques à base de glyphosate (sur 77 dans le monde) étaient implantés en Chine (neuf en Inde, 12 dans le reste de l'Asie, cinq en Europe de l'Ouest, deux aux États-Unis). Pour le dicamba (interdit en Europe), deux des quatre usines dans le monde sont basées en Chine, les deux autres en Inde et aux États-Unis. Pour l'atrazine (interdite en Europe), 13 usines sur 24 fonctionnent en Chine, trois aux États-Unis, une en Europe de l'ouest. Les auteurs nuancent ce constant en précisant que les fabricants chinois ont des contrats de sous-traitance avec les grands opérateurs européens et américains. Récemment, ils s'orientent de plus en plus vers l'export, compte tenu des politiques publiques de plafonnement des usages. Les exportations chinoises de pesticides ont été multipliées presque par dix, passant de 0,25 Mt en 2005 à 2,3 Mt en 2023.
Taxes américaines le Vietnam s’engage à acheter 2 Md$ de produits agricoles des Etats-Unis
En visite diplomatique aux Etats-Unis jusqu’au 7 juin avec une délégation composée de cinquante représentants d’agences, d’entreprises et d’associations du secteur agricole de son pays, le ministre vietnamien de l’Agriculture, Do Duc Duy, a annoncé, le 3 juin, la signature d’une série d'accords afin d’acheter pour plus de 2 milliards de dollars (Md$) de produits agricoles américains sur les trois prochaines années. Il faut dire que Hanoï vit sous la menace des 46% de droits de douane annoncés par le président américain, Donald Trump, le 2 avril, dans le cadre des annonces du « Libération Day ». Concrètement, les contrats concernent l’importation de farine de soja, de maïs, de blé, de soja séché et de drêches de distilleries séchés (DDGS) mais également de fruits ou de viandes. Rien qu’avec l’Iowa, Etat américain dans lequel se trouvait le ministre au moment de l’annonce, ce sont cinq protocoles d’accord qui ont été signés pour une valeur totale de près de 800 M$ sur trois ans. Cela représente une hausse significative par rapport à la moyenne annuelle de 44 M$ d’exportations agricoles de l’Iowa vers le Vietnam.
Méthanisation : le concepteur français Keon lève 40 M€ et vise l'international
Dans un communiqué du 26 mai, le spécialiste de la méthanisation Keon (basée à Malakoff dans le 92) a annoncé une levée de fonds de 40 millions d’euros auprès de Sienna IM (gérant d’actifs basé à Paris, filiale du groupe luxembourgeois GBL), afin « d’accélérer son développement dans le gaz vert sur les trois prochaines années ». Plus en détail, l’entreprise espère doubler son portefeuille de projets en exploitation d’ici 2028, et se déployer à l’international. Afin de conclure l’opération, Keon était accompagné par le cabinet de conseil français spécialisé dans la transition énergétique Finergreen, également basé à Paris. Keon a été créée en 2005 et détient quatre filiales : Ter’Green (co-développeur des projets de méthanisation) Naskeo (concepteur-constructeur de méthaniseurs), Sycomore (partenaire technique de la méthanisation) et Teikei (expert en déchets organiques). Il regroupe 130 collaborateurs, et revendique en 2025 un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros. Keon indique par ailleurs être « impliqué dans le collectif CAPCOO, qui regroupe des agriculteurs producteurs de biométhane, des experts en gestion des gaz et des partenaires industriels pour valoriser le CO₂ biogénique issu de la méthanisation ».
Insectes : Ynsect prévoit 137 suppressions de postes sur 200 dans son PSE
La direction d’Ynsect a présenté mi-mai un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) prévoyant la suppression de 137 postes sur les 200 que compte la société. Les sites de Paris, Dole et Evry sont touchés, mais c’est surtout l’usine de Poulainville, près d’Amiens, qui est concernée avec 66 postes supprimés. « Le PSE prévoit de ne garder que trois postes d’ouvriers à Amiens », déplore Florent Dupriez, secrétaire du CSE d’Ynsect. La direction de son côté assure que l'élevage ne sera pas supprimé à Amiens. Ynsect prévoit « d’ajuster sa structure de coûts au prix du marché », explique le directeur général Emmanuel Pinto, constatant un écart de prix actuellement « très important » entre la protéine d’Ynsect et les produits concurrents. Selon Florent Dupriez, « la direction veut mobiliser auprès de ses actionnaires, surtout BPIfrance, 10 M€ pour tester une nouvelle méthode d’élevage complètement différente de celle mise au point par Ynsect et terminer la ligne de production de l’usine d’Amiens, ainsi que 17 M€ supplémentaires pour mener à bien son business plan ». La prochaine étape décisive doit avoir lieu le 16 juin. Le tribunal de commerce d’Evry devra alors décider soit d’approuver le plan de la direction, ce qui permet une poursuite d’activité, soit de le rejeter et donc de prononcer la liquidation.
Projets alimentaires territoriaux : 10 M€ maintenus en 2025 pour leur accompagnement
Après les différentes annonces de coupes dans les budgets du ministère de l'Agriculture depuis l'automne, notamment sur les haies et Ecophytos, ou plus récemment sur la bio, le flou planait sur les montants alloués à la Planification écologique. Dans un communiqué du 3 juin, Annie Genevard annonce qu’un budget de 10 millions d’euros est maintenu pour les Projets alimentaires territoriaux (PAT) en 2025. Cette enveloppe doit aider les projets à passer au stade opérationnel (niveau 2). Sur 460 PAT reconnus par le Masa, 215 sont de niveau 2. L'enveloppe doit aussi participer à la «structuration des réseaux régionaux pour en amplifier l’action». En mars 2024, une enveloppe de 20 millions d’euros (M€) avait été débloquée pour les PAT. Elle visait déjà à soutenir le passage des PAT existants en phase « opérationnelle » et la structuration d’un réseau national et réseaux régionaux des PAT. Le gouvernement avait lancé en parallèle la plateforme « France PAT ». Ce site internet permet aujourd'hui de suivre les différents projets et de partager les « bonnes pratiques ».
Biodiversité : la marque Esprit parc national veut devenir « incontournable »
L’Office français de la biodiversité (OFB) et les 11 parcs nationaux de France ont fêté, le 2 juin, les 10 ans de la marque Esprit parc national qui rassemble près de 700 professionnels dont plus de 150 agriculteurs. « On en est fiers, elle marche et ça a du sens, donc il faut continuer », s’est réjoui le directeur général de l’OFB Olivier Thibault en conférence de presse. La marque lancée en 2015 est apposée sur plus de 1600 produits. « Environ 20% sont des produits du terroir, donc des produits agricoles ou issus de productions locales » a indiqué Melina Roth, directrice du parc national des Pyrénées. La majorité sont des produits touristiques (environ 70%) et des produits de l’artisanat (10%). Si le but de la démarche est d’associer préservation de l’environnement et pratiques durables, certains arrivent à développer leur activité économique. « Ça a augmenté nos ventes de 20% » a témoigné Quentin Donnay, producteur de vanille à La Réunion et porteur du label depuis trois ans. Pour Olivier Thibault, « il faut continuer à développer (…) la notoriété » de la marque en ayant à l’esprit que « ce n’est pas de l’industrie de masse » mais « un appel à venir dans ces territoires ». « Le but est de devenir une référence territoriale incontournable », a-t-il conclu.
Climat : les stratégies de cinq géants de l'agroalimentaire jugées insuffisantes (étude)
Danone, JBS, Mars, Nestlé et PepsiCo ont des plans de réduction des émissions de GES (via par exemple la lutte contre la déforestation) « peu à même d'entraîner des réductions structurelles et conséquentes dans le secteur », affirment les think tanks NewClimate Institute et Carbon Market Watch, le 3 juin dans un rapport. Danone obtient la note intermédiaire d'intégrité « modérée », l'américain Mars et le suisse Nestlé sont jugés « médiocres », l'américain PepsiCo et le brésilien JBS obtiennent la note la plus basse de « très médiocre ». Le rapport regrette, entre autres, que les produits à base de protéines végétales ne soient pas envisagés comme des substituts aux produits animaux, mais plutôt comme des moyens de diversification des portefeuilles pour JBS, spécialiste de la viande, ou Nestlé, qui met en avant les bienfaits des produits laitiers dans l'équilibre nutritionnel. De plus, « aucune des cinq entreprises ne reconnaît le besoin de réduire l'utilisation des engrais », et Nestlé et Danone ne mentionnent que leur remplacement par des engrais naturels. Plus largement, les objectifs de réduction seraient « menacés » par les mécanismes de compensation ; par exemple Danone a « explicité son intention de comptabiliser » ces mécanismes pour atteindre son objectif de réduction.
Sécheresse : 53% de l'Europe et du pourtour méditerranéen affectés mi-mai (Copernicus)
53% des sols en Europe et sur le pourtour méditerranéen étaient affectés par la sécheresse mi-mai, selon l'analyse par l'AFP des données de l'European Drought Observatory (Copernicus, UE) sur la période du 11 au 20 mai 2025. C'est le taux le plus élevé enregistré à cette période de l'année depuis le début des observations en 2012, à plus de 20 points au-dessus de la moyenne 2012-2024 (30%). Cet indicateur, basé sur des observations satellitaires, combine trois paramètres - précipitations, humidité des sols et état de la végétation - et en déduit trois niveaux de sécheresse - surveillance, avertissement, alerte. Du 11 au 20 mai, 42% des sols étaient en déficit d'humidité (avertissement) et 5% en alerte, ce qui signifie que la végétation se développait anormalement. 19% du territoire ukrainien était en alerte, et d'autres pays connaissaient une situation préoccupante : Biélorussie (17%), Pologne (10%), Hongrie et Slovaquie (9%). Plus au sud, les taux d'alerte atteignaient ou dépassaient 20% en Syrie, à Chypre et dans les territoires palestiniens. Mi-mai, le Portugal et l'Espagne étaient au contraire épargnés, avec des taux de sécheresse parmi les plus faibles (0,2% et 2,3%). En France, moins d'un tiers du territoire était affecté (31%), essentiellement dans le nord du pays.
Fièvre aphteuse : l’Omsa reconnaît l’intégralité du Brésil « indemne sans vaccination »
Lors de sa session générale du 25 au 29 mai à Paris, l’Organisation mondiale de la santé animale (Omsa) a officiellement reconnu l’ensemble du territoire brésilien comme « indemne de fièvre aphteuse sans vaccination ». Le même statut a été accordé à la Bolivie, « une prouesse si l’on songe à la coordination nécessaire aux niveaux local et régional dans ces deux pays », souligne l’organisation sur son site web. Au Brésil, premier exportateur mondial de viande bovine, « l’éradication de la fièvre aphteuse a constitué un processus long et difficile », rappelle l’Omsa, en raison notamment « de la taille du pays et de son énorme cheptel » (234 millions de bovins). Et de détailler : « Le pays, divisé en 27 États, a mobilisé son système vétérinaire national, étatique et municipal pour garantir la présence de vétérinaires dans plus de 85 % des municipalités brésiliennes, y compris dans les zones reculées ». L’obligation de vacciner qui subsistait dans cinq États de l’est du pays a été levée en mai 2024, rappellent nos confrères de Réussir Bovins viande, tout en soulignant les risques sanitaires liés à cette décision. « Cette reconnaissance internationale représente une étape importante pour l'élevage brésilien et ouvre de nouvelles perspectives sur les marchés étrangers », notamment en Asie, s’est félicité le ministère brésilien de l’Agriculture dans un communiqué.