Agra Business | M2i/Pherobio, MAB, LDC, Castel, Bionesis

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Biocontrôle : le français M2i et le chinois Pherobio s’associent sur les phéromones

Dans un communiqué du 7 janvier, l’entreprise française M2i Group a annoncé s’être associée avec la compagnie chinoise Pherobio, en vue de proposer davantage de solutions de biocontrôle aux agriculteurs, incluant les producteurs de céréales (maïs, riz).  Les deux sociétés sont spécialisées dans les phéromones pour la protection biologique des plantes. L’accord d’association en question inclut « des coopérations techniques, industrielles, et commerciales », ainsi que la fourniture « mutuelle d’ingrédients actifs », et l’engagement « d’accords commerciaux croisés pour la distribution de produits finis sur leurs marchés respectifs ». Une collaboration dans la recherche est également évoquée, via l’usage commun des « plateformes technologiques » et des « réseaux d'essais sur le terrain » des deux entités. La finalité sera « d’accélérer le développement et l'enregistrement de nouvelles solutions à base de phéromones », de réduire « le délai de mise sur le marché pour les produits innovants » et « d’élargir la palette d’insectes et cultures ciblés ».

Vigne/aléas climatiques: le clermontois Bienesis récompensé au CES de Las Vegas

La société clermontoise Bienesis vient d’annoncer avoir remporté le Best of Innovation dans la catégorie Food Tech, lors du CES (Consumer Electronics Show) à Las Vegas, le plus important salon mondial des nouvelles technologies (Lire l'article dans Agra Innovation). La société y présentait sa Robotic Canopy, un système de couverture intelligent de protection des vignes contre les aléas climatiques, pour répondre aux deux enjeux majeurs de la filière, à savoir la sécurisation des rendements en protégeant la vigne contre la grêle, le gel et les fortes chaleurs et la réduction de l'impact environnemental en limitant l’utilisation de produit phytosanitaires et l’irrigation. Ce dispositif, qui couvre 6 mètres linéaires d’un rang de vigne, est autonome en énergie, se déploie et se pilote à distance via l’IA, s’installe facilement sur tous types de terrains et s’intègre parfaitement dans les vignes, sans gêner les travaux d'entretien. Tout en poursuivant le déploiement de sa solution de protection dans les vignobles français, la start-up crée par François Lemaire, prépare aussi son expansion à l'international, notamment les États-Unis (Perrine Delfortrie, Agra Innovation).

Biscuiteries : l'alsacien MAB change de propriétaire dans le cadre d’une MBI

Selon un communiqué du 5 janvier, la Maison Alsacienne de Biscuiterie (MAB), fondée en 1996 par Jean-Marc Muller, a changé de propriétaire. Dans le cadre d’une MBI (Management Buy-In, rachat d’une société par des dirigeants venus de l’extérieur), Raphaël Kiesele a repris le groupe, à l’aide d’une entreprise d’investissement, UI Investissement, aux côtés de BNP Paribas Développement. Raphaël Kiesele est un ancien directeur général d’une confiserie familiale alsacienne. De son côté, MAB est spécialisée dans les biscuits premium de tradition régionale. Elle dégage un chiffre d’affaires d’environ 12 M€, et emploie 70 salariés. Le groupe confectionne la totalité de ses produits sur son installation de Colmar, et s’approvisionne à 90 % auprès de fournisseurs français, d’après le communiqué. Il commercialise ses produits via un réseau de 12 boutiques, des chalets sur les marchés de Noël, le e-commerce et une activité BtoB, en marque propre ou marque blanche (marque créée par une entreprise, mais revendue par une autre, sous sa propre marque). MAB évoque un objectif d’atteindre 18 M€ de chiffre d’affaires à l’horizon 2030.

Volaille : LDC est sûr de passer le cap des 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires

Dans un communiqué du 6 janvier, LDC annonce un chiffre d’affaires en croissance de 17,3% pour son 3e trimestre (de septembre à novembre 2025) par rapport à la même période de 2024 et « réaffirme sa capacité à franchir le cap des 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires » pour son exercice 2025-2026. Le groupe volailler et traiteur explique cette croissance par la prise en compte des acquisitions et par l'augmentation des prix de vente de la volaille en France et en Europe. Les acquisitions de Pierre Martinet en France font progresser le pôle Traiteur (+ 20,2% en valeur) et quatre acquisitions à l’étranger (Indykpol, Calibra, Konspol, ECF) contribuent à l’expansion du pôle International (+ 50,8% à taux de change constant). A périmètres identiques, les ventes en valeur progressent tout de même de 9,7% pour l’ensemble du groupe, de 27,1% pour le pôle International et de 8,2 % pour le pôle Volaille France. LDC se vante en particulier d’avoir passé des hausses tarifaires en volaille depuis le début de l’exercice dans les circuits français de la grande distribution et de la restauration afin de « préserver l'attractivité de la filière française et accélérer le plan de développement de nouveaux poulaillers ».

Vin/boissons : bras de fer au sommet du groupe Castel

Castel, géant international du vin et des boissons, fait l'objet d'un conflit entre son d.g. et la famille du fondateur Pierre Castel (99 ans), qui a tenté le 8 janvier de révoquer le dirigeant, sans succès pour l'heure. Une AG extraordinaire s'est tenue à Singapour, siège de la holding de tête ultime du groupe bordelais, portant sur la révocation de Gregory Clerc (41 ans). Mais les actionnaires d'Investment Beverage Business Management (IBBM) n'ont pas pu voter, a assuré la famille de Pierre Castel, qui dénonce les « arguties » du président d'IBBM, Pierre Baer, accusé d'avoir voulu « empêcher ses actionnaires d'exercer leur droit de vote ». Une nouvelle AG sera convoquée, probablement fin janvier, « avec comme ordre du jour la révocation de Pierre Baer et de Gregory Clerc », assure la famille dans un communiqué. Le d.g. suisse affirme qu'il « demeure pleinement engagé dans l'exercice de ses fonctions ». En dissociant « détention du capital » et « gestion opérationnelle », Gregory Clerc dit respecter les volontés de Pierre Castel. Sa fille unique Romy Castel et son neveu Alain, qui a été démis de plusieurs mandats début décembre, évoquent au contraire une « crise de gouvernance » et veulent faire valoir le droit de propriété.

Erratum sur la date de prise de poste du nouveau DG de Néo Négoce

Contrairement à ce que nous avons indiqué par erreur, le nouveau directeur général de Néo Négoce, Gilles Lassagne, est arrivé en poste en juin, et non «fin 2025».