Whisky : Pernod Ricard vend une de ses marques à un groupe indien
Dans un communiqué du 23 juillet, le producteur français de spiritueux Pernod Ricard a annoncé un accord pour la cession de sa marque de whisky Imperial Blue à l’indien Tilaknagar Industries. D’après Reuters, la transaction s’élèverait à 412,6 M€. L’Inde constitue le deuxième marché du groupe hexagonal. Environ 22 millions de caisses de 9 litres de la marque Imperial Blue étaient vendues sur le marché indien, via la filiale Pernod Ricard India, ajoute le média. Son président, Jean Touboul, déclare dans le communiqué que l’opération permettra de « se focaliser sur la poursuite de sa croissance, ainsi que sur la premiumisation et l’innovation ». Davantage de ressources seront consacrées aux marques à forte croissance, comme « les whiskies indiens Royal Stag (qui a franchi le cap des 30 millions de caisses), Blenders Pride, ainsi que les marques internationales telles que Chivas, Jameson, Absolut et Ballantine’s », a-t-il précisé. Pour rappel, le groupe Pernod Ricard avait annoncé en juin un plan de réorganisation à ses salariés, en raison de la crise que connaît actuellement le marché des spiritueux.
Champagne: baisse du quota pour la vendange de 2025, annonce le Comité champagne
Les vignerons et maisons de Champagne ont fixé à 9.000 kilos par hectare le rendement commercialisable de la vendange 2025, contre 10.000 kilos l’an dernier, dans un contexte économique mondial marqué par l’incertitude, a annoncé le 24 juillet le Comité champagne. Le «rendement agronomique», c’est à dire les quantités produites par les parcelles, est pour sa part estimé à ce stade à 10.000 kilos par hectare, a expliqué à l’AFP le Comité. Environ une tonne par hectare devrait donc être mise en réserve, sous forme de vin non encore «champagnisé». «Grâce à des conditions climatiques globalement clémentes, les vignes ont bénéficié d’un environnement propice à leur développement, limitant ainsi les risques sanitaires», souligne le Comité dans un communiqué. Toutefois, «l’instabilité géopolitique et économique, conjuguée à des comportements de consommation de plus en plus volatils, rend les prévisions plus complexes». Bien que les ventes de Champagne «affichent une relative stabilité», cette incertitude «incite la filière à faire preuve de prudence», explique le Comité. En 2024, le rendement commercialisable avait été fixé à 10.000 kilos par hectare, pour tenir compte de la baisse des ventes. En 2023, il était de 11.400 kilos par hectare. Le quota choisi pour 2025 «s’inscrit dans une trajectoire de déstockage progressif afin de réajuster la production à la réalité du marché», expose le communiqué.
Spiritueux : le leader de la tequila Becle confronté à la baisse de ses ventes
A l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels le 23 juillet, le mexicain Becle, leader de la tequila, a annoncé un bénéfice net s'est établi à 2 milliards de pesos (106,6 millions de dollars). Le chiffre d'affaires a progressé de 2,8 % pour atteindre 11,5 milliards de pesos, mais reste en deçà des prévisions des analystes, qui tablaient sur 11,7 milliards de pesos. Hors effet de change, le bénéfice de Becle a crû de 22 %, tandis que les ventes nettes ont reculé de 6 %, les volumes de ventes d'alcools ayant baissé sur tous ses marchés, à l'exception du Mexique, son marché domestique. Becle, qui détient la marque phase Jose Cuervo, explique la baisse des ventes en Amérique du Nord par la limitation des achats liés aux États-Unis par les détaillants canadiens, tandis que dans le reste du monde, les stocks restent élevés. Becle possède plusieurs marques comme le mezcal Creyente, le whisky Stranahan's, le rhum Kraken et le gin Boodles. « Nous continuons d'opérer dans un environnement mondial volatil et concurrentiel », a déclaré Becle dans un communiqué. L'entreprise indique observer des signes d'amélioration précoce sur certains marchés et oeuvrer à un meilleur équilibre entre expéditions et écoulements.
Grande distribution : Auchan améliore sa rentabilité au 1er semestre 2025
Auchan Retail a publié le 24 juillet ses résultats du 1er semestre 2025, faisant apparaître une croissance des revenus de 4,2% par rapport au 1er semestre 2024 (15,5 Mrd€ contre 14,8 Mrd€) et un Ebitda à 172 M€, contre 159 M€ au 1er semestre 2024. L’Ebitda en hausse de 8,4% (+21,4% hors pays en guerre), reflète « la bonne maîtrise des coûts, dont le poids dans les revenus recule de 0,3 point au 1er semestre », précise le communiqué d’Elo, maison mère regroupant Auchan Retail, New Immo Holding et Oney. Les ventes progressent grâce à « l’acquisition de 94 magasins ex-Casino en France entre le 30 avril et le 1 er juillet 2024 et de 100% des activités du groupe Dia (481 magasins de proximité) au Portugal le 30 avril 2024 ». Car « à magasins comparables, le chiffre d’affaires est en baisse de -1,6% au 1er semestre 2025 », à cause du plan de « repositionnement prix » du distributeur et la modernisation du parc d’hypermarchés en Europe, avec 6 magasins déjà achevés et 33 magasins actuellement ou prochainement en travaux. Pour 2025, Auchan Retail prévoit un Ebitda autour de 1 Mrd€ (vs. 877 M€ en 2024) et confirme son objectif d’atteindre en 2028 un Ebitda supérieur à 1,6 Mrd€.
Fruits et légumes transformés : Alterfood majoritaire dans La Conserverie de Provence
La société française de distribution de marques alimentaires bio Alterfood a annoncé sa prise de participation majoritaire dans La Conserverie de Provence, société dédiée à la transformation de légumes et de fruits issus des exploitations des producteurs provençaux. Il a acquis 70% de la société, aux côtés de LSDH et de la Sapam, important grossiste fruits et légumes installé sur le Min de Strasbourg. Le tour de table est complété par deux producteurs locaux (Mas Daussan et Maison Carle). Depuis 2012, la Conserverie de Provence est l’atelier historique des soupes Marcel Bio, marque d’Alterfood qui entend renforcer l’approvisionnement provençal. Dans les prochains mois, un plan de modernisation de l’outil industriel et de renforcement de la politique qualité doit être lancé, afin de soutenir l’essor de la marque en France et à l’international. Une nouvelle équipe locale dédiée sera mise en place. La Conserverie de Provence pourra aussi travailler à façon pour les producteurs souhaitant transformer leurs fruits et légumes et les PME développant des produits végétaux (soupes, compotes, jus, bouillons, tapenades…), assure le nouvel actionnaire majoritaire.
Fleurs et plantes : la France a réduit son déficit commercial en 2024.
Le déficit de la balance commerciale des échanges de fleurs et de plantes de la France a reculé de 6% en 2024, pour atteindre 922 M€, souligne la dernière note de conjoncture de FranceAgriMer, publiée début juillet. Cela est essentiellement dû à de moindres importations sur la période, qui sont en retrait de 7% par rapport à l’année 2023, à un milliard d’euros. « Cette baisse est particulièrement marquée en provenance des Pays-Bas (-8%) et de l’Italie (-10%) », souligne FranceAgriMer. Toutes les catégories de végétaux sont concernées à l’exception des feuillages frais (+2%). Les bulbes et les végétaux d’extérieur enregistrent une baisse notable de 10% sur la période ; celle des fleurs coupées (-2%) est plus limitée. En revanche, l’exportation française en 2024 a été à la peine avec une baisse de 13% imputable à des difficultés sur les marchés traditionnels (Pays-Bas, Allemagne, Suisse et surtout Algérie avec -79%). Sur le premier trimestre 2025, la balance commerciale de la France reste stable. Côté importation, à l’exception des fleurs coupées et des feuillages frais, respectivement en hausse de 8% et 1%, les autres catégories sont toujours en recul par rapport au cumul de janvier à avril 2024. Les exportations ne se portent pas mieux : -12% sur le premier trimestre 2025.
Pesticides : un réseau ukrainien de faux produits démantelé, annonce l'Olaf
Dans un communiqué du 18 juillet, le bureau européen antifraude (Olaf) a annoncé le démantèlement d’un réseau ukrainien de trafic de faux produits phytosanitaires, avec la collaboration des autorités ukrainiennes et roumaines. Des produits ont été étiquetés de manière frauduleuse sous certaines des plus grandes marques agrochimiques d’Europe et des États-Unis, rapporte le communiqué. La police ukrainienne a mené 89 perquisitions à travers le pays, qui ont abouti à la saisie de 175 tonnes de produits illicites, d’une valeur dépassant 2,3 M€, indique l’Olaf. Des ateliers clandestins ont été repérés dans les régions de Kiev, Odessa et Karkhiv. Les marchandises étaient fabriquées à partir de matières premières provenant de Chine, et contenaient des substances toxiques. Les produits étaient destinés au marché ukrainien mais également potentiellement à l’UE. Dans cette opération, l’Olaf se chargeait de la collecte, de l’analyse et du partage de renseignements, ainsi que de la coordination transfrontalière qui a conduit à la création d’une équipe commune d’enquête (ECE) avec la Roumanie et l’Ukraine, sous l’égide d’Eurojust (Agence européenne pour la coopération en matière de justice pénale).
Agroalimentaire : Nestlé vise une amélioration de sa croissance organique pour 2025
Nestlé a publié le 23 juillet un bénéfice net en repli de 10,3% pour le premier semestre 2025, à 5 milliards de francs suisses. Son chiffre d'affaires s'est replié de 1,8% à 44,2 milliards de francs, sa croissance organique remontant à 2,9%, contre 2,1% à la même période un an plus tôt, a indiqué Nestlé dans un communiqué. La croissance durant le semestre a été dopée par les hausses de prix, qui ont contribué à sa croissance à hauteur de 2,7% dans un contexte de forte hausse des cours du café et du cacao. Le PDG Laurent Freixe, en poste depuis septembre, a pour mission de redresser les ventes qui s'étaient étiolées avec la vague d'inflation. Au deuxième trimestre seul, sa croissance organique, a atteint 3%. Un plan stratégique est en cours pour se recentrer sur les plus grandes marques, alors que les activités de vitamines, de compléments alimentaires et d’eaux en bouteille pourraient être cédées. Pour 2025, Nestlé prévoit d’améliorer sa croissance organique par rapport à 2024, tout en reconnaissant une augmentation des risques et des incertitudes macroéconomiques.
Bovins/DNC: nouvelle extension de quelques dizaines de kilomètres vers l'Est
Suite à la détection d'un nouveau foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) à Hauteluce (Savoie), la zone réglementée a été, à nouveau, étendue vers l'Est, de quelques dizaines de kilomètres, annonce la DGAL (ministère de l'Agriculture) dans un courrier de suivi de la maladie envoyé aux professionnels le 24 juillet. «Cette extension ajoute des communes en zone de surveillance et donc des bovins à vacciner (de l'ordre de 24 000) : le nombre de doses disponibles est suffisant pour absorber cet ajout», précise la direction sanitaire du ministère. Et de prévenir que «la situation sanitaire reste évolutive : une attention forte et constante est à porter sur le strict respect des interdictions ou conditions de mouvements de bovins dans la zone réglementée.» La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a défendu le 24 juillet sa stratégie de lutte contre l’épizootie lors d’un déplacement en Savoie et Haute-Savoie, où plus d’un millier de bêtes ont été euthanasiées depuis fin juin. La ministre a également signé une charte d’accompagnement destinée à «soutenir financièrement et psychologiquement les éleveurs» concernés.
Viande bovine : Canberra lève ses restrictions sanitaires sur les importations américaines
Le gouvernement australien a annoncé, le 24 juillet, la levée des restrictions sur les importations de bœuf américain. Alors que le sujet est un point de tension entre Canberra et Washington depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, la ministre australienne de l’Agriculture, Julie Collins, assure que ce choix n’est pas dicté par la Maison Blanche. « Cette décision repose uniquement sur des données scientifiques et sur une évaluation rigoureuse de mon ministère », a-t-elle affirmé. Les règles sanitaires jusqu’à présent en vigueur en Australie bloquaient les importations de bovins abattus aux États-Unis mais nés au Canada ou au Mexique. Du côté américain, la secrétaire à l’Agriculture, Brooke Rollins, a immédiatement réagi, qualifiant cette décision « d’avancée commerciale majeure qui ouvre davantage le marché australien aux producteurs de bœuf américains ». Et d’ajouter : « Il est absurde que des barrières commerciales non scientifiques aient empêché la vente de notre bœuf aux consommateurs australiens pendant les 20 dernières années. L’époque où les agriculteurs américains étaient mis à l’écart est révolue ».
Crédit impôt recherche : « la grande masse sera maintenue », selon Ferracci
« La grande masse » du crédit d'impôt recherche (CIR), qui coûte à l'État plus de 7 milliards d'euros chaque année, « sera maintenue (…) je veux rassurer les industriels là-dessus », a indiqué le ministre français de l'Industrie Marc Ferracci le 24 juillet sur l’antenne Sud Radio. Il était interrogé suite aux annonces du premier ministre François Bayrou le 15 juillet sur le plan d’économies pour le budget 2026. « Nous avons besoin d'inciter nos entreprises à investir dans un contexte de concurrence », a-t-il renchéri. Le CIR, qui soutient la recherche et le développement des entreprises, est la première dépense fiscale de l'État qui leur est consacrée. À la recherche d'économies pour réduire le déficit public, le président LR du Sénat, Gérard Larcher, avait appelé à « questionner » certaines niches fiscales en mai dernier, dont le CIR. Des sociétés du secteur agricole avaient fait part de leur inquiétude de voir les fonds du dispositif réduits voire supprimés. C’est par exemple le cas de Limagrain, producteurs de semences. Sébastien Chauffaut, son directeur général, avait alerté le 26 juin qu’une « suppression totale du dispositif nous coûterait environ 35 M€ ».
Vin: changement de directeur général chez Edmond de Rothschild Heritage
Dans un communiqué diffusé début juillet, le groupe Edmond de Rothschild Heritage annonce les nominations d’Eric Bastard de Crisnay, comme directeur général, et d’Arthur Lassale, en tant que directeur général adjoint. Eric Bastard de Crisnay travaille depuis 35 ans dans le groupe LVMH, où il a occupé des «fonctions stratégiques et opérationnelles en France comme à l’international», allant du siège du groupe, à sa division Moët Hennessy, en passant par Sephora. Diplômé d'AgroParisTech, Arthur Lassale a dirigé le développement des Domaines Delon, puis fondé sa propre structure de conseil dédiée à la transformation des organisations viticoles.