Négoce: en difficulté financière, ADM pourrait licencier aux États-Unis (presse)
D'après un article publié le 31 janvier par Reuters, le géant du négoce international de céréales Archer Daniel Midland (ADM), membre du quatuor ABCD, pourrait se séparer prochainement de certains salariés aux États-Unis. Aucun chiffre n'a encore été divulgué. La raison: la chute des cours internationaux des céréales et des oléagineux entre 2022 et 2024. L'année dernière, les valeurs des contrats à terme du Chicago Mercantil Exchange (CME) adossés au maïs, au blé et au soja, ont touché un plus bas depuis quatre ans, en raison de récoltes abondantes aux États-Unis et au Brésil. En décembre 2024, ADM avait alerté sur le fait que «l'année 2025 sera charnière», alors que l'érosion des prix internationaux des grains devrait se poursuivre. La compagnie y ajoutait les incertitudes sur la réglementation sur les biocarburants aux États-Unis, ainsi que la potentielle nouvelle guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Rappelons également qu'ADM avait était épinglée par les autorités américaines en 2024 pour des irrégularités dans ses comptes, faisant chuter son action. Autre négociant majeur à connaître des difficultés, Cargill devrait se séparer de 8000 salariés à travers le monde, annonçaient Reuters et Bloomberg en fin d'année dernière.
Semences: l'union Top Semences annonce un plan social, la moitié des emplois menacés
L’union de coopératives Top Semences, dédiée à la production de semences et située dans la Drôme, vient d’annoncer un «projet de réorganisation» pour faire face aux difficultés conjoncturelles du secteur. La guerre en Ukraine a eu un impact néfaste sur les exportations françaises de semences de maïs et de tournesol qui représentent, avec les céréales, une part importante de l’activité de Top Semences. L’entreprise déclare, dans un communiqué, s’est retrouvée en «surcapacité industrielle, [ce] qui a engendré des difficultés économiques». Le conseil d’administration de Top Semences a décidé d’engager un plan d’adaptation prévoyant de réduire le portefeuille d’espèces produites, d’arrêter la production sur le site de La-Côte-Saint-André (Isère), de chercher un repreneur pour cet outil industriel, et de se désengager de ses filiales et participations déficitaires. Ce plan d'adaptation prévoit la suppression d’une soixantaine de postes, sur les 120 salariés environ que compte l’entreprise. En 2023 et 2024, Top Semences a enregistré un déficit, à -4,88 M€ et -3,66 M€. (Elena Blum)
Administratif: Hectar prépare un chatbot recourant à l'IA pour aider les agriculteurs
Hectar, campus et accélérateur de start-up cofondé par Audrey Bourolleau et Xavier Niel, a annoncé le 3 février 2025 qu’il préparait la mise au point de plusieurs chatbots. Ces derniers fonctionneront grâce à l’intelligence artificielle et seront «capables d’aider les agriculteurs pour leurs tâches répétitives et à faible valeur ajoutée», comme l’explique Audrey Bourolleau dans Agra Innovation. «Les chatbots IA seront capables de répondre aux questions des agriculteurs d’ordre juridique et fiscal, mais aussi être en mesure de les aider à remplir un dossier de demande de subvention ou de réaliser toutes les démarches nécessaires pour le recrutement et la paie des salariés», selon Audrey Bourolleau. Pour «nourrir» ces assistants virtuels, les chatbots se baseront sur les données propres à l’utilisateur (qu’il faudra adapter pour qu’elles soient exploitables par le chatbot), externes ou issues de partenaires. Hectar met en place une équipe de trois personnes pour mener ce chantier qui doit aboutir à une version mise en oeuvre sur la ferme pilote d’Hectar dès septembre 2025, puis utilisable gratuitement par tous agriculteurs. (Cyril Bonnel, Agra Innovation)
Bio: en Rhône-Alpes, Prosol (Grand Frais) pousse un concept de magasins bio
En Rhône-Alpes, le groupe Prosol (Grand Frais) développe discrètement depuis cinq ans un nouveau concept de magasins bio. C'est une révolution à la fois dans la distribution spécialisé bio et pour le groupe Prosol, qui pour l’instant exclut les produits bio dans ses enseignes phares que sont Grand Frais et Fresh. Concrètement, il y a cinq ans, Prosol rentrait au capital de Biofrais, autant par affinité géographique du fondateur historique de Prosol Denis Dumont que pour les produits frais. Avec un objectif: repositionner le premier magasin Biofrais, fondé en 2008 par un maraîcher haut-savoyard à Saint-Julien-en-Genevois en «faisant de vrais choix» (assortiment cible de 8000 références, 60% de produits frais laissant la part belle aux fruits et légumes) et en dupliquant le concept clé en main sur 1000 m2 de surface. Un mini-Grand Frais mais spécialisé sur une offre bio. Pari réussi: cinq magasins ont essaimé depuis, et des projets d’implantation sont prévus plus largement en périphérie lyonnaise. Le concept bénéficie de la puissance financière de Prosol, tout en gérant indépendamment son sourcing de fournisseurs et ses achats, puisque 100% bio. (Florence Rabut)
Restauration collective: Api Restauration poursuit son expansion en Allemagne
Api Restauration a pris une participation dans une nouvelle société de restauration collective en Allemagne, signale le journal Les Echos, décrivant l’expansion du numéro 4 français de la restauration collective qui a dépassé en 2024 le milliard d’euros de chiffre d’affaires au gré d’une croissance de 18%. La société acquise, nommée El Tucano Catering, réalise 5 millions d'euros de chiffre d’affaires, selon le journal (article payant). Cette nouvelle acquisition intervient alors qu'un changement des horaires des écoles en Allemagne – vers une ouverture toute la journée – engendre des besoins supplémentaires en restauration scolaire outre-Rhin. Comme le rappelle Les Echos, «après une première acquisition modeste en 2014 à Bonn, quatre autres filiales ont suivi. Elles pèsent désormais 100 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2024, avec 1200 salariés». En France, la société de Mons-en-Baroeul, en proche périphérie de Lille, Api Restauration met en avant des approvisionnements locaux, la défense des identités culinaires régionales et un fonctionnement décentralisé à travers cinquante agences. (Api restauration: 1,15 milliard de chiffre d’affaires, près de 12 000 salariés)
Taxes américaines: Trump lance une guerre commerciale, le Canada réplique
Le président américain Donald Trump a officiellement mis sa menace à exécution: les États-Unis vont imposer, à compter du 4 février, des droits de douane de 25% sur les importations du Canada et du Mexique (à l’exception du pétrole canadien soumis à un droit réduit de 10%). Également dans le viseur de la Maison-Blanche, la Chine voit ses exportations être taxées, mais à un niveau moindre (10%). Trump justifie sa mesure par «la menace extraordinaire posée par les immigrants illégaux et les drogues». En réponse, le gouvernement canadien a déjà annoncé la mise en place de rétorsions, à compter du 4 février, imposant des droits supplémentaires de 25% sur 1256 produits pour un montant de 30 milliards de dollars canadiens (Md$ CA), dont plusieurs produits agroalimentaires (volailles, œufs, saucisses, blé dur, produits laitiers, certains fruits et légumes). «Ces contre-mesures demeureront en place jusqu'à ce que les États-Unis éliminent leurs tarifs contre le Canada», indique le ministère des Finances canadien. À cela devrait s’ajouter prochainement une deuxième vague de mesures d’une valeur de 125 Md$ CA qui concernera aussi l’agriculture (notamment le bœuf et le porc). En parallèle, Ottawa va porter le différend devant l’OMC. De son côté, le Mexique, qui avait aussi annoncé des rétorsions, a réussi à négocier, le 3 février avec Trump, une suspension temporaire des droits pour un mois.
Boulangerie: aux États-Unis, JM Smucker se déleste de plusieurs marques
La compagnie états-unienne JM Smucker (Jerome Monroe Smucker) a annoncé dans un communiqué du 31 janvier la cession de plusieurs marques de produits de boulangerie/pâtisserie, pour environ 40 millions de dollars (M$), à son concurrent JTM Foods. Les principales concernées sont les pâtisseries emballées Cloverhill et les roulés à la cannelle Big Texas. L’opération devrait être finalisée durant le quatrième trimestre de son exercice fiscal, qui se termine le 30 avril 2025. La transaction concerne également le transfert d’une société à l’autre de 400 salariés, ainsi qu’une usine basée à Chicago (Illinois). JM Smucker justifie ces ventes par sa stratégie de réduction des coûts dans son segment snacks cuits au four, et souhaite se concentrer sur la croissance du fabricant Twinkies Hostess Brands, racheté en 2023, peut-on lire dans le communiqué. Pour rappel, l’entreprise avait annoncé le 22 octobre 2024 un accord pour la vente du fabricant canadien de biscuits Voortman à son homologue états-unien Second Nature Brands, spécialiste du snacking, pour 305 M$. La marque Voortman est distribuée aux États-Unis et au Canada, où elle est présentée comme un leader des biscuits sans sucre et gaufrés.
Lin fibre: les prix devraient se maintenir au niveau actuel jusqu’à juin 2025 (syndicat)
Le marché du lin fibre devrait «se stabiliser au niveau de prix actuel jusqu’à juin 2025, soit 3 à 4 €/kg départ site de teillage», s’est exprimé Raymond Libeert, directeur général de Libeco, négociant et transformateur belge, et administrateur de l’Alliance européenne du lin et du chanvre (syndicat des agro-industriels), lors du colloque lin fibre le 28 janvier à Amiens, organisé par Arvalis et le Cipalin (interprofession française). Et ce en raison de la bonne récolte 2024 dans l’UE, principal producteur mondial (qui se concentre sur la France, la Belgique et les Pays-Bas). Raymond Libeert ajoute à cela le maintien de la faible dynamique de l’intérêt des acheteurs: «Le contexte macroéconomique n’est pas très porteur, et pèse sur la demande. Les ventes au détail de vêtements sont en dessous des niveaux habituels.» L’élection de Donald Trump à la Maison-Blanche risque de peser davantage, avec la potentielle mise en place de droits de douanes sur les produits manufacturés européens et chinois, incluant donc ceux à base de fibre de lin. Raymond Libeert explique que les prix avaient flambé il y a quelques années, à 10-11 €/kg (départ site de teillage), en raison d’une série de mauvaises récoltes, accompagnée d’une demande en croissance. Mais depuis la fin d’année 2024 (octobre-novembre), les cours ont dégringolé, à un niveau plus habituel. Ainsi, les prix actuels reflètent «un certain rééquilibrage du marché», d’après l’expert.
Nutrition animale: entre 2 et 10 €/t pour gérer les mycotoxines en maïs, selon le Snia
Contacté par Agra Presse, François Cholat, président du Snia (fabricants d'alimentation animale), indique que la gestion par les fabricants d’aliments pour animaux des lots de maïs contenant des mycotoxines coûte «entre 2 €/t et 10 €/t selon les solutions utilisées». La principale d’entre elles est à base d’argile, qui fixe la toxine et qui sera évacuée par le système digestif des animaux. Rappelons que la récolte française 2024 a été particulièrement touchée par les mycotoxines, en raison du retard des travaux de moisson lié aux pluies. La moitié ouest du pays est davantage concernée que l’Est. «Il est possible que les fabricants, selon les régions, relèvent leur consommation d’autres matières premières, comme le blé ou l’orge, afin d’adapter leurs formules», précise François Cholat. La profession confirme que des industriels ont dû refuser des lots présentant des taux trop élevés. Elle constate également que les coproduits (incluant les drêches), issus du broyage des grains de maïs, concentrent davantage les mycotoxines. Toutefois, le Snia se veut rassurant: «La situation est tout à fait gérable, notamment grâce au plan Oqualim. Il faut simplement que les fabricants soient prévenus à l’avance, par leur fournisseur, des teneurs en mycotoxines des lots qu’ils leur livrent», indique le président.
Œufs: l’italien Eurovo met un pied en Belgique en acquérant Hulstaert NV
L’industriel de l’œuf italien Eurovo met un pied en Europe du nord en acquérant en Belgique le producteur d’ovoproduits Hulstaert NV, a informé le journal italien Il Sole 24. Hulstaert NV est une PME prévoyant 15 M€ de chiffre d’affaires en 2025 et que le groupe italien prévoit de développer. Implanté en France (à travers sa filiale Liot), ainsi qu’en Espagne, en Roumanie, en Pologne et en Angleterre, Eurovo accède ainsi plus facilement aux marchés du nord de l’Europe, comme l’explique son directeur des ventes et du marketing dans le journal. Hulstaert NV, implanté dans la partie flamande de la Belgique, produit en particulier de l’œuf liquide en petits conditionnements pour les métiers de bouche, sous sa marque Fleggs. C’est aussi un fournisseur des industries agroalimentaires. Le belge vend déjà au-delà de ses frontières. Son potentiel de production est de 10 000 tonnes de produits par an, selon le journal.
Viande: la préfecture suspend partiellement l'activité de l’abattoir Rhône Ouest
La préfecture d'Auvergne-Rhône-Alpes a suspendu le 3 janvier l'activité d'abattage des porcs dans l’abattoir Rhône Ouest, après une inspection ayant mis en évidence «des anomalies majeures en matière de protection animale». La préfète «a pris la décision de suspendre l'activité d'abattage des porcins sur le site de Saint-Romain-de-Popey» de la société Secat, avec effet immédiat, indique la préfecture dans un communiqué. Cet abattoir public dispose de deux chaînes d'abattage: une bovine et une ovine et porcine. L'activité bovine est maintenue sous réserve de «procéder à un certain nombre d'actions» pour l'améliorer, précise la préfecture; sur la branche ovine/porcin, l'activité porcine présente des anomalies et est donc suspendue. L'arrêté de suspension pourra être levé «dès la mise en œuvre des mesures correctives demandées» et «la transmission des documents justificatifs sollicités», précise la préfecture. La DDPP (préfecture) avait réalisé les 30 et 31 janvier une inspection à vide puis en fonctionnement de la chaîne porcine, après la diffusion d'une vidéo et le dépôt d'une plainte par l'association L214 contre l'abattoir pour «sévices graves et mauvais traitements» sur des moutons, des cochons et des vaches, tués entre ses murs.
Porc: atteindre les objectifs environnementaux nécessiterait une baisse de production de 28% (Ifip)
Parmi 20 scénarios d’évolution de la filière porcine à horizon 2050 présentés par l’Ifip aux Journées de la recherche porcine, le seul combinant objectifs environnementaux (en particulier les émissions de GES) et souveraineté est associé à une réduction de production de 28% et de la consommation de 20%. Ce scénario est l’un des plus coûteux en investissement dans des bonnes pratiques environnementales. Mais surtout, une telle réduction de la production «engendre une fragilisation importante de l’aval», selon Sandrine Espagnol, ingénieure environnement au pôle Techniques d’élevages de l’institut du porc, qui présentera ses travaux le 4 février. «Mettre en péril des abattoirs peut conduire à la disparition d’une filière régionale», explique-t-elle, en pointant «des effets de seuils». À l’inverse, un objectif de souveraineté basé sur la consommation actuelle aboutirait à des émissions nationales porcines qui excèdent de 45% les objectifs de la SNBC (Stratégie national bas carbone) pour les émissions de GES des élevages français et l'aliment produit en France, avec un coût encore plus élevé en bonnes pratiques environnementales. Dans son étude, l'Ifip a calculé sept indicateurs de durabilité, dont les émissions de polluants, les besoins en terres cultivées, l'azote valorisable, le coût des bonnes pratiques environnementales ou encore la couverture de la consommation.
Aliments ultra-transformés: pas encore d'indicateur fiable, d'après l'Anses
Dans un rapport paru le 30 janvier sur le concept d'aliments ultra-transformés, l'Anses (agence sanitaire/réglementaire) constate «l'absence de définition consensuelle» et donc l'impossibilité de trouver un indicateur fiable sur lequel asseoir des politiques de santé publique. Sur dix indicateurs examinés, des études associent un sur-risque de maladies chroniques non transmissibles (MCNT, dont diabète de type 2, surpoids, cancer du sein, cancer colorectal...), pour sept d'entre eux, mais avec un poids de preuve faible. Même le plus couramment utilisé, l'indicateur brésilien Nova souffre d'un «manque de reproductibilité», et certains manquements comme l'absence de la prise en compte du risque d'apparition de substantes néoformées. Si bien que l'Anses considère que «cette classification, ni aucune autre étudiée, ne peut servir directement de base à la construction d'outils de prévention des MCNT, tels que des recommandations ou une inclusion dans un mécanisme de catégorisation». Le sujet n'est pourtant pas neuf. En juin 2022, des chercheurs de la Société française de nutrition, de l’Inrae, de l’Inserm et de trois autres organismes* avaient plaidé pour la création d’un nouveau système de classification des aliments selon leur niveau de transformation, soulignant la faiblesse de l'indicateur Nova. La France s’était donné l’objectif de réduire de 20% la consommation de ces produits entre 2018 et 2022.
*Bordeaux Sciences Agro, VAB-Nutrition et MS-Nutrition
Emballage: le Fourgon (produits en verre consignés) lève 8,2 millions d’euros pour son expansion
La start-up Le Fourgon, qui livre à domicile divers produits en bouteilles et bocaux de verre consignés, annonce poursuivre son expansion géographique grâce à l’extension de son financement en série A (financement d’une croissance amorcée) à hauteur de 8,2 millions d’euros (M€). Parmi les investisseurs figure Lita, plateforme digitale de l’investissement citoyen durable, dont le directeur des investissements, Maxime Getten, juge que le Fourgon est «l'entreprise la mieux placée pour massifier le recours à la consigne en France et en Europe», dit-il dans le communiqué de la start-up. Le livreur-recycleur déclare être présent dans plus de 20 métropoles en France dans le nord, le sud-ouest, l’ouest et le sud-est de la France. Il poursuit son expansion et projette d’être présent dans deux nouvelles villes au cours du premier semestre 2025, tout en développant le segment B2B, qui représente pour le moment 12% de ses activités. L’entreprise va aussi enrichir ses gammes de produits en donnant une priorité à l’épicerie et aux produits de la maison. La levée de fonds se compose de 5,7 M€ levés auprès de ses principaux investisseurs – ID4 Ventures, Teampact Ventures, La Poste Ventures, avec l’arrivée de Bred, Noshaq et Future Positive Capital – et de 2,5 M€ collectés auprès de 1590 particuliers via la plateforme Lita.
Banque: BPCE se lance dans le conseil aux entreprises
Le groupe bancaire BPCE, rassemblant notamment les Caisses d'épargne et les Banques populaires, a annoncé le 3 février la création d'une société de conseil aux entreprises, en partenariat avec le cabinet Eurogroup consulting. «Cette nouvelle structure, par son ancrage régional fort et son approche personnalisée, accompagnera les clients des Banques populaires, des Caisses d'épargne (...) sur leurs enjeux de développement, d'adaptation et de transformation», selon un communiqué. La société, baptisée BPCE Partenaire conseil, est une coentreprise à parts égales entre le groupe bancaire et Eurogroup. Annoncée dans le plan stratégique de la banque en juillet, elle s'adresse aux dirigeants de PME, d'ETI et aux institutionnels. Les consultants – une trentaine cette année et potentiellement 150 à 200 d'ici cinq ans – interviendront notamment sur les sujets stratégiques, les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance d'entreprise (ESG), la gestion de crise ou encore le développement à l'international. L'ambition est de réaliser plus de 3000 missions d'ici cinq ans, facturées en moyenne entre 25 000 et 35 000 euros pour des durées de quatre à huit semaines. «Il n'y a pas d'offre bancaire équivalente sur le marché», a souligné la d.g. du réseau bancaire et de l'assurance, Hélène Madar, lors d'une conférence de presse téléphonique.