Agra Business | Biodevas, Agrana/Ingredion, Maïsadour, Desialis, Upcoop

hero

Similis in-vitro : Londres évalue huit produits en vue d’une vente dans deux ans

La FSA (agence sanitaire britannique) a annoncé le 10 mars les huit lauréats* de son programme d’évaluation des produits d’agriculture cellulaire (CCP, pour Cell-Cultivated Products). D'après un communiqué, « l’agence s’engage à réaliser l'évaluation complète de la sécurité de deux CCP au cours des deux prochaines années », préalable à une commercialisation outre-Manche. Les aliments concernés : du sucre, de la viande et des produits laitiers, produits à partir de cellules prélevées sur des animaux ou plantes, puis cultivées dans des bioréacteurs. Au-delà de l’évaluation sanitaire, le programme fournira des lignes directrices aux autorités, afin « d'évaluer plus efficacement les demandes de création de CCP et de s'assurer qu'elles sont sûres avant d'être vendues aux consommateurs ». Ce programme sera mené par « une équipe de scientifiques et d'experts en réglementation », « en collaboration avec des organismes universitaires, l'industrie des CCP et des organisations commerciales ». Une implication des entreprises qui soulève des critiques, selon un article de la BBC : « Les sociétés qui aident la FSA à élaborer ces réglementations sont celles qui sont le plus à même de bénéficier d’une dérégulation », pointe Pat Thomas, directrice de l’association Beyond GM. * Hoxton Farms, BlueNalu, Mosa Meat, Gourmey, Roslin Technologies, Uncommon Bio, Vital Meat et Vow.

Porc: au Danemark, obligation d’anesthésier avant castration depuis le 1er mars

Dans un communiqué paru le 28 février, le ministère danois de l’Alimentation et de l’Agriculture informe de l’entrée en vigueur le 1er mars de l’obligation d’anesthésier les porcelets avant leur castration. Les éleveurs seront par ailleurs tenus de rafraîchir les porcs dès que les températures vont s’élever en actionnant les gicleurs (sprinklers) installés dans leurs bâtiments selon une fréquence et une durée appropriées. Le communiqué mentionne le lien entre la chaleur estivale favorisant l’agressivité des porcs et les cas de caudophagie. Cette agressivité doit être contrôlée puisqu’un nouveau régime fiscal encourage les éleveurs à réduire la pratique de section des queues des porcelets. Ces dispositions, rappelle le communiqué, font partie du programme «Ensemble pour les animaux» signé en février 2024 entre le gouvernement (social-démocrate, de gauche, modéré), le parti populaire socialiste, l’alliance libérale, le parti populaire conservateur, la gauche radicale, le Parti populaire danois et l’Alternative. Le ministre Jacob Jensen se félicite de la pleine réalisation de ce programme de 31 initiatives visant à améliorer le bien-être des animaux de toutes espèces, y compris de compagnie.

Porc/PPA: incidence toujours vive à l'ouest de l'Allemagne et au nord de l'Italie

Le dernier bulletin de la plateforme d'épidémiosurveillance Esa, édité le 4 mars, fait état d’une « densification » des cas sauvages de peste porcine africaine (PPA) dans le sud du land de Hesse en Allemagne, et de la poursuite des détections dans le nord de l’Italie. Les nouveaux cas allemands se concentrent le long du Rhin, le sud du land de Hesse ayant connu 77 nouvelles déclarations la semaine passée. Pour autant la distance du cas sauvage le plus proche de la France reste de 70 km. L’incidence mensuelle est montée à 220 cas sauvages en Allemagne. Ces cas sont désormais essentiellement déclarés dans l’ouest du pays, alors que la maladie se fait plus rare sur le front polonais. En Italie, la PPA remonte vers le nord entre la Lombardie et le Piémont, le long de la rivière Tessin, se rapprochant de la Suisse (à 43 km). D’après la Commission européenne, l’incidence mensuelle continue de monter en Italie depuis début novembre 2024 pour atteindre 61 cas. Tous les cas détectés ces quatre dernières semaines l’ont été en haut de la Botte. De nouveaux cas ont été détectés dans le sud du Piémont, mais la distance la plus courte de la frontière française reste de 55 km.  

Maraichage/pesticides : nette baisse des IFT en dix ans pour les principales cultures

Contrairement aux grandes cultures, pour lesquelles les indices de fréquence de traitement (IFT) de pesticides stagnent, les principales cultures légumières françaises ont connu des progrès significatifs dans la baisse des usages depuis dix ans, selon l'enquête Pratiques culturales 2022 publiée le 7 mars par le ministère de l'Agriculture. La réduction la plus importante est observée en tomates, où l'IFT total a reculé de plus d'un tiers, à 6,5 en 2022, contre 10,3 en 2019 et 2013. En carottes, l'IFT a baissé d'un point, à 6,6 en 2022 (contre 7,7 en 2019 et 8,02 en 2013). En fraises, l'IFT a baissé de 1,5 point, à 5,4 (contre 6,9 en 2019 et 6,37 en 2023). En melon, la baisse est de 2,8 points, avec un IFT total de 4,9 en 2022 (contre 7,7 en 2019 et 6,25 en 2013). En choux à inflorescences, l'IFT baisse de 0,7 point, à 2,2 ; et il chute de 3,4 points en choux à feuilles, à 3,5. L’IFT total mesure la quantité de pesticides administrée sur une parcelle, ou lors du stockage, exprimée en nombre de doses de référence des produits utilisés. Les IFT à la parcelle peuvent varier significativement selon la pression parasitaire de l'année ; dans le cadre de certains MAEC, c'est une moyenne pluriannuelle qui est utilisée pour évaluer la baisse des usages.

Fruit et légumes : hausse du nombre de Français pratiquant l’autoproduction (étude)

Selon la seconde édition de l’observatoire de l’autoproduction Gamm Vert/Obsoco sorti le 10 mars, le nombre de Français cultivant des légumes a progressé de 4 points entre 2022 et 2024 (atteignant 36% des répondants) et ceux cultivant des fruits, de 2 points (43%). Par ailleurs, ils sont 31% à confectionner des conserves ou bocaux de fruits et 23% en ce qui concerne les légumes. Globalement, 38 millions de Français pratiquent au moins une activité d’autoproduction, dont une très grande majorité (28,8 millions, soit 63%) cultivent des fruits, des légumes ou des herbes aromatiques. Le reste concerne la fabrication d’engrais naturel (43%), les conserves et charcuterie (36%) l’élevage de poule (9%) ou l’apiculture amateur (1,3%). «L’autoproduction confirme sa dynamique positive avec 13% de nouveaux pratiquants (soit 5,8 millions de Français). Les nouveaux producteurs sont plus jeunes, plus urbains, mais aussi plus modestes» souligne l’étude. Les motivations sont diverses. Si disposer de produits bruts et sains est la première raison (55%), près de 38% indiquent être dans une démarche d’économie: cette motivation gagne 8% entre 2022 et 2024, reflétant le contexte inflationniste. En 2024, la somme annuelle moyenne consacrée à l’autoproduction est de 200€ par individu, légèrement en baisse par rapport à 2022 (-18€).

Météo/climat : l'Espagne entrevoit la fin de la sécheresse après des pluies torrentielles

L'Espagne est sur le point de sortir de l'épisode de sécheresse auquel elle est confrontée depuis 2021 à la faveur des fortes pluies tombées à l'automne ainsi que ces derniers jours, a annoncé le 11 mars l'Agence météorologique espagnole (Aemet). « Si nous analysons les pluies qui se sont accumulées (...) au cours des douze derniers mois sur l'ensemble de l'Espagne péninsulaire, à la fin février, il n'y avait plus de sécheresse », a assuré le porte-parole de l'Aemet, Ruben del Campo, lors d'une conférence de presse. Mais « il y a un autre type de sécheresse, qui est la sécheresse de longue durée, analysée en comptabilisant les précipitations des trois années précédentes », a précisé M. del Campo, en rappelant que l'Espagne avait souffert d'un important déficit de précipitations sur cette période. « À la fin février, la quantité de pluie accumulée [sur ces trois années] était encore inférieure à la normale », a-t-il indiqué, tout en précisant que cette situation était sur le point de prendre fin en raison des pluies tombées ces derniers jours sur la péninsule ibérique. « Nous avons un mois de mars très pluvieux », a relevé M. del Campo, en rappelant que des « records de précipitations » avaient été enregistrés dans certaines régions.

Relations commerciales : vers une transparence renforcée autour du SRP+10

A l’issue de son examen par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale le 11 mars, la proposition de loi (PPL) sur le prolongement du SRP+10 au-delà du 15 avril 2025 a été adoptée. Cette PPL dont le rapporteur est le député Stéphane Travert (Renaissance) prévoit un prolongement du dispositif pour certains produits alimentaires jusqu’au 15 avril 2028 afin de «garantir un cadre juridique stable», «préserver les équilibres commerciaux» et «poursuivre l’évaluation des impacts». Pour les produits de DPH (droguerie/parfumerie/hygiène), l’encadrement des promotions prendra fin au 15 avril 2026 comme prévu dans la loi Descrozaille. Plusieurs amendements ont été adoptés ; pour avoir une vision précise de l’impact de la loi, il est prévu que les distributeurs fournissent des éléments précis sur l’utilisation du surplus de marge qu’a engendré le SRP+10 pour certains produits d’appel. Or en cas de manquement, l’amendement CE30 prévoit que le distributeur pourra être puni d’une amende administrative ne pouvant excéder 75000 euros pour une personne physique et 375 000 euros pour une personne morale. Les grands fournisseurs de PGC (produits de grande consommation) devront transmettre chaque année un document présentant la part du surplus de chiffre d’affaires généré par le dispositif et l’amélioration de la rémunération de leurs propres fournisseurs (amendement CE5). Les mêmes sanctions que pour les distributeurs sont prévues.

Climat: Upcoop lance la mesure de l'empreinte carbone via les titres-restaurant

La coopérative Upcoop, notamment spécialiste des titres-restaurant, va proposer aux salariés de mesurer l’empreinte carbone de leurs repas achetés avec leur carte UpDéjeuner. Ce dispositif novateur est en cours de déploiement en Belgique, via sa filiale Monizze, et arrivera prochainement en France. Objectif : encourager la consommation éco-responsable et « inciter les salariés à réduire l’empreinte carbone liée à leurs achats alimentaires d’au moins 13% », indique la coopérative. Le nombre d’utilisateurs potentiels s’élève à 400 000 en Belgique et à 1 million en France au lancement. Cette fonctionnalité, développée en partenariat avec Ecolytiq, est intégrée dans l’application du salarié qui peut « visualiser instantanément les émissions de CO₂ associées à chaque achat ». S’ajoute « un suivi mensuel » et des « conseils pratiques » pour s’améliorer. L’empreinte est calculée « en analysant les dépenses des utilisateurs dans des catégories telles que les supermarchés, la restauration rapide et les boucheries », détaille Upcoop, tandis que « chaque catégorie est associée à des facteurs d'émission moyens basés sur la production, le transport et la transformation des produits achetés », en s’appuyant sur « des facteurs d'intensité carbone fiables dérivés d’Exiobase » (base de données). 

Biostimulants: Biodevas obtient l’homologation CE pour ses solutions culturales

La laboratoire Biodevas a obtenu l’homologation CE pour « l’ensemble de ses biostimulants, couvrant la totalité des cultures agricoles », annonce l’entreprise française dans un communiqué le 11 mars. Il obtient ainsi le marquage de conformité européenne en matière de sécurité, santé et protection de l’environnement pour « un nombre important de produits de catégories PFC6.B (biostimulants non microbiens des végétaux) et PFC7 (combinaisons) ». Cette homologation va permettre à Biodevas de mettre en marché ses solutions de manière « plus rapide » dans l’espace européen, « sans nécessiter d’homologations nationales spécifiques ». Grâce à cette « simplification », Biodevas espère réaliser la moitié de son chiffre d’affaire Cropscience en Europe « d’ici deux ans », et « 70% à horizon 2030 ». Actuellement, rappelle Biodevas, sa « trentaine » de biostimulants dédiée aux cultures,  représentant « 50% de l’activité de l’entreprise, est « principalement commercialisée en France ». 

Farine : Vivescia annonce un don de 100 000 paquets aux banques alimentaires

Dans un communiqué du 10 mars, le groupe Vivescia a annoncé un don de 100 000 paquets de farine de marque Francine aux banques alimentaires de la région Grand-Est. Il s’agit en réalité d’un bilan établi sur la période allant du 1er juin au 1er décembre 2024. Les dons représentent un volume de 100 t de farine, représentant environ un quart des besoins nationaux des banques alimentaires. « Il s’agit de dons de blé directement offerts par les agriculteurs puis transformés et acheminés par la chaîne de solidarité mise en place par Vivescia », précise dans le communiqué Bernard Bonnes, vice-président des Banques alimentaires. L’opération s’intègre dans le cadre du projet « filière solidaire don de Blé Francine », lancé depuis 3 ans par le groupe coopératif.

Amidon : l'autrichien Agrana et l'américain Ingredion créent une joint-venture en Roumanie

La Commission européenne a donné son feu vert à la création d’une joint-venture par le groupe agroalimentaire autrichien Agrana et l'américain Ingredion pour développer la production d’amidon en Roumanie, estimant le 11 mars que cela ne posait pas de problèmes de concurrence. Plus précisément, la coentreprise réunit Agrana Stärke GmbH (filiale d’Agrana Beteiligungs-AG) et Ingredion Germany GmbH (filiale du groupe Ingredion), cette dernière avec 49% des parts. « Cette collaboration combine nos différentes expertises en matière de production d'amidon », a indiqué Stephan Büttner, PDG d’Agrana Beteiligungs-AG, dans un communiqué en décembre, « et s’inscrit parfaitement dans notre stratégie de groupe ‘’Next Level’’ ». Pour rappel, Agrana se revendique « leader mondial » du marché des préparations à base de fruits, « premier producteur de concentrés de jus de pommes et de baies », « premier producteur de sucre en Europe centrale et orientale », avec un segment important sur l’amidon, qui représente près d'un tiers du chiffre d'affaires du groupe sur le dernier exercice. De son côté, Ingredion Germany GmbH développe et produit des amidons utilisés comme « ingrédients fonctionnels » dans la production de divers produits alimentaires. 

Luzerne : Désialis table sur une baisse significative des surfaces en 2025 et 2026

LLors d'une conférence de presse le 11 mars organisée par La Coopération Agricole - Luzerne de France, le directeur général de Désialis (commerçant français de luzerne déshydratée) Pierre Bergoc a annoncé s'attendre « à une baisse de plusieurs milliers d'hectares de la surface de luzerne », lors des deux prochaines années,  sur la zone d'influence de la société, qui commercialise les volumes produits sur environ 80 % de la sole nationale. Cette dernière s'élèvait à 68 000 ha en 2023. Plus en détail, Désialis projette pour le moment un recul de 5 % de la sole entre les étés 2023 (récolte 2024) et 2024 (récolte 2025). Un nouveau repli de 5 % est attendu à l'été 2025 (récolte 2026). La raison : la chute des cours mondiaux et français, plombant la rentabilité des producteurs, qui seraient amenés à abaisser leurs plantations. Les éléments baissiers sont multiples : chute des cours du complexe protéine (tourteaux, blé, issues de meunerie), forte production états-unienne de luzerne, faible demande chinoise, production espagnole dépassant les attentes etc. Selon nos confrères de La Dépêche-Le Petit Meunier, les prix en base départ Marne, principal indicateur français, passent de plus de 300 €/t courant 2023 à 185 €/t en 2025.

Maïs : Maïsadour profite de nouveau de la ligne ferroviaire Laluque-Tartas (Landes)

Un train chargé de maïs appartenant à Maïsadour a, le mois dernier, inauguré la réouverture de la ligne de fret entre Laluque et Tartas, dans les Landes. 12,6 kilomètres de voies réhabilités pour un montant de 16,6 millions d’euros, financés à 70 % par la région Nouvelle-Aquitaine et 30 % par l’État. Cette ligne, reliée au réseau ferré national, va permettre à la coopérative d’acheminer son maïs vers l’un de ses clients amidonniers italiens, réduisant ainsi l’utilisation de camions. « Une initiative unique en Nouvelle-Aquitaine sur le secteur agricole, à l’impact environnemental bénéfique, qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie Ambition 2030 de Maïsadour », précise le groupe coopératif dans un communiqué du 11 mars. Chaque semaine, un train de 1200 tonnes quittera le silo de Bégaar de Maïsadour. » L’objectif est de charger entre 12 et 15 trains au total - près de 650 camions en moins sur les routes -, soit plus de 500 tonnes d’équivalent CO2 évitées, l’équivalent de 500 vols aller-retour Paris-New-York. Une économie également financière puisque le coût moyen du fret ferroviaire oscille entre 0,05 et 0,10 € par tonne-kilomètre. Pour accompagner cette nouvelle approche logistique, l’organisation interne au sein du silo a également été repensée. Déjà, le groupe cherche d’autres destinations en Europe, pour de nouveaux clients. (Anne Gilet)

Céréales: le Coceral abaisse légèrement ses prévisions de récolte dans l'UE

Dans ses prévisions pour 2025, publiées le 11 mars, le Coceral (commerçants européens de grain) a révisé à la baisse la récolte de céréales dans l’UE et au Royaume-Uni à 296,1 millions de tonnes contre 297,8 Mt prévues en décembre. Des estimations qui restent au-dessus des 278,2 Mt récoltées en 2024. La production de blé atteindrait 137,2 millions de tonnes (contre 125,1 Mt en 2024, mais 140,4 Mt prévues en décembre). Des semis inférieurs aux prévisions initiales en France et au Royaume-Uni ont pesé sur les perspectives. Même constat pour l’orge dont la récolte est estimée à 58,8 Mt (contre 57,8 Mt en 2024 et 59,7 Mt prévues en décembre). Les prévisions de récoltes de maïs sont, elles, revues à la hausse à 63,3 Mt contre 61,9 Mt en décembre et 58,9 Mt collectées en 2025. Côté oléagineux, la récolte de colza devrait passer de 18 Mt l’année dernière à 20 Mt en 2025 (en léger recul par rapport aux 20,3 Mt prévues de décembre) « principalement en raison d’un retour à des plantations normales en Roumanie et en Bulgarie et d’une reprise des rendements en France et en Allemagne », souligne le Coceral.

Machinisme : dans le sud de la France, le concessionnaire T3M rachète Occitaine Agri

Dans un communiqué du 11 mars, le concessionnaire en machinisme agricole T3M basé à Revel (31) a annoncé le rachat d’Occitaine Agri, distributeur gersois de la marque New Holland. Le montant de l'opération n'a pas été révélé. Dégageant un chiffre d'affaires annuel d'environ 145 millions d'euros (M€) avant le rachat, pour 318 salariés, T3M vise désormais les 170 M€ en 2025 grâce à cette opération. Le communiqué précise qu'Occitaine Agri affichait un chiffre d'affaires annuel de 18 M€, pour 39 collaborateurs. Le dirigeant de l'entité gersoise Cyril Darrivère reste en poste, et « continuera à piloter les activités de l’entreprise en s’appuyant sur l’expertise et l'engagement de ses équipes », précise le communiqué. T3M explique que le rachat lui permettra de disposer de 24 agences, majoritairement basées dans le sud de la France. Le groupe détient également une agence en Espagne et une autre au Chili. La transaction s’inscrit dans une tendance de fond d’expansion du groupe, indiquant qu’il avait embauché 56 personnes en 2024. De nouveaux recrutements sont prévus « pour soutenir sa croissance ». 

Coopératives : Olivier Charasse, directeur général de la Coop de Puiseaux

Olivier Charasse est, depuis le 10 février, le nouveau directeur général de la coopérative de Puiseaux (Loiret). Il remplace Pierrick Pigot, à ce poste depuis mars 2022, qui quitte l’entreprise le 14 mars pour reprendre l’exploitation familiale. Olivier Charasse connait bien le monde agricole puisqu’il a, durant 23 ans, occupé différentes missions chez Syngenta (chef produits, responsable marketing...) avant de prendre, en septembre 2022, la direction du pôle agricole du groupe coopératif Scael (Eure-et-loir). (Anne Gilet)

Erratum sur le conseil spécialisé Viandes blanches de FranceAgriMer

Décidément... Contrairement à ce qui a été indiqué par erreur dans l'Agrafil daté du 11 mars, Xavier Van Den Bossche est nommé membre du collège des représentants de la production agricole dans le conseil spécialisé FranceAgriMer Viandes blanches - et non président de ce collège. Il remplace François Valy, nommé président du conseil spécialisé en octobre.