Coopératives : Cérèsia va déployer une IA générative métier pour ses technico-commerciaux
Lors du congrès des coopératives agricoles de 2024, LCA Solutions + (branche innovation de La Coopération agricole) avait présenté un prototype de ChatCoop, un assistant métier reposant sur l’intelligence artificielle (IA) générative. Près d'un an plus tard, Cérèsia a annoncé, le 26 novembre, qu’elle serait la première coopérative à le déployer. Conçu sur un modèle propriétaire et alimenté uniquement par des données internes contrôlées, l’outil doit accompagner les technico-commerciaux. « Objectif : offrir à nos adhérents un service plus rapide, plus fiable et plus précis, directement connecté à leurs besoins », indique Stéphane Dos Santos, directeur général adjoint, sur LinkedIn. Le lancement opérationnel est prévu pour janvier 2026. L’outil a été co-développé par Cérèsia et LCA Solutions +, à la demande de la coopérative, puis ajusté et personnalisé selon ses usages. Une autre IA est en cours de co-développement entre LCA Solutions + et Océalia, centrée sur le métier de saisonnier. D’autres usages pourraient suivre : marketing, QHSE (qualité, hygiène, sécurité, environnement), comptabilité, etc. (Elena Blum)
Engrais phosphatés : en Tunisie, vastes manifestations contre l'usine GCT de Gabès
Fin octobre, des milliers de personnes se sont de nouveau rassemblées à Gabès en Tunisie pour exiger la fermeture d’un complexe chimique, rendu responsable de centaines de cas d’intoxication depuis début septembre. Des vidéos d’élèves pris en charge par des ambulances ou évacués dans les bras de proches après des malaises et suffocations avaient déjà poussé le 21 octobre des dizaines de milliers d’habitants dans les rues de Gabès (sud-est), une mobilisation inédite selon des militants. Fumées grisâtres ou noires, yeux et nez qui piquent et odeurs âcres, le complexe du GCT, inauguré en 1972 en bord de mer, est critiqué depuis des années par les riverains et Stop Pollution. Le groupe étatique, qui fabrique des fertilisants à base de phosphates, rejette ses résidus solides (des phosphogypses contenant des métaux lourds) en pleine mer et sur la plage. Dans une série d’enquête parue le 20 octobre, le média Vakita indiquait que l'entreprise Phosphea (groupe Roullier) avait «des intérêts économiques» au sein du complexe industriel de Gabès. Elle achète de l’acide phosphorique au GCT et l’utilise pour fabriquer sur place des compléments alimentaires pour animaux.
Porc : L214 porte plainte contre deux élevages du président de Cooperl et contre Carrefour
L214 a diffusé le 27 novembre un communiqué annonçant sa plainte contre deux élevages cogérés par le président de la Cooperl, Bernard Rouxel, et contre Carrefour, dont ils approvisionnent la Filière qualité. Donnant à voir une infestation de cafards et des animaux en mauvais état, l’association antispéciste appelle le distributeur à respecter son Plan Protein Pact qui vise à réduire drastiquement les ventes de produits de « l’élevage intensif ». Contacté par l’AFP, Carrefour a informé qu’il pourrait décider d’un déréférencement complet et porter plainte contre ces fournisseurs à l’issue d’un audit et de l’enquête des services vétérinaires. Réagissant le jour-même, l’interprofession porcine Inaporc a interprété cette communication comme un moyen de récolter des dons en cette fin d’année. Elle affiche sa solidarité envers les éleveurs de la première coopérative porcine française, chez qui « aucune non-conformité n’a été constatée par la DDPP » (préfecture), qui a, selon son communiqué, « déjà diligenté un contrôle dans l’un des deux élevages visés par l’association ».
Volailles : LDC souhaite s'étendre dans l'Ouest, au Royaume-Uni et en Allemagne
Lors de la présentation des résultats semestriels de LDC le 26 novembre, le p.-d.g. Philippe Geslin a affirmé que son groupe pourrait aider à faire émerger 400 élevages de poulets dans les cinq ans en France et qu’il envisageait la construction d’un nouvel abattoir dans le Grand-Ouest. Il a aussi révélé que son groupe était prêt à de nouvelles acquisition à l’étranger, particulièrement des sociétés de taille moyenne au Royaume-Uni et en Allemagne, en soulignant bien que l’objectif de ces croissances externes en Europe visent la consommation du pays d’implantation et des pays limitrophes. Au cours du semestre (mars 2025-août 2025), « l’activité du groupe a été portée par les acquisitions et les revalorisations tarifaires dans un contexte de bonne tenue de la consommation », fait-il valoir dans son communiqué de presse. Les acquisitions du traiteur Pierre Martinet en mai 2025 et de quatre entreprises étrangères en 2024 (deux en Pologne, une en Allemagne, une en Roumanie) ont fait bondir le chiffre d’affaires global du semestre, qui progresse de 15,6 %, à 3,45 Md€. À l’international, l’évolution du chiffre d’affaires (hors impact de change) est de 66 % pour une augmentation du volume vendu de 47,1 %.
Volailles : LDC a revalorisé ses prix d'achat aux éleveurs et prévoit 400 nouveaux bâtiments
Lors de la présentation des résultats semestriels de LDC le 26 novembre, le p.-d.g. Philippe Geslin a affirmé que son groupe pourrait aider à faire émerger 400 élevages de poulets dans les cinq ans en France et qu’il envisageait la construction d’un nouvel abattoir dans le Grand-Ouest. Au cours du semestre (de mars 2025 à août 2025), l’activité volailles du groupe (en France) a été portée par les revalorisations tarifaires, « notamment destinées à soutenir la modernisation de la filière dans un contexte de hausse de la consommation », souligne son communiqué. Hors amont (et hors œufs), les ventes semestrielles ont progressé de 0,8 % en volume et de 7,3 % en valeur, atteignant 2 Md€. Philippe Geslin a mis en avant un effort total en année pleine de 90 M€ d’accompagnement supplémentaire pour couvrir les charges de la filière amont, qui a engendré 297 M€ de chiffre d’affaires. Il a précisé que les producteurs avaient été prioritaires, mais que les reproducteurs, éleveurs de poulettes (pour la ponte) et usines d’aliment avaient aussi été aidés. Pour la suite, LDC annonce un plan d’accompagnement de 30 M€ jusqu’en 2030, comprenant à court terme la rénovation de tout le parc selon son cahier des charges Nature d’éleveurs.
Bovins : Euralis compte passer de 2 000 à 5 000 places d’engraissement de JB
L'organisation de producteurs (OP) bovins d’Euralis a présenté, le 25 novembre, son nouveau contrat de production de jeunes bovins, d'une durée de trois ans et développé, pour la première fois dans le Sud-Ouest, avec les partenaires de l’aval. « Le prix payé à l’engraisseur tient compte des coûts de production et de l’évolution du marché », explique Cédric Maysonnave, responsable du groupement bovins chez Euralis. « Ce prix, encadré avec une borne basse, sécurise la marge des éleveurs. » L’enjeu pour la coopérative : aider à l’installation de nouveaux agriculteurs dans cette activité d’engraissement local, dans un contexte de marché porteur où la demande des marchés en jeunes bovins est historiquement élevée et les besoins des abattoirs importants. Sur les 10 derniers mois, les prix de vente des broutards engraissés ont augmenté de 37 %. L’OP bovins ambitionne ainsi de passer à 5 000 places d’engraissements d’ici 2030, contre 2 000 actuellement, en mobilisant une vingtaine d’engraisseurs supplémentaires. Pour les agriculteurs, c’est aussi une façon de sécuriser la valorisation de leur production de maïs, utilisée pour nourrir leurs animaux, tout en générant de la valeur ajoutée sur leur exploitation. (Anne Gilet)
Spiritueux : le bénéfice de Rémy Cointreau amputé d'un tiers au premier semestre
Le groupe de spiritueux Rémy Cointreau a vu son bénéfice net part du groupe amputé de 31,3 % au premier semestre de son exercice décalé, affecté notamment par un marché plus difficile pour le cognac en Chine. L'entreprise a réalisé un bénéfice de 63 M€, pour un chiffre d'affaires de 490 M€, en recul de 8,3 %, sur la période courant d'avril à septembre. Le cognac, qui représente plus de 60 % de l'activité du groupe, a vu ses ventes se contracter au second trimestre en Asie, notamment en Chine sur le segment haut de gamme. S'y sont ajoutées des perturbations résiduelles sur les duty free chinois, fermés pendant plusieurs mois aux eaux-de-vie de vin européennes du fait d'un conflit commercial sino-européen. Le résultat est en outre pénalisé par de nouveaux droits de douane, les États-Unis appliquant depuis août 15 % de taxes douanières aux alcools européens, quand les spiritueux en étaient jusque-là exemptés. Le bilan pâtit enfin de la force de l'euro et d'un effet de change défavorable avec le dollar et le renminbi (ou yuan). Dans ce contexte difficile, le groupe explique aussi qu'il maintient des investissements « soutenus » en marketing et communication, « partiellement compensés par un contrôle des coûts de structure ».
Agenda de la semaine agricole du 1er décembre 2025
Lundi 1er décembre
Discussion au Sénat du projet de loi de finances 2026 (toute la semaine)
Conférence de presse de Lorca (céréales) sur son bilan de campagne 2024-2025
Atelier sur la R&D en bio par l'Itab et la Maison de la bio, au salon Natexpo
Signature de contrats labellisés bio et équitable en fruits et légumes, au salon Natexpo
Mardi 2 décembre
Discussion à l'Assemblée du rapport de la CMP sur le PLFSS 2026
Les députés de la Coméco auditionnent Serge Papin, ministre du Commerce
Les députés auditionnent Nicolas Forissier, ministre du Commerce extérieur
14e conférence internationale sur les maladies des plantes à Angers, jusqu’au 4
Conférence de presse du Contrat de solutions (usagers des pesticides)
Conférence de l'IPBES (biodiversité) sur son rapport Business et biodiversité
Séminaire de l'Itab sur les couverts végétaux en agriculture biologique
Journée technique « insecte stérile » du CTIFL, à Baladran (Gard)
Conférence de presse annuelle de la FNEDT (entreprises de travaux agricoles)
Visioconférence sur la concertation dans les zones de captage
Salon Paysalia (horticulture) à Lyon, jusqu’au 4
Conférence de presse de Pollinis sur les NGT dans l’UE
Mercredi 3 décembre
Visite d'État d'Emmanuel Macron en Chine, jusqu'au 5 décembre
Trilogue (potentiellement le dernier) sur les nouvelles techniques de sélection génomique (NGT)
Assises de la FNPL (éleveurs laitiers, FNSEA) à Saint-Malo, jusqu'au 4 décembre
Conférence de presse de l'Anses sur les PFAS dans l'eau potable
Conférence de presse annuelle de la CGB (betteraviers, FNSEA)
Conférence de presse de Chavin sur le marché des vins sans alcool
Interbev (viande) présente son « plan de souveraineté alimentaire »
Jeudi 4 décembre
Congrès de Légumes de France (FNSEA), à Arras (jusqu’au 5)
Lancement du projet Re'colte (agriculture « régénératrice ») en Hauts-de-France
Séminaire Onvar « Dégenrons l'installation »
Évènement autour des 20 ans d'Intercéréales
Conférence de presse de Notre affaire à tous
Journée sur la santé des sols en Pays de la Loire, à Angers (jusqu'au 6)
Rencontres nationales de la logistique des circuits courts, en Normandie, jusqu'au 5
Débat à l'Assemblée entre Jean-Marc Jancovici et des agriculteurs
Vendredi 5 décembre
Assemblée générale de l'UGPVB (groupements d'éleveurs bretons)
Assemblée générale de Maïsadour
Assemblée générale de Nord Céréales
Assemblée générale de NatUp
Assemblée générale du groupe COC