Beuzelin lance une nouvelle application de commercialisation pour les agriculteurs
Le négoce Beuzelin a annoncé le 20 octobre le lancement d'une nouvelle application de commercialisation en ligne de céréales pour les agriculteurs, dénommée Maison Sources. L'innovation principale réside dans le fait que l'agriculteur peut fixer sa base (ou prime, soit la différence de prix entre marché à terme et marché physique, dans ce cas, le prix Rendu Rouen) et ensuite fixer son prix de vente de céréales plus tard, lui permettant de se couvrir contre le risque de base. Il peut aussi procéder à l'opération inverse (fixer le prix d'abord, et ensuite définir sa base plus tard, lui permettant de couvrir son risque prix). Corolaire de ce fonctionnement : le producteur a accès aux opportunités de commercialisation en direct, c'est-à-dire, aux prix d'achat du port de Rouen, sans passer par un intermédiaire (coopérative, négoce voire courtier en culture). Beuzelin est en effet un important fournisseur du port exportateur en question, et dispose donc de l'information. Il peut enfin fixer prime et prix final de vente immédiatement. Le producteur a enfin naturellement accès aux prix du marché à terme Euronext en temps réel via son téléphone/ordinateur (comme le proposent certains OS et prestataires de service). Au final, l'agriculteur peut construire lui-même son prix de vente, comme le ferait un commercial/négociant/trader.
Baisse des ventes d’Heineken au troisième trimestre
Le brasseur néerlandais Heineken a annoncé le 22 octobre une baisse de ses ventes de bière au troisième trimestre, plombées par un fort recul en Europe et en Amérique. « La volatilité macroéconomique a persisté comme prévu et s'est accentuée au troisième trimestre, créant un environnement difficile et entraînant des résultats mitigés », a déclaré Dolf van den Brink, directeur général du groupe, cité dans un communiqué. Les volumes de bière vendus ont atteint sur la période 59,0 millions d'hectolitres, contre 61,9 au troisième trimestre 2024. Heineken a également enregistré une baisse de 3% de son chiffre d'affaires net trimestriel, à 7,3 milliards d'euros. Le groupe a évoqué des « pressions inflationnistes » et des « tendances du secteur » défavorables. L'entreprise table sur une hausse de son bénéfice d'exploitation comprise entre 4 et 8 %. « Compte tenu du trimestre difficile que nous venons de traverser et sur la base de notre évaluation actuelle de la demande à court terme des consommateurs, nous prévoyons une légère baisse du volume pour l'année 2025 », a ajouté le brasseur.
Le français Nutropy lève 7 M€ pour préparer l'industrialisation de sa caséine in-vitro
La start-up Nutropy a annoncé le 23 octobre une levée de fonds de 7 M€. Cette levée, très majoritairement en capital, a été réalisée auprès d’investisseurs historiques et nouveaux : les fonds Big Pi Ventures et Zero Carbon Capital, qui ont mené l’opération, accompagnés par Beta Lab, Wyngate, la fromagerie Paul Dischamp, les sociétés d'investissement Desai Ventures et PVS Investments ainsi qu’Axel Johnson, via sa branche Novax. Le soutien financier public vient notamment de Bpifrance. Ce financement va permettre à la société de produire ses premiers lots de protéines laitières, des caséines, obtenus par fermentation de précision. Les caséines de Nutropy sont mises au point sans recours à des ingrédients issus des animaux et sont identiques aux protéines laitières issues du lait. « Cette mise à l’échelle industrielle va permettre de fournir des lots aux industriels afin qu’ils réalisent leurs tests », explique Nathalie Rolland, p.-d.g. de la société hébergée au Genopole d’Evry (Essonne). Avant tout développement commercial, Nutropy devra obtenir l’autorisation de mise sur le marché de cette nouvelle caséine. Un dossier pourrait être déposé auprès de l’Efsa à brève échéance.
Lisaqua va développer une ferme industrielle d’élevage de crevettes d’une capacité de 100 tonnes
Parima se rapproche d’une commercialisation de son foie gras in-vitro en Océanie
Le spécialiste français de la viande in-vitro Parima, né du récent rachat de Vital Meat par Gourmey, a annoncé le 17 octobre avoir franchi une étape réglementaire vers la commercialisation de sa viande de canard in-vitro en Australie et en Nouvelle-Zélande (lire l’article dans Agra Innovation). Selon le Food Standards Australia New Zealand (FSANZ), équivalent de l’Efsa en Europe, le dossier de Gourmey est examiné depuis début octobre 2025 au cours d’une procédure qui comportera notamment une consultation publique. Si aucun problème n’est soulevé, Parima pourrait obtenir le feu vert pour les deux pays dès la fin août 2026. L’entreprise française deviendrait alors la seconde à commercialiser de la viande in vitro en Australie et en Nouvelle-Zélande, après l’australienne Vow, qui propose notamment un foie gras de caille du Japon in-vitro. Parima espère commercialiser sa viande in vitro sous la marque Gourmey, pour une utilisation dans diverses préparations, dont du foie gras in-vitro et du pâté in-vitro. (Irina Lafitte, Agra Innovation)
Beyond Meat annonce un partenariat avec Walmart
Beyond Meat a annoncé le 21 octobre un « partenariat avec Walmart visant à élargir la disponibilité de certains de ses produits dans plus de 2000 magasins à travers les États-Unis. » La marque de substituts végétaux à la viande mise sur ses nouveautés comme le Beyond Burger, les émincées de poulet végétal non pané à forte teneur en protéines ou les burgers aromatisés. L’action cotée à la Bourse de New York a immédiatement bondi, une hausse due aussi, selon les spécialistes, à des conseils de boursicoteurs vedettes suivis par de nombreux particuliers. Après avoir atteint des sommets à près de 200 $ l’action en septembre 2020, sa cote tourne désormais autour de 4 $, mais avec de très fortes variations. C’est le cas ces derniers jours : le 16 octobre, l’action Beyond Meat valait 0,46 $. La société n’est pas en grande forme. En août, elle a revu à la baisse ses perspectives annuelles, en misant désormais sur un chiffre d'affaires ramené entre 470 à 520 M$ sur l'exercice, contre 560 à 620 M$ jusque-là. Beyond Meat a enregistré une perte nette de 97 M$ au second trimestre. « Les préoccupations croissantes des consommateurs à l'égard des aliments transformés réduisent considérablement l'attrait de la gamme de produits Beyond Meat, ce qui pousse les détaillants et les restaurants à service rapide à réduire considérablement leurs commandes », a déclarait Rachel Wolff, analyste chez Emarketer, début août auprès de Reuters.
LDC a rappelé 1800 barquettes, suspectant un produit de nettoyage
La marque Le Gaulois a informé Agra Presse le 22 octobre par l’intermédiaire de sa prestataire de communication que le rappel volontaire de barquettes signalé par le site internet gouvernemental Rappel Conso le 17 octobre était motivé par la « présence potentielle d'un produit de nettoyage » sur une ligne de production. Sur site (Sablé dans la Sarthe), « le risque a été circonscrit et la production a pu reprendre », complète-t-elle. Elle précise que l’industriel a procédé au rappel « par mesure de précaution » de 1800 UVC (des barquettes de 720 g, selon Rappel Conso) de filets de poulet jaune sous atmosphère. La fiche de Rappel Conso montre des filets de poulet jaune Le Gaulois « Oui c’est bon » estampillés « Sans traitement antibiotique ». Ils étaient commercialisés depuis le 15 octobre chez E.Leclerc et Auchan. Le rappel, qui dure jusqu’au 30 octobre (date limite de consommation) a pour motif « Suspicion de présence d'un contaminant chimique ». « Les enseignes concernées ont été contactées immédiatement afin de travailler conjointement sur le rappel de nos produits », souligne Le Gaulois.