Agra Business | Intermarché/Colruyt, Carrefour, Cavac, Cooperl, Naïo

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Distribution : Intermarché devra céder trois des 81 magasins rachetés à Colruyt

Le groupement Les Mousquetaires (Intermarché) devra céder 3 des 81 magasins rachetés au belge Colruyt, a indiqué le 17 février l'Autorité de la concurrence, qui a autorisé les autres reprises. L'Autorité de la concurrence fait état dans un communiqué « d'un engagement de cession d'un magasin dans trois zones locales où elle a identifié des risques d'atteinte à la concurrence ». Ces magasins rachetés à Colruyt sont à Poligny (Jura), Brazey-en-Plaine (Côte-d'Or) et Sainte-Foy-l'Argentière (Rhône). Le distributeur belge Colruyt, implanté en France depuis 1996, essentiellement dans le quart nord-est, avait annoncé en juin que le groupement Les Mousquetaires s'engageait à acquérir 81 des 105 magasins de son réseau intégré français, pour un montant total d'environ 215 millions d'euros. Outre les magasins cédés à Intermarché, 14 ont été repris par E. Leclerc, 3 par Carrefour et 2 par Super U. Cinq magasins ne seront toutefois pas repris, conduisant à la suppression de 53 emplois, avaient déploré fin janvier les syndicats. Ils avaient précisé qu'au total, le départ de Colruyt allait conduire à la suppression de plus de 700 emplois en France, dont environ 600 dans la région de Dole (Jura).

Distribution : Carrefour mettra l'accent sur le frais d'ici 2030

A l’occasion de la présentation le 18 février de son plan stratégique à l’horizon 2030, Carrefour a indiqué qu’il allait mettre l’accent sur les produits frais en convertissant des hypermarchés « en spécialistes du frais et du discount, inspirés de Marché Frais by Carrefour, proposant une offre de produits frais accessible et de qualité ». Le distributeur vise « 10 magasins à horizon 2030, dont 7 opérés en franchise par le groupe Marché Frais », chaîne de magasins franciliens avec laquelle il a noué un partenariat d'approvisionnement et de licence d'enseigne en 2024. Carrefour a également annoncé le développement de l'enseigne Match, reprise en 2024 au groupe Louis Delhaize, avec « un modèle plus spécialisé frais » et un « objectif de 160 magasins Match en 2030 », soit une hausse de 40% de points de vente. Une collaboration est prévue « avec le groupe Blachère pour le déploiement de 200 concessions fruits & légumes en France en hypermarchés et en supermarchés ». Plus généralement, Carrefour a annoncé viser un milliard d'euros d'économies par an d'ici à 2030. Ce programme d'économies combinera « gains aux achats marchands » - notamment grâce à son alliance sur les achats avec Coopérative U, Concordis, « simplification des sièges et productivité par l'IA ».

Porc : Cooperl propose un jambon à «impact climat réduit», une nouvelle allégation

Dans un communiqué du 18 février, la marque Madrange du groupe coopératif breton Cooperl annonce le lancement en GMS de ses tranches de jambon « Impact climat réduit », dont l’étiquette précise que les élevages fournisseurs émettent 20% de CO2 en moins. « Les recettes d’aliments ont été ajustées pour répondre plus finement aux besoins des animaux », est-il expliqué dans le communiqué, ce qui a permis de réduire le volume d’aliments, source de 50% de l’empreinte carbone, est-il précisé. En outre, les porcs élevés pour ce jambon sont soit des femelles, soit des mâles non castrés, puisqu’ « un porc entier transforme mieux son alimentation, ce qui permet de réduire les volumes consommés d’environ 5,5% », est-il expliqué. Et enfin les élevages engagés dans cette filière sont équipés de méthaniseurs permettant de valoriser 95 % des lisiers, transformés en fertilisants naturels et en biogaz. Le communiqué met en avant les efforts de la coopérative pour réduire l’impact environnemental et aussi le bien-être animal auquel elle consacre 4 à 5 millions d’investissements de R&D par an. Sa stratégie d’économie circulaire « engagée depuis plus de 30 ans représentant plus de 300 millions d’euros investis ».

Légumineuses : premiers pois chiches Label Rouge, décrochés par Cavac

La coopérative vendéenne Cavac annonce, le 18 février, avoir obtenu le Label Rouge pour sa production de pois chiches : une première en France pour cette culture. Géré par Vendée Qualité, le cahier des charges garantit un produit qui se distingue du pois chiche « standard » par des semences certifiées, une densité de semis limitée, un calibrage précis et un tri rigoureux. Le Label Rouge impose aussi, pour les pois chiches appertisés « cuits au naturel », un trempage contrôlé, un blanchiment obligatoire, l’absence totale d’additifs et un conditionnement en verre, « garantissant goût, qualité et sécurité alimentaire ». Interrogée par Agra Business, Cavac précise souhaiter débuter « avec une surface maîtrisée pour sécuriser la qualité et accompagner progressivement les producteurs entrants dans la démarche ». Les premiers sachets de produits secs et de conserves estampillés du logo Label Rouge seront disponibles en rayons à partir de septembre 2026, après la récolte estivale. La conserverie Olvac, filiale de Cavac, pilotera la mise en bocaux. Alors que l’engouement autour des protéines végétales connait un réel essor, certaines enseignes ont déjà fait part de leur souhait de référencer ce nouveau produit, sous leur Marque Distributeur (MDD). À l’échelle nationale, Cavac pèse près de 12 % de la production nationale de légumes secs, toutes espèces confondues. (Anne Gilet)

Robotique agricole : le français Naïo signe un partenariat avec le coréen Kioti

Kioti Europe, marque mondiale d’équipements agricoles du groupe sud-coréen Daedong, et Naïo, spécialiste de la robotique agricole autonome viennent d’officialiser leur partenariat stratégique et industriel par la signature d’un protocole d’accord. (Lire l’article complet dans Agra Innovation). La première illustration de leur collaboration autour d’une plateforme robotique de nouvelle génération, devrait être dévoilée d’ici la fin de l’année 2026. « Naïo avait travaillé historiquement sur plusieurs prototypes, mais pour avancer sur des préséries, nous avons souhaité intégrer assez rapidement des partenaires industriels pour nous accompagner, notamment sur le sourcing des batteries, des chenilles ou encore des sous-ensembles mécano-soudés. Autant d’éléments qui historiquement ont pénalisé Naïo pour passer à l’échelle. Être accompagné par un partenaire sur ces sujets faisait vraiment partie de notre projet lors de la reprise de Naïo », nous explique Matthias Carrière (COO). Les préséries de cette nouvelle plateforme robotisée sont prévues pour 2027, avant l’industrialisation en vue de la commercialisation en 2028. Cet outil qui pourra intégrer des outils déjà utilisés dans les fermes, est destiné aux cultures pérennes et sera dans un premier temps destiné au marché européen. (Perrine Delfortrie, Agra Innovation)