HVE : vers une baisse du nombre d'exploitations certifiées en 2025
Pour la première fois depuis sa création en 2012, le nombre de fermes HVE (troisième niveau de la certification environnementale des exploitations) devrait baisser en 2025, suivant une tendance probablement amorcée dès la fin 2024. C'est le résultat de notre enquête à la une d'Agra Presse hebdo cette semaine, au cours de laquelle quatre organismes certificateurs ont été interrogés. Le nombre d’exploitations certifiées avait continué d’augmenter au premier semestre 2024, mais à un rythme toujours ralenti depuis le 1er janvier 2023, date de mise en œuvre de la version 4 du référentiel. 39 772 exploitations étaient HVE au 1er juillet 2024. Les chiffres du second semestre doivent paraître au printemps. Les raisons du désamour pour la HVE sont multiples. D'abord l’entrée en vigueur d’un nouveau référentiel (V4) plus contraignant, notamment sur les volets phytosanitaires et fertilisation ; certaines structures collectives ont ainsi été découragées par la charge administrative accrue. Mais c’est surtout l’absence de marché pour la HVE que regrettent les producteurs, sur toile de fond inflationniste. Sans compter quelques égarements en matière d’incitations publiques. Pour les professionnels, l'objectif de 50 000 exploitations certifiées HVE en 2030 ne sera pas atteint.
Biocarburants : TotalEnergies gèle une partie du projet de reconversion de Grandpuits
TotalEnergies a décidé de geler une partie du projet de reconversion de l'ancienne raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne) en région parisienne, a appris l'AFP le 19 mars auprès d'une source syndicale, confirmant une information des Echos (article payant). Le groupe « suspend une partie de la transition du site de Grandpuits sous prétexte que le contexte international ne serait pas favorable à développer immédiatement le SAF (carburant d'aviation durable) », a déclaré au média Adrien Cornet, délégué syndical CGT du site. Plus en détail, le projet d'étendre la capacité de SAF de 210 000 à 285 000 t/an, le projet de recyclage mécanique du plastique, ainsi que la construction d'une unité de production de biométhane « sont gelés », a indiqué M. Cornet. « La conversion du site de Grandpuits en " Plateforme zéro pétrole " se poursuit », a indiqué la direction du groupe, qui ajoute que « les équipes sont mobilisées » pour démarrer « l'unité de recyclage chimique » et la construction du projet « biojet ». Elle ne mentionne en revanche pas les trois projets annexes. Elle a indiqué que, « d'ici quelques mois, le site sera en capacité de produire 10 000 tonnes/an de plastique recyclé puis, début 2026, jusqu'à 230 000 tonnes/an de carburants aériens durables ».
Méthanation biologique : Enosis inaugure sa première installation dans l’Aisne
Dans un communiqué du 20 mars, la société Enosis (basée à Toulouse) indique avoir inauguré sa première installation de méthanation biologique, basée à Lesquielles-Saint-Germain (Aisne) et dénommée Denobio. « Le projet Denobio se veut à la fois un outil d’industrialisation et une vitrine », précise le communiqué. Le processus de méthanation biologique consiste à produire du méthane à partir de la combinaison de dioxyde de carbone et d’hydrogène, à l’aide de microorganismes (soit une biotechnologie). Ce méthane sera ensuite injecté dans le réseau de gaz naturel, géré par GRDF. L’installation d’Enosis est intégrée à l’unité de méthanisation locale, détenue et exploitée par la société Energia Thiérache, dont elle capte le dioxyde de carbone (directement produit ou issu de l’épuration de biogaz). L’hydrogène est de son côté fourni par la société Lhyfe (dont le siège social se situe à Nantes), « qui le produit sur un site distant, grâce à un procédé d’électrolyse à partir d’électricité renouvelable », relate le communiqué. Ce dernier précise que le projet est financé par l’État dans le cadre de France 2030, et « soutenu par la Région des Hauts-de-France et GRDF ». Les montants des financements n’ont pas été communiqués, pas plus que les capacités de production du site.
Commerce extérieur : solde agroalimentaire négatif sur un mois, une première (Agreste)
Le ministère de l’Agriculture signale, dans une note de conjoncture « Infos rapides » d’Agreste datée de mars, deux faits inédits en janvier 2025 dans la série historique des données mensuelles (disponible depuis 1998) : le solde négatif des échanges commerciaux agroalimentaires (-169 millions d’euros) et le solde négatif en produits transformés (-73 M€). La balance s’est particulièrement dégradée avec les pays tiers, perdant 539 M€ depuis janvier 2024 pour tomber à 33 M€. Causes mentionnées : le recul des ventes de blé tendre (principalement à destination de la Chine et du Maghreb), la hausse des importations de produits transformés (essentiellement le chocolat), ainsi que celles de produits bruts, comme les fèves de cacao de Côte-d’Ivoire et le colza canadien. Le solde avec l’Union européenne, qui était déjà négatif en janvier 2024 (-51 M€), creuse le déficit de 151 M€ à -202 M€. Causes mentionnées : la baisse des ventes de céréales (principalement d’orge), la hausse des achats de produits transformés comme les chocolats et les produits laitiers (plus particulièrement le beurre), dans un contexte de prix en hausse, ainsi que la hausse des achats de légumes.
Guerre commerciale : Bruxelles va reporter ses rétorsions envers les États-Unis à mi-avril
Invité à échanger sur les relations avec les États-Unis avec les eurodéputés de la commission du Commerce international dans le cadre du dialogue structuré, le commissaire au Commerce international, Maros Sefcovic a confirmé, le 20 mars, le report des mesures de rétorsions de l’UE à mi-avril. « Nous envisageons désormais d'aligner le calendrier des deux séries de contre-mesures de l'UE afin de pouvoir consulter les États membres sur les deux listes simultanément », a-t-il déclaré devant l'assemblée de parlementaires. Et d’ajouter : « Cela nous donne également plus de temps pour négocier et tenter de trouver une solution mutuellement acceptable ». Cette annonce s’inscrit dans un contexte de menaces de taxes américaines de 200 % sur les boissons alcoolisées en réponse aux droits européens sur le bourbon. « Je suis en contact avec mes homologues américains pour mieux comprendre les plans américains et rechercher des solutions possibles », a indiqué le slovaque. Bruxelles continue donc de miser sur le dialogue avec l’administration américaine.
Cognac : le Premier ministre pourrait se rendre en Chine, selon la ministre de l'Agriculture
François Bayrou pourrait se rendre en Chine, après la visite prévue fin mars de son chef de la diplomatie, a indiqué le 20 mars la ministre de l'Agriculture, qui a rencontré en Charente-Maritime les acteurs de la filière cognac, sous la menace de taxes douanières chinoises. Alors que le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot est attendu le 27 mars à Pékin, « on va voir comment se passent ces négociations, qui pourraient être le prélude d'une visite du Premier ministre », a déclaré Annie Genevard. « On sait que les Chinois sont sensibles aux gestes diplomatiques. Donc, le volet fermeté, l'Union européenne l'a déployé. Le volet diplomatie, c'est la France qui va elle-même conduire sa diplomatie à l'égard de la Chine. » Lors de sa visite, M. Barrot cherchera à obtenir le report à juillet de l'échéance du 5 avril, date à laquelle Pékin pourrait rendre définitives des mesures douanières provisoires mises en place depuis l'automne. « Le deuxième objectif qu'ambitionne Jean-Noël Barrot au nom du gouvernement est d'obtenir la fin de la disparition du cognac dans les duty-free, parce que c'est un débouché extrêmement important pour le cognac », a-t-elle ajouté. Pour ce qui est des États-Unis, qui menacent de taxer les vins et spiritueux européens à 200 %, « même chose : fermeté et diplomatie », a dit la ministre.
Vin : les AOP empêchées de bascule vers les IGP Drôme, Var et Méditerranée
Le comité national des indications géographiques protégées (IGP) relatives aux vins et aux cidres de l’Inao a validé le 18 mars de nouvelles règles concernant l’« étanchéité » de trois IGP vis-à-vis des AOP. Cette mesure, visant à « stabiliser les marchés », les protège contre l’entrée de volumes de vin d’appellation. « Afin de renforcer les équilibres commerciaux et de raisonner les volumes de production en fonction des marchés, plusieurs cahiers des charges ont revu leurs modalités de déclaration de récoltes et de revendication », résume le communiqué. « Ainsi, un système de définition de volume maximum revendicable a été adopté pour plusieurs IGP, notamment Drôme, Méditerranée et Var. Cette régulation permettra d'éviter des fluctuations excessives de l'offre en IGP et de mieux structurer le marché des vins IGP. » Par ailleurs, l’Inao indique avoir validé les premières demandes de vins partiellement désalcoolisés en IGP. « Les IGP Périgord, Comté tolosan et Val de Loire intègrent désormais la possibilité de produire des vins partiellement désalcoolisés » (teneur minimum 6°), selon le communiqué.
Relations commerciales : un coefficient multiplicateur voté par surprise, à l'avenir incertain
Accident législatif ou caillou dans la chaussure de la majorité ? Un amendement prévoyant un coefficient multiplicateur entre le prix d’achat et le prix de vente des produits agricoles ou agroalimentaires a été adopté, à la surprise générale, à l'Assemblée lors de l'examen de la proposition de loi (PPL) sur le SRP+10 (seuil de revente à perte +10 %) le 17 mars. Pour la députée LFI Aurélie Trouvé, qui a voté en faveur de cette demande historique du PCF, il s'agit d'un « point clé ». L'amendement avait fait changer d’avis de son groupe parlementaire, LFI, qui ne comptait pas voter le texte initial de la PPL. Toutefois, la partie est très loin d'être gagnée pour cet amendement, qui risque fort d’être recalé au Sénat en raison de la couleur politique dominante de la haute assemblée. « Ce sera un bras de fer en commission mixte paritaire (CMP) pour maintenir le coefficient multiplicateur », estime Aurélie Trouvé. Si la CMP est conclusive sans cet amendement, elle suppose que son groupe ne votera pas la PPL dans l’hémicycle. Reste à connaître la position des socialistes, qui ne seraient pas favorables au maintien de l’amendement « adopté par accident » selon une source proche du dossier, et du RN qui a voté pour en séance publique.
Sucre : Südzucker confirme la baisse de ses résultats financiers
Dans un communiqué du 18 mars, le groupe sucrier allemand Südzucker confirme l’effritement annuel de ses résultats financiers pour 2024-2025, ajustant sa prévision de chiffre d’affaires et d’Ebitda. Dans le détail, le premier est attendu à environ 9,7 milliards d’euros (Md€), contre 10,3 Md€ l’an dernier, et le second à environ 715 millions d’euros (M€), contre 1,14 Md€ l’an passé. Le décrochage des indicateurs financiers s’explique par la déprime des cours mondiaux du sucre entre les campagnes 2023-2024 et 2024-2025. Ces chiffres sont encore prévisionnels, et les finaux seront publiés le 15 mai prochain. L’Ebitda dépasse pour le moment les attentes du groupe, qui s’attendait, le 11 février dernier, à un niveau compris entre 550 et 650 M€. Même constat du côté de la projection du résultat opérationnel consolidé, espéré en mars à 340 M€, contre une estimation comprise entre 175 et 275 M€ le mois antérieur. Südzucker n’a pas fourni d’explication quant à ces nouvelles projections à la hausse. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une baisse significative par rapport à l’an dernier. Le groupe allemand a d’ailleurs annoncé une réduction des versements de dividendes à ses actionnaires, passant de 0,9 € par action à 0,2 € par action.
Céréales : vers une production mondiale record en 2025-2026, selon le CIC
Dans son rapport mensuel du 20 mars, le CIC (Conseil international des céréales) a livré ses premières projections officielles de production mondiale de grains pour la campagne commerciale 2025-2026. Elle s'élèverait à 2 368 Mt, ce qui constituerait un record, contre 2 306 Mt en 2024-2025. Les moissons de blé, de maïs et de soja atteindraient des niveaux jamais observés. En blé, la production planétaire culminerait à 807 Mt. L’organisation avait déjà annoncé une première projection dans son rapport de janvier, mais qui restait encore très provisoire, de 805 Mt. En 2024-2025, elle s’élevait à 799 Mt (797 Mt dans son rapport de février). Celle de soja est attendue à 427 Mt, contre 418 Mt l’an dernier. En maïs, elle atteindrait 1 269 Mt, contre 1 217 Mt en 2024-2025 (1 216 Mt en février). Contacté par Agra Presse, Arnaud Petit, directeur exécutif du CIC, précise qu’il s’agit « de nos premières estimations, qui se basent principalement sur des rendements annuels historiques. (…) La météo et des considérations de politique commerciales peuvent altérer nos prévisions dans le futur. »
Fruits et légumes/serres : le Plan de souveraineté subit un « coup d’arrêt » (Interfel)
Interfel s’inquiète d’un « coup d’arrêt » du Plan de souveraineté fruits et légumes dans un communiqué du 18 mars, dénonçant « un net ralentissement du dispositif en 2024 et 2025 », avec des « crédits réduits », des « financements non-versés » et – comme déjà indiqué lors du Salon de l'agriculture – une « absence de perspectives ». Plus précisément, sur les « 100 M€ de crédits de la planification écologique promis en 2024 », il faut déduire 25 M€ « retirés dans le courant de l’année dernière par Bercy en raison des difficultés budgétaires du pays ». Sur les 75 M€ restants, seulement 44,7 M€ ont été « débloqués », déplore L'interprofession des fruits et légumes frais, laissée dans l’incertitude sur les 30 M€ restants, qui concernent les serres. « Au 18 mars 2025, toujours aucun financement pour les projets de décarbonation des serres, et plus de la moitié des dossiers de rénovation des vergers restent sans soutien faute de crédits. » Le même jour, l’association Tomates-Concombres, la Gefel, Légumes de France et la FNPF (producteurs de fruits, FNSEA) demandent justement au gouvernement d’« honorer ses engagements » et de débloquer le budget de l'appel à projets « Serres et équipements de serres » (30 M€ pour 2024) ; celui-ci est « très attendu » des producteurs, selon les organisations, « pour construire, rénover et investir dans des équipements innovants et performants ».
Lait : séparation actée entre l’AOP Sunlait et l’OP Ouest’Lait (presse)
L’assemblée générale de l’organisation de producteurs (OP) Ouest’Lait, qui s’est tenue le 18 mars à Saint-James (Manche), a décidé de retirer son mandat de négociation à l’association d'OP (AOP) Sunlait à laquelle elle adhérait. « Sunlait ne sera donc plus responsable de la mise sur le marché des volumes de Ouest’Lait », écrivent nos confrères de La France agricole. Début février, Savencia avait indiqué que l’accord-cadre avec Sunlait n’avait pas été renouvelé, les éleveurs étant désormais collectés sur la base de contrats individuels. L’AOP est en conflit avec Savencia de longue date, n’arrivant pas à trouver un accord sur le prix du lait. Ouest’Lait est maintenant en quête de nouveaux acheteurs pour son lait, sachant que plusieurs éleveurs ont signé des contrats individuels avec Savencia. Pour cette année, Ouest’Lait cherche à signer un accord-cadre pour ses producteurs, ce qui pourrait se faire avec Savencia. Mais d’autres pistes sont à l’étude, comme Danone, en recherche de volumes de lait, ou la laiterie de Remouillé (Loire-Atlantique) avec la marque En direct des éleveurs. Ouest’Lait a aussi entamé une collaboration commerciale avec Les Maîtres laitiers du Cotentin.
FCO : l’Espagne lève ses restrictions sur les mouvements d’animaux vivants (presse)
« L'Espagne a mis fin, le 11 mars 2025, à l'obligation de vaccination pour les ovins et bovins en provenance de zones réglementées au titre des sérotypes 1, 3, 4 et 8 de fièvre catarrhale ovine (FCO) », indiquent nos confrères de Réussir Bovins viande. Madrid applique le principe d’équivalence, levant les contraintes quand les animaux proviennent de zones où sont présents les mêmes sérotypes que sur son territoire. Avant cela, les animaux devaient être vaccinés, ou issus de mère vaccinée, ou désinsectisés avec test PCF négatif. Une seule condition reste en vigueur : « l’absence de signes cliniques », selon La France agricole, qui cite un message de la DGAL (ministère de l’Agriculture) adressé à la FMBV (marchés de bétail vif). Des contraintes sont toujours appliquées en cas de circulation asymétrique, c’est-à-dire quand un sérotype présent dans la zone de provenance est absent de la zone d’arrivée ; seules sont concernées les Canaries et les Baléares. L’Espagne est la première destination des veaux laitiers français (294 000 têtes en 2024, soit 85 % des exportations) et la deuxième pour les broutards (109 000 têtes). En raison de la « décapitalisation laitière généralisée » en Europe, les prix des veaux espagnols ont récemment atteint un « niveau record », selon l’Idele.
Numérique : la Coopération agricole publie son livre blanc sur l'IA générative
Filiale de la Coopération agricole, LCA Solutions + annonce le 20 mars la publication de son livre blanc dédié au rôle et à l’impact de l’IA générative dans les coopératives agricoles (à télécharger ici). « L’enjeu n’est pas seulement d’intégrer une nouvelle technologie mais de le faire de manière adaptée aux spécificités de nos métiers et aux réalités du terrain », explique Florent Varin, directeur de LCA Solutions +, en introduction de ce document de 42 pages. Ce livre blanc détaille l’enquête, dévoilée au Salon de l’agriculture fin février, sur la connaissance et la perception des coopératives sur ce thème. Il présente également Chat Coop, le premier assistant IA dédié aux métiers de la coopération, développé par LCA Solutions + et qui sera testé, dès le mois de mai, dans sa version « saisonniers » par l’équipe d’Océalia. LCA Solutions + propose aussi une formation d’1h30, en ligne, pour se familiariser avec ces nouveaux outils. Accessible gratuitement, elle cible toutes les personnes qui souhaitent identifier les différentes applications de l’IA, connaître les enjeux éthiques et sociétaux qui y sont liés. Pour en savoir plus, un QR code peut être scanné à la fin du livre blanc. (Anne Gilet)
LOA : plusieurs dispositions majeures censurées par le Conseil constitutionnel
Dans une décision publiée le 20 mars, le Conseil constitutionnel a censuré plusieurs dispositions majeures de la loi d'orientation agricole (LOA). Les principes de non-surtransposition des normes européennes et de « non-régression de la souveraineté alimentaire » sont supprimés au motif qu'ils sont contraires à la séparation des pouvoirs. De même, les présomptions d’absence d’intention applicables au délit d’atteinte aux espèces protégées (mais pas la dépénalisation de certaines peines) sont censurées, car elles « méconnaissent le principe de légalité des délits et des peines ». Le droit à régularisation en cas d’erreur applicable aux contrôles opérés dans une exploitation agricole est supprimé, car jugé « inintelligible ». Plusieurs dispositions relatives aux travaux forestiers (défrichement en montage, intérêt général des travaux de gestion durable) ou à la réglementation foncière (installations proches des rivages, exemption des bâtiments agricoles du décompte des zones artificialisées, espace de transition entre les espaces agricoles et les espaces urbanisés) sont supprimées, car elles n'ont pas de lien direct avec le texte. Dernière mesure supprimée : l'exemption pour la pisciculture des régimes d'autorisation environnementale, au motif qu'elle est contraire à la Charte de l'environnement.
Alimentation/nutrition : les Français sont souvent mal informés (sondage)
Cures détox, compléments alimentaires, viande rouge : les Français manquent de repères sur leur alimentation et sont souvent mal informés, selon le quatrième baromètre de l'esprit critique d’OpinionWay pour Universcience (Palais de la découverte/Cité des sciences), publié le 20 mars. 58 % pensent que les cures détox sont efficaces pour « nettoyer l'organisme après un excès alimentaire », 37 % que les compléments alimentaires « compensent une mauvaise alimentation » et 34 % que « les hommes ont besoin de plus de viande rouge que les femmes ». Des fausses informations encore plus répandues chez les 15-24 ans (65 %, 53 %, 46 %). Au total, plus de huit sondés sur dix adhèrent à « au moins une des contre-vérités testées qui circulent au sujet de l’alimentation ». 56 % confient ne pas savoir « vraiment qui croire » ; c'est le cas pour 65 % des 18-24 ans. « La première source d’information sur l’alimentation est l’entourage (54 %) », résume le baromètre, « suivi par internet (hors réseaux sociaux) pour un Français sur deux, puis les professionnels de santé (30 %) ». Chez les 15-24 ans, 46 % font confiance aux youtubeurs et influenceurs scientifiques, et 63 % aux applications spécialisées, comme OpenFoodFacts ou Yuka. 56 % rapportent lire régulièrement les étiquettes en faisant leurs courses.
Vin : nouvelle présidente et nouveau membre pour le CEVC (entreprises européennes)
L’assemblée générale du Comité européen des entreprises vins (CEEV) a porté, le 20 mars à Bruxelles, l’italienne Marzia Varvaglione (Union italienne du vin) à sa tête. La nouvelle présidente, dont le mandat est de trois ans, succède dans cette fonction à l’espagnol Mauricio González-Gordon (FEV, fédération espagnole du vin), qui avait lui-même pris la suite du français Jean-Marie Barillère (union des maisons de Champagne) en mars 2022. Marzia Varvaglione sera secondée par un seul vice-président : Pedro Pereira Gonçalves (ACIBEV, association des vins et spiritueux du Portugal). En parallèle, le Comité vins a annoncé l’arrivée dans ses rangs d’un nouveau membre, l'Association européenne du vinaigre. « Nous sommes ravis d'accueillir le secteur du vinaigre dans la famille du CEEV, avec qui nous partageons tant de caractéristiques, y compris nos précieux vins », a déclaré Ignacio Sánchez Recarte, secrétaire général du CEEV.
Retrouvez votre agenda de la semaine agricole du 24 mars 2025
Lundi 24 mars
Conseil des ministres de l'Agriculture de l'UE : discussion sur la Vision pour l'agriculture et l'alimentation
Les députés examinent le PJL Simplification en commission
Visioconférence du réseau Inosys sur le revenu 2024 en bovins viande
Mardi 25 mars
Examen en commission développement durable de la PPL Entraves
Les députés auditionnent le directeur général de l'Anses
Les députés auditionnent le ministre des Outre-mer
Table ronde à l'Assemblée nationale sur le Pacte vert européen
Table ronde des agences de l'eau à l'Assemblée nationale
Entretiens de l'Ires (recherche) sur les migrations temporaires du travail
Conférence Afterres (Solagro) agriculture et climat
Conférence agrivoltaïsme du Ser et de l'Ines (recherche), à Lyon
Mercredi 26 mars
Congrès de la FNSEA, à Grenoble, jusqu'au 27 mars
Les députés de la Coméco examinent la PPL Agrivoltaïsme
Phyteis présente une étude sur l'« agronomie digitale »
Visioconférence Afnor sur la « résilience alimentaire des territoires »
Jeudi 27 mars
Débat à l'Assemblée sur l’aide publique au développement
Conférence de presse du CIP (interprofession de la pintade)
Visioconférence de l'UMT Sabre (santé des ruminants)
Conférence de presse annuelle de Biocoop
Conférence de presse Asperges de France