Distribution bio : feu vert à l’entrée de Crédit Mutuel Equity au capital de La Vie Claire
L’Autorité de la concurrence a autorisé la « prise de contrôle conjoint de la société La Vie Claire par les sociétés Crédit Mutuel Equity et Famille Pelen & Cie », indique un communiqué de l’Autorité de la concurrence diffusé le 16 mars. Famille Pelen & Cie est la société holding du groupe Famille Pelen & Cie – La Vie Claire qui, avant l’opération, contrôlait seule La Vie Claire. « Le groupe Crédit Mutuel ne contrôlant aucune société sur les mêmes marchés ni sur des marchés connexes ou reliés verticalement à La Vie Claire, l’Autorité a estimé que l’opération notifiée n’est pas susceptible de soulever de risque d’atteinte à la concurrence, et l’a donc autorisée sans conditions », est-il écrit. Le 2 mars, La Vie Claire avait annoncé l’arrivée de Crédit Mutuel Equity en tant qu’actionnaire minoritaire, l’opération représentant « une augmentation de capital significative » dont le montant n’a pas été dévoilé. Le fonds d’investissement entant ainsi « renforcer les moyens financiers de l’entreprise afin de soutenir les projets déjà engagés et d’accompagner les prochaines étapes de son développement ». La Vie Claire compte 300 magasins de produits biologiques et a réalisé 247 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024.
Restauration collective : Elior acquiert l’eau minérale haute de gamme 808
Elior a annoncé le 17 mars l’acquisition de l’eau minérale naturelle haut de gamme 808, dont le groupe de restauration collective renforcera l’unité d’embouteillage et les équipes locales à Meyreuil (Bouches-du-Rhône, près de la montagne Sainte-Victoire). Selon le quotidien La Provence, une liquidation judiciaire a été prononcée et Elior a acquis les actifs à la barre du tribunal de commerce d’Aix-en-Provence. Avec cette opération, dont le montant n’est pas précisé, Elior «affirme son engagement en faveur de la préservation durable du patrimoine naturel français et de la valorisation de ressources locales à fort potentiel», indique-t-il dans un communiqué. Le groupe prévoit d’investir 20 millions d’euros en deux ans dans la modernisation du site et de porter les équipes locales à 15 salariés à la fin 2026. Il vise une production de 15 millions de bouteilles par an, d’eau plate et gazeuse, d’ici douze mois, puis de 25 millions de bouteilles, a-t-il précisé à l’AFP. L’eau 808 sera principalement distribuée au sein des «clubs de direction», dans des palaces, restaurants de renom et des «circuits sélectifs tels que les épiceries fines ou les traiteurs événementiels», et aussi exportée, indique le communiqué.
Pomme : Blue Whale va augmenter son effort de rénovation des vergers
À l’occasion de ses deuxièmes rencontres, le groupement de producteurs Blue Whale a annoncé, le 17 mars, qu’il allait consacrer 30 millions d’euros par an au renouvellement de ses vergers, avec l’objectif de porter le taux de rénovation au-dessus de 5 % à court terme, puis à 7 % dans les années à venir, contre 2 à 3 % depuis quatre ans. Cette décision est notamment motivée par la baisse des rendements en France, autour de 55 tonnes par hectare (t/ha) contre 60 à 64 t/ha dans certaines zones concurrentes comme le Tyrol italien. « Dans un contexte de pression accrue sur les rendements, Blue Whale souhaite améliorer la performance technico-économique des exploitations et consolider la capacité de production du groupement », indique le groupement. Il affirme avoir déjà accompagné le financement de 950 hectares de plantations au cours des sept dernières années. Parallèlement, il s’est engagé dans le développement du projet Sambóa réunissant trois variétés de pommes aux récoltes échelonnées : Luiza, Venice et Isadora. Après un aménagement de 70 hectares en surgreffage en 2026, l’objectif total est de 500 hectares de Sambóa à horizon 2030.
Fraises : nouveau rappel de produits espagnols, dans les magasins Grand Frais et Fresh
Le site RappelConso a annoncé le 16 mars le rappel de fraises d’origine espagnole dans l’ensemble des magasins Grand Frais et Fresh (groupe Prosol) sur l’ensemble du territoire français. Des résidus de pesticides à une teneur supérieure aux limites autorisées ont été retrouvés sur ces fruits, les rendant impropres à la consommation. Ces fraises étaient dans les rayons fruits et légumes des magasins depuis le 5 mars 2026. Elles ont été retirées de la vente volontairement par Prosol peu de temps après, le 9 mars. Elles avaient été conditionnées en vrac. Il n’existe donc pas de numéro de lot qui permette de les identifier précisément, mais cela laisse à penser que des volumes notables étaient engagés. Ce n’est pas la première fois qu’une fraise espagnole fait ainsi l’objet d’un rappel. En avril 2025, des plateaux de 1kg de fraises à la marque « Fres Arte » proposées dans de multiples enseignes françaises, avaient ainsi été rappelés après un dépassement de LMR pour l’étoxazole.
Légumes : 2025 année record pour la coopérative Marché de Phalempin
La coopérative Marché de Phalempin, dans les Hauts-de-France, a assuré un chiffre d’affaires de 90,16 millions d’euros sur 2024/2025, en progression de 3% par rapport à l’exercice précédent : « C’est un niveau record pour notre coopérative depuis sa création » se félicite Sébastien Lejosne, directeur, contacté par Agra Presse le 17 mars. Sur la période, Marché de Phalempin a commercialisé un volume global de plus 46 662 tonnes de fruits et légumes, qui progresse de 7%. « Cela a participé à ce bon résultat avec une bonne valorisation sur l’ensemble de la gamme cultivée et une maîtrise des charges de la coopérative qui profite du retour sur investissement de la rénovation de notre processus engagée il y a quelques années» explique-t-il. Cette situation a permis un reversement de 75 M€ aux 204 producteurs adhérent (85% de la valeur) avec un complément prix de 2 M€ sur le prix moyen. La trajectoire pour 2026 serait en revanche différente. « Sur un produit comme le poireau (3900 tonnes en 2025), le chiffre d’affaires est en baisse de 40% au17 mars et la saison se termine fin avril. On ne rattrapera pas », indique Sébastien Lejosne. Pas de record à attendre donc, plutôt un chiffres d’affaires similaires aux années précédentes. « Ce ne sera pas catastrophique pour la coopérative, mais ce sera plus difficile pour les producteurs, d’où l’intérêt d’un outil coopératif »; note Sébastien Lejosne.
Insectes : Reploid veut déployer sa solution de traitement des déchets à l’international
La société autrichienne Reploid Group, spécialiste de la valorisation de déchets organiques vient de lancer une campagne de financement participatif sur la plateforme à impact Invesdor, pour un montant maximum de1,5 M€. (Lire l’article sur Agra Innovation). Jusqu’au 13 avril prochain, les investisseurs peuvent acheter des obligations offrant un taux d'intérêt de 9,5 % par an sur cinq ans, avec un ticket d’entrée minimum de 250 €. Reploid a mis au point des installations modulaires d’élevage d’insectes clé en main, les ReFarmUnits, qui permettent, grâce aux larves de mouches soldat noire, de transformer les déchets de l'industrie alimentaire et agricole à l’échelle industrielle, en matières premières à valeur ajoutée. Les fonds levés doivent accompagner la montée en puissance de l’activité de Reploid, grâce au déploiement de nouvelles unités ReFarmUnits à l’international. Une première unité, mise en service au début de ce mois à Burghausen (Allemagne), sera capable de transformer chaque jour environ 40 tonnes de résidus organiques. (Perrine Delfortrie, Agra Innovation).
Coopératives : la démarche agroécologique O’trement d’Oxyane couvre déjà 9 500 ha
67 exploitations engagées, 9 500 hectares couverts : tel est le premier bilan de la démarche agroécologique O’trement d’Oxyane (735 M€ de chiffre d’affaires, 5500 adhérents, 1700 salariés), lancée en octobre 2024 avec Earthworm. L’ambition est, à terme, d’accompagner, techniquement et financièrement, 500 agriculteurs d’ici à 2030 vers des pratiques agricoles durables, en réunissant près de 20 millions d’euros sur 5 ans. 500 000 € (soit une prime moyenne de 53 €/ha) ont déjà été versés aux agriculteurs engagés : en grandes cultures et polyculture élevage. Pratiques repensées, itinéraires techniques adaptés, nouvelles marges de manœuvre économiques... la démarche évalue une quinzaine d’indicateurs de performance (sols, biodiversité, eau, intrants, élevage, économie…). Cette transition agricole ne se veut « ni théorique, ni subie, mais coconstruite avec les agriculteurs et les partenaires », avec « une montée en compétence des exploitants » et « une dynamique collective renforcée sur les territoires », précise Ugo Batel, directeur transitions et innovations chez Oxyane. 54 % des fonds proviennent d’acteurs privés tels que PepsiCo, Roquette, McDonald’s ou les Moulins Soufflet, et 46 % d’institutions publiques, comme la Région Auvergne-Rhône-Alpes et la CNR (Compagnie nationale du Rhône). (Anne Gilet)