Distribution : le belge Colruyt quitte la France et supprime 700 emplois
Le distributeur belge Colruyt va supprimer plus de 700 emplois en France, dont environ 600 dans la région de Dole (Jura), dans le cadre de la cession imminente de 100 de ses 105 magasins français à quatre autres enseignes de supermarchés, a appris l'AFP le 20 janvier de sources concordantes. Les syndicats UNSA et CGT évoquent, eux, le chiffre de 705 suppressions d'emplois. L'enseigne belge implantée en France depuis 1996, essentiellement dans le quart nord-est, va céder 81 magasins à Intermarché (ITM), 14 à Leclerc, 3 à Carrefour et 2 à Super U. Si cette cession permet d'offrir une « poursuite d'activité à 2080 salariés, les sites logistiques, n'ont pas trouvé de repreneur à ce stade », a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'entreprise. En avril dernier, Colruyt Retail France évoquait des « conditions difficiles sur le marché français très concurrentiel de la distribution alimentaire », soulignant que « malgré d'importants efforts sur la rentabilité de ses activités françaises, les résultats escomptés n'(avaient) pas été atteints ».
Lait infantile : Lactalis rappelle des lots, Singapour bloque des produits Danone
Lactalis a annoncé le 21 janvier procéder à un rappel de six lots de lait infantile de la marque Picot en France, en raison de la « présence potentielle » de céréulide, substance d'origine bactérienne susceptible de provoquer diarrhées et vomissements. « C'est un fournisseur international qui propose de l'ARA », un oméga rentrant dans la composition de certains laits infantiles, qui est concerné, a précisé Lactalis, ajoutant que 18 pays seraient visés par des rappels. Si les premières analyses ont « donné des résultats conformes », les analyses complémentaires « menées sur le produit reconstitué (c’est-à-dire le biberon préparé) » ont « révélé la présence de céréulide », ce qui conduit Lactalis, « par précaution », à procéder à ce rappel, précise l’industriel. Danone, de son côté, a indiqué le 21 janvier le blocage à la demande de Singapour de lait infantile Dumex. « L'ensemble des contrôles réalisés confirme que nos produits sont sûrs et pleinement conformes aux réglementations internationales et locales applicables. Aucune irrégularité ni non-conformité en lien avec Bacillus cereus (une bactérie, ndlr) ou avec les bonnes pratiques de fabrication (Good Manufacturing Practices) n'a été identifiée », ajoute Danone.
Lait : l’Italie va verser une aide de 18,2 M€ à la coopérative Centro Latte Bressanone
La Commission européenne (CE) a indiqué le 21 janvier avoir approuvé une aide directe de l’Etat italien de 18,2 millions d’euros visant à soutenir un projet d’investissement dans le secteur laitier, qui doit bénéficier au Centro Latte Bressanone, une coopérative de producteurs laitiers située dans le Haut-Adige (Tyrol du Sud), connue pour la marque Brimi. L’objectif du projet d’investissement est d’agrandir les lignes de production existantes de mozzarella et de ricotta de la coopérative, d’introduire de nouveaux produits comme la burrata, et d’optimiser le cycle de production tout en maintenant des normes élevées de qualité et de durabilité environnementale », peut-on lire. La CE voit deux avantages à cette aide : augmenter la demande de lait auprès des producteurs locaux et améliore la valorisation du lactosérum. La CE a justifié sa décision en s’appuyant sur les règles de l’UE en matière d’aides d’État (en particulier de l’article 107, paragraphe 3, point c du Traité sur le fonctionnement de l’UE) et sur des lignes directrices de 2023 concernant les aides d’État dans les secteurs agricole et forestier et dans les zones rurales. Selon elle, « la mesure est proportionnée, car elle est limitée au minimum nécessaire » et « elle aura un impact limité sur la concurrence et les échanges au sein de l’UE. »
Coopératives: Noriap veut se diversifier en poulet du quotidien, agneau et broutard
La coopérative Noriap, dont les activités d’élevage sont principalement le lait, les volailles labels ou certifiées et l’œuf alternatif (notamment Cocorette), lance une palette de diversification multi-espèces aux agriculteurs des Hauts-de-France et de Normandie, adhérents ou non. Une réponse aux limites à l’agrandissement et aux aléas climatiques ainsi qu’une contribution à la régénération des sols, explique Gaël Peslerbe, directeur de Novial (branche régionale alimentation animale). « Novial devient un acteur du poulet du quotidien », déclare Jean-Loup Stérin, directeur commercial. Derrière une « dizaine de prospects », il perçoit un important potentiel de développement d’élevages autour des abattoirs, notamment celui de LDC. Du côté des ruminants, le fabricant d’aliments Yséo s’appuie sur un partenariat avec la coopérative EMC2 pour monter en 2026 les « premiers ateliers de 200 à 250 brebis qui valoriseront les couverts végétaux ainsi que des bâtiments vides par l'arrêt de la production laitière », informe le directeur Jérôme Delmotte. Et par ailleurs, en relation avec Bigard, le groupe va mettre en place des « nurseries » pour transformer des petits veaux croisés en jeunes broutards de trois mois.
Biométhane : Engie signe avec PepsiCo un contrat de 10 ans pour approvisionner le Royaume-Uni
Engie a signé avec PepsiCo un contrat de fourniture de biométhane d’une durée de 10 ans, le premier conclu dans le secteur agroalimentaire au Royaume-Uni, un modèle que l’énergéticien français entend répliquer ailleurs en Europe, a-t-il annoncé le 20 janvier. Le groupe a lancé la construction d’une centrale de biométhane d’une capacité annuelle de 60 Gigawatt-heure (GWh) dans le nord de l’Angleterre, dont l’ensemble de la production de gaz vert fait l'objet d'un contrat avec PepsiCo UK, précise-t-il dans un communiqué. Cela représente l’équivalent de la consommation de gaz d’environ 5.000 foyers, souligne-t-il. Ce contrat de long terme, un Biomethane Purchase Agreement (BPA) sur le modèle des Power Purchase Agreement (PPA) signés dans l’industrie pour la fourniture d’électricité, devrait permettre à PepsiCo UK de réduire ses émissions annuelles de CO2 de plus de 10.900 tonnes, selon l'énergéticien. Selon le ministre d’État britannique au Département de la Sécurité énergétique, Alan Whitehead, cité dans le communiqué, le contrat représente un « investissement de 70 millions de livres sterling » dans les énergies propres. Il débutera en 2027, une fois l’installation mise en service, et doit aider PepsiCo UK à renforcer sa trajectoire de décarbonation.