Biocarburants : ABF menace de fermer la plus grande usine du Royaume-Uni (presse)
Le groupe britannique ABF (Associated Britsh Food) a annoncé qu’il pourrait fermer la plus grande usine d’Angleterre de production de bioéthanol (à partir de blé notamment) avant le 13 septembre (correspondant à la clôture de son année fiscale) s’il n’obtenait pas de soutien de la part des autorités, indique le média Reuters dans un article du 26 juin. Le nouvel accord de libre-échange conclut avec le Royaume-Uni est pointé du doigt par l’industriel, qui supprime les droits de douanes de 19 % sur l’éthanol états-unien, dans la limite d'un quota de 1,4 milliard de litres, ce qui représente la totalité du marché britannique de l'éthanol, soulève le média. Le groupe britannique a précisé qu'il allait entamer « des consultations avec ses salariés en vue d'une fermeture ordonnée de son usine, tout en poursuivant les discussions avec le gouvernement, qui se serait désormais engagé à trouver une solution durable », peut-on lire dans l’article. En termes de soutien, ABF réclame l’augmentation du taux d’incorporation d’éthanol dans l'essence britannique de 10 % à 15 %, et de soutenir le développement du carburant d'aviation durable. Il demande également une aide financière temporaire allant jusqu’à 150 millions de livres sterling.
Agroalimentaire : Bruxelles va enquêter sur le projet d’acquisition de Kellanova par Mars
La Commission européenne a annoncé, le 25 juin, l’ouverture d’une enquête approfondie concernant le projet d'acquisition de Kellanova (ex-Kellogg’s Company), qui commercialise notamment les chips Pringles et des céréales du petit-déjeuner (Special K, Coco Pops, etc.), par Mars, spécialiste des barres chocolatées. L’exécutif européen dispose dorénavant de 90 jours ouvrables, soit jusqu'au 31 octobre, pour prendre une décision. Bruxelles met en avant un risque éventuel de hausse des prix pour les consommateurs en raison du pouvoir de négociation accru de Mars vis-à-vis des détaillants. « Étant donné que les prix des denrées alimentaires restent élevés dans toute l’Europe du fait de l’inflation, il est essentiel de veiller à ce que cette acquisition n’augmente pas davantage le coût des paniers d’achats », justifie Teresa Ribera, vice-présidente exécutive de la Commission européenne en charge de la Concurrence. L’opération évaluée à 36 Md$ (31 Md€) avait été annoncée en août 2024 et notifiée à Bruxelles le 16 mai. De son côté, la Commission fédérale du commerce des États-Unis a finalisé, le 26 juin, son examen antitrust de l’opération sans imposer de conditions ou de mesures correctives.
Compléments alimentaires: Danone acquiert le belge TAC, spécialiste du microbiote
Vives Partners, actionnaire de The Akkermansia Compagnie (TAC), a annoncé le 26 juin l’acquisition par Danone de cette société belge active dans les produits favorables au microbiote humain « TAC développe des produits de santé basés sur les propriétés uniques de l'espèce bactérienne commensale Akkermansia muciniphila. L'entreprise dispose de nombreux brevets protégeant l'utilisation de l'espèce Akkermansia, y compris l'utilisation de la version pasteurisée de la souche, MucT, qui est sa forme la plus bio-efficace », indique le communiqué. Cette bactérie pasteurisée autorisée pour un usage alimentaire dans l'UE, joue un rôle dans « la restauration des fonctions de barrière (intestinale, NDLR), la réduction de l'inflammation et l'amélioration des syndromes métaboliques comme l’obésité, le diabète ou les maladies cardiovasculaires. » TAC commercialise des compléments alimentaires destinés soit au grand public, soit aux industriels, en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. La société a été créée en 2016, et en 2018, un premier financement de 18 M€ a été porté par deux investisseurs principaux, Seventure et Innovation Industries, avec la participation de Vives Fund et de Wallonie Entreprendre.
Cabinets de conseil : Solagro projette de séparer juridiquement ses activités
Dans son rapport d'activité 2024 diffusé le 26 juin, le cabinet de conseil Solagro annonce un « processus de réorganisation » lancé à l'été 2024 qui pourrait aboutir en 2026 à la séparation de ses activités en plusieurs entités. « La croissance de l'organisation (52 salariés et salariées fin 2024) et la diversité croissante de ses activités rendent [leur] articulation de plus en plus difficile à maintenir dans un cadre statutaire unique », peut-on lire. L'objectif est de « distinguer deux volets aujourd'hui imbriqués », pour créer d'abord deux entités d'ici la fin de l'année : une association indépendante nommée Afterres, « qui portera l'ensemble des missions non concurrentielles d'intérêt général : animation de réseau, diffusion, plaidoyer, prospective, outils pédagogiques... » ; et une coopérative (Scic) nommée Solagro, qui regroupera les activités « d'ingénierie, d'études, d'accompagnement technique, et l'ensemble des prestations réalisées dans un cadre concurrentiel ». À horizon 2026, Solagro envisage aussi la filialisation de son activité d'ingénierie en méthanisation pour lui donner davantage de « capacité de croissance ». Le personnel actuel serait salarié par un groupement d'employeurs qui le mettrait à disposition des différentes entités.
Céréales/analyses : Auréa (Arvalis) cède sa branche environnement et se recentre sur l’agricole
Dans un communiqué du 26 juin, le groupe d’analyses Auréa AgroSciences (filiale d’Arvalis) annonce qu’il « cède sa branche Environnement au groupe Carso » pour se recentrer sur ses « activités historiques » dans le secteur agricole. Deux sites sont concernés : Canéjan (Gironde), pour la microbiologie dans les produits organiques ; et La Rochelle (Charente-Maritime), pour les boues, la méthanisation, les matières fertilisantes et les eaux. À partir du 1er juillet, ils seront réunis « sous la nouvelle entité Lanae Laboratoire (Laboratoire d’analyses Nouvelle-Aquitaine Environnement) », précise Carso sur LinkedIn. L’opération « marque un réalignement stratégique pour Auréa AgroSciences », indique l’entreprise, qui « conserve ses activités historiques » (analyses de terre, reliquats d’azote, analyses de végétaux et supports de culture, prélèvement et expertise agronomique). Après la cession, Auréa (140 salariés, 17 M€ de CA) comprend deux laboratoires, à Ardon (Loiret) et Blanquefort (Gironde), ainsi qu’un site support à La Membrolle-sur-Choisille (Indre-et-Loire). Avec 50 % de parts de marché, l’entreprise se revendique « leader français des analyses agronomiques et agro-environnementales ». Quant au groupe Carso (2 500 salariés, 230 M€ de CA), il se pose comme « leader en France des prestations analytiques » dans de nombreux domaines.
Céréales/semences : Limagrain projette d’investir 200 M€ dans ses activités locales
Lors de la conférence de presse des 60 ans de Limagrain à Paris le 26 juin, le directeur général Sébastien Chauffaut a indiqué que le groupe coopératif et semencier basé dans le Puy-de-Dôme prévoyait « un d'investissement de 200 M€ sur le territoire ». Plus en détail, les 200 M€ comprennent des investissements à hauteur « de 60 M€ déjà validés par le conseil d’administration », précise le dirigeant, portant sur la reconstruction de deux installations, pour 30 M€ chacune, sur la zone agro-industrielle d’Ennezat. La première concerne un silo de stockage de maïs. L’autre porte sur un magasin automatisé pour le stockage de semences. Les travaux des deux sites ont débuté durant la fin de l’année 2024, pour une date d’entrée en service prévue en juin 2026. Un autre projet concerne l’usine de production de semences d’Ennezat, et sera financé grâce aux 140 M€ restants. « Il s’agit d’un projet de construction d’une nouvelle usine afin de remplacer celle créée au début des années 70. Il est en cours d’étude à ce stade », explique par mail Sébastien Chauffaut.
Semences : Limagrain craint pour l’avenir du crédit d’impôt recherche
Lors de la conférence de presse des 60 ans du groupe semencier et agroalimentaire Limagrain à Paris le 26 juin, le directeur général Sébastien Chauffaut a fait part de son inquiétude au sujet d’une éventuelle réduction du crédit d’impôt recherche (CIR). « Je ne pense pas que le gouvernement en arriverait là, mais une suppression totale du dispositif nous coûterait environ 35 M€ », a-t-il déclaré. Le dirigeant a indiqué avoir obtenu des informations, la veille, faisant état « de sénateurs LR qui seraient ouverts à une logique de réduction du CIR ». Sébastien Chauffaut a rappelé que le budget recherche et développement de Limagrain « s’élève en 2024-2025 à 320 M€. Une réduction voire une suppression du CIR aurait des effets significatifs sur nos activités ». Ainsi, le groupe semencier et agroalimentaire appelle à le maintenir. « Nous ne nions pas qu’il y ait probablement des mauvaises utilisations ou des abus. Mais cela ne doit pas nuire à ceux qui en font bon usage », plaide le directeur général. Il rappelle par ailleurs que l’entreprise fait face à des concurrents internationaux (Syngenta, Corteva etc.) massivement soutenus par leurs états. Limagrain emploie environ 2 200 chercheurs, dont 700 sur le territoire français.
Alimentation animale : la production d’aliments de Le Gouessant rebondit en 2024
Dans un communiqué du 26 juin, le groupe coopératif Le Gouessant, basé en Bretagne (Côtes-d’Armor), a indiqué un rebond de sa production d’aliments pour animaux entre 2023 et 2024 de 4,1 %, pour atteindre 813 000 t. Ce chiffre inclut la production d’aliments bio, qui s’élève à 70 000 t. Cette croissance permet au groupe breton dans sa globalité « de gagner des parts de marché, sur un marché breton en croissance de 0,6 % », précise le communiqué. Pour la coopérative, la baisse annuelle du chiffre d’affaires de 30 M€, à 777 M€, passe au second plan. « Ce recul ne traduit pas une baisse de l’activité, mais s’explique principalement par l’évolution des cours des matières premières agricoles, notamment le porc et les céréales », indique Le Gouessant. Conséquence : le résultat net du groupe s’effrite légèrement, mais reste satisfaisant, à 5,83 M€. Le taux d’endettement sur fonds propres est inférieur à 5 %, « gage d’une stabilité financière ». Face aux difficultés de marchés et sanitaires, le groupe breton a indiqué avoir apporté un soutien financier de 2 M€ l’an dernier à ses adhérents, au nombre de 4 386.
Viande cultivée : Gourmey s’associe avec DeepLife pour accélérer sa production
Porc : en Occitanie, l’Alliance Porci d’Oc renoue avec la croissance
Lors de son assemblée générale le 24 juin, l’Alliance Porci d’Oc (APO), acteur majeur de la filière porcine en Occitanie avec 65 % des abattages régionaux, a constaté une progression de l’ensemble de ses activités en 2024, après deux années de léger recul. Contacté par Agra Presse, le directeur général Mikaël Le Gallic témoigne d’une croissance en production porcine comprise entre 3 % et 4 %, qui s’est traduite de facto par une croissance de la maintenance en matériel d’élevage, en abattage-découpe et en charcuterie-salaison. Cette dernière activité, portée par les établissement Cance (Aveyron) et Serrault (Lot), ayant augmenté son volume de plus de 5 %. « Au global, nos outils de transformation sont plutôt bien approvisionnés », affirme-t-il. Les quelque 200 adhérents du groupe coopératif et les cinq élevages dont il est propriétaire fournissent plus de la moitié des porcs abattus (l’autre part provenant du grand Sud-Est). La filiale d’APO Roussaly, spécialisée dans la découpe, avait anticipé la liquidation judiciaire de son client Milhau à Lacaune (Tarn), qui a été prononcée en juin 2025 du fait de sa baisse de production depuis un an, informe Mikaël Le Gallic.
Porc : dans le Tarn, la salaisonnerie Milhau liquidée, 124 salariés sur le carreau
Le tribunal de commerce de Castres a prononcé le 13 juin la liquidation judiciaire du salaisonnier La Maison Milhau (30 M€ de chiffre d’affaires), basé à Lacaune (Tarn), a annoncé la presse du Sud-Ouest, déplorant la perte d’un fleuron des salaisons sèches d’Occitanie. Sur son site internet, cette entreprise familiale presque centenaire arborait ses deux médailles d’argent obtenues au Concours général agricole 2024 et se vantait de mettre en œuvre des viandes régionales. Selon le directeur de l’interprofession porcine d’Occitanie, Christophe Durand, le licenciement des 124 salariés est un coup dur pour le bassin d’emploi de Lacaune. Comme Maison Milhau, un tiers des entreprises charcutières françaises sont en difficulté du fait des diverses hausses de charge, selon M. Durand, et le prix élevé du porc a précipité sa perte. LE directeur de l’interprofession justifie ce prix, qui contribue selon lui à rendre l’activité d’élevage rentable, mais déplore que le marché régional du porc soit « en forte tension », car les élevages d’Occitanie ne produisent que le quart de la consommation et la moitié des découpes mises en œuvre en charcuterie-salaison.
Lait : 75 % des éleveurs déclarent se prélèver moins de 2 000 €/mois (étude)
Selon une étude publiée par le réseau coopératif Innoval (génétique), les éleveurs laitiers sont 75 % à se prélever moins de 2 000 €/mois (par UTH, unité de travail humain) dont 45 % moins de 1 500 €/mois. Cette enquête titrée Organiser le travail pour mieux en vivre, à laquelle ont pris part plus de 1720 répondants éleveurs bovins laitiers, allaitants et caprins (dont 50% spécialisés en bovins laitiers) début 2025, montre aussi que 25 % déclarent se prélever plus de 2 000 € dont 5 % plus de 3 000 €. Ceux ayant une autre activité d’élevage sur l’exploitation déclarent des revenus plus élevés tandis que les éleveurs allaitants sont plus représentés dans les prélèvements inférieurs à 1 500 €. La fluctuation des cours des produits et la hausse des charges sont identifiées comme les premiers facteurs d’incertitude pour 86 % des répondants. Les aléas apparaissent comme le second défi, notamment les aléas climatiques pour 57 % des répondants. « Ce chiffre a plus que doublé en deux ans (cité par 26 % des répondants en 2023), signe d’une prise de conscience forte de la part des éleveurs, en première ligne face au dérèglement climatique », commentent les auteurs.
Sécheresse : restrictions d'usages agricoles dans plusieurs départements (presse)
D'après le service Vigie Eau du gouvernement, les préfets de trois départements (Loiret, Ardennes et Pyrénées orientales) ont déclarés, au 26 juin, certaines zones géographiques en « situation de crise » au regard du manque d'eau. Dans le Loiret, « les prélèvements agricoles en cours d’eau et nappes d’accompagnement sont interdits ainsi que les prélèvements en eau souterraine du samedi 8h au lundi 8h et le prélèvement dans le complexe aquifère de Beauce », rapportent nos confrères de Réussir. Les « prélèvements agricoles sont interdits » dans les zones en crise des Pyrénées-Orientales, à certaines exceptions (p.ex. abreuvement, retenues déconnectées du cours d'eau en période d'étiage »), explique Réussir. Par ailleurs, huit départements sont déclarés en alerte renforcée, avec des restrictions diverses concernant les usages agricoles, 14 départements sont en alerte et 24 en vigilance.
Titres-restaurant : le projet du gouvernement, un fonds d'aide alimentaire prévu
La ministre du Commerce et des PME Véronique Louwagie a présenté le 26 juin son projet de réforme des titres-restaurant, qui doit être débattue avant fin 2026, mais dont la forme (projet ou proposition de loi) n’est pas encore arrêtée. Pour inciter à la consommation, il ne sera plus possible de prolonger la validité des titres au-delà d’un an. Le plafond quotidien, fixé à 25 euros, reste inchangé, mais l’utilisation sera possible tous les jours de la semaine, y compris le dimanche, sauf les jours fériés, et dans toute la France (aujourd’hui, elle est limitée aux départements limitrophes du lieu de travail). La dématérialisation est prévue pour 2027. La réforme prévoit aussi d’interdire les remises de fin d’année, procédé commercial qui consiste à vendre à bas prix des titres-restaurant aux employeurs, ce qui engendre en compensation des commissions plus hautes sur les commerçants. Autre mesure : la ministre compte récupérer les titres gelés, des sommes non utilisées quand un salarié quitte son entreprise, évaluées autour d’une dizaine de millions d’euros, pour les aiguiller vers un fonds d’aide alimentaire. Pour permettre les dons avec la dématérialisation, le gouvernement souhaite également obliger les émetteurs à prévoir sur leurs applications un espace réservé aux dons associatifs.
Machinisme : Bruxelles simplifie ses prescriptions en matière de freinage
Dans un règlement délégué publié au Journal officiel de l’UE le 12 juin, la Commission européenne simplifie la législation de l’UE concernant les prescriptions en matière de freinage pour les véhicules agricoles et forestiers. Dans les faits, il est désormais possible pour les tracteurs équipés d’une double ligne hydraulique de freinage d’être attelés à des outils en simple ligne. Bruxelles justifie sa décision par le fait qu’« un nombre important de véhicules tractés sont encore utilisés avec des attelages à simple ligne ». Elle ajoute des dispositions techniques afin de « prévenir les accidents provoqués par des systèmes de freinage mal reliés » mais également « de garantir le bon fonctionnement des véhicules tractés équipés d’un système à simple ligne lorsqu’ils sont attelés à des tracteurs dotés de deux conduites de commande ». Le nouveau texte rappelle que « l’immatriculation ou la mise en service de tracteurs neufs équipés de systèmes de freinage uniquement compatibles avec des liaisons hydrauliques du type à une seule conduite » est interdite depuis le 1er janvier 2025. Plusieurs autres problèmes de conformités ont émergé ces derniers mois, soulignaient nos confrères de la France agricole dans un article le 5 juin.
Grande distribution : départ de Layla Rahhou, d.g. de la FCD
Layla Rahhou, déléguée générale de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) va quitter ses fonctions cet été, a-t-elle indiqué à l'AFP le 26 juin. Elle va « se consacrer à d'autres projets professionnels », fait-elle savoir dans un message transmis à l'AFP. Nommée en avril 2024 déléguée générale de la FCD, organisation présidée par Alexandre Bompard, p.-d.g. de Carrefour, Layla Rahhou ne sera restée qu'un peu plus d'un an à ce poste, où elle avait succédé à Jacques Creyssel, délégué général de la fédération pendant plus de 13 ans. En tout, elle aura passé cinq ans au sein de la fédération patronale, où elle occupait auparavant le poste de directrice des affaires publiques. La FCD représente l'ensemble de la grande distribution alimentaire, notamment depuis l'adhésion en 2024 des enseignes d'indépendants E. Leclerc et Les Mousquetaires/Intermarché, respectivement numéro un et trois du secteur.
Coopératives : Tanguy Poupart devient directeur général de la coopérative Limagrain
Selon les informations de nos confrères d'Agro Distribution, Tanguy Poupart devient, à partir du vendredi 27 juin, directeur général de la coopérative Limagrain, maison-mère du groupe Limagrain. Il succède à Christophe Brasset. Tanguy Poupart était déjà directeur général adjoint de Limagrain. Auparavant, il avait officié trois ans comme directeur général de Condifresh. Il a surtout passé onze ans chez Axéréal, dont il avait terminé directeur général adjoint entre 2015 et 2018.
Vin : Marine Descombe élue présidente de l’interprofession des vins de France
L’Anivin de France (interprofession des vins de France) annonce l’élection de la vigneronne Marine Descombe (36 ans) à sa tête. C’est « la première femme et la plus jeune » présidente de l’association, souligne le 21 juin un post sur le réseau social LinkedIn. Elle remplace Serge Tintané, selon la règle d’alternance entre familles de la production et du négoce. Marine Descombe était déjà membre du conseil d'administration et présidente de la commission Publi-promotion. Cette diplômée de Kedge Business School a rejoint en 2013 l'entreprise familiale, qui a fait l’acquisition du Château de Pougelon (Beaujolais) et du Domaine Passy le Clou (Chablis). L’Anivin de France revendique plus de 900 membres, incluant caves, maisons et vignerons indépendants.
Précision au sujet de l’apport total
Dans l’Agrafil daté du 26 juin, il est indiqué par erreur que « les éleveurs laitiers adhérents d’une OP (organisation de producteurs) doivent apporter tout leur lait au transformateur ». Or, cet apport total du lait doit être fait à l’OP et non au transformateur.
Agenda de la semaine agricole du 30 juin 2025
Lundi 30 juin
Commission mixte paritaire (CMP) concernant la PPL Entraves
Assemblée générale de la fédération nationale des artisans fleuristes
Visioconférence du projet Colocavo (logement des veaux laitiers), par l'Idele
Mardi 1er juillet
Début de la présidence danoise du Conseil de l'UE
7e rapport annuel du Haut Conseil pour le climat
Conférence du Haut commissariat au plan sur le « choc hydrique à 2050 »
Conseil supérieur d'orientation et Comité État-Régions (reliquats aides bio de la Pac)
Débat territorial sur l'élevage par la chambre d'agriculture de Bretagne, à Brest
Visioconférence du ministère de l'Agriculture sur le revenu des agriculteurs
Jeudi 3 juillet
Assemblée générale du Snia (nutrition animale)
Congrès des Vignerons coopérateurs
Conférence semestrielle du Sedima (distributeurs de machines)
Examen de la PPL sur le travail le 1er mai au Sénat
Atelier Refaur « Agriculture urbaine et PAT » à Cergy (Val d’Oise)
Visioconférence du RMT Travail en agriculture sur le handicap
Matinale « Agriculture régénératrice et coopératives », à la Maison du lait
Séminaire « Santé des sols » de l’Areflh (fruits et légumes) et du CNRS, à Bordeaux
La Banque de France et la région Bretagne présentent une étude sur l'agroalimentaire breton
Vendredi 4 juillet
Journées d'été des Amis de la Conf' (Deux-Sèvres), jusqu'à dimanche
Conférence UniLaSalle/Agridées sur le changement climatique et les exploitations agricoles, à Beauvais