Machinisme: fin des tracteurs autonomes Monarch, Caterpillar rachète la technologie
Selon les informations de l'agence Bloomberg, le géant des machines de BTP, Caterpillar a racheté, il y a quelques semaines, la société de tracteurs électriques autonomes Monarch. Les dirigeants de cette start-up californienne avaient annoncé il y a un mois qu'ils opéraient un pivot, pour «passer de la fabrication à un modèle de licence technologique». Autrement dit c'est la fin de Monarch comme fabricant de tracteurs. Ses technologies devraient être reprises dans les engins du groupe Caterpillar. En 2024, la start-up avait réalisé une levée de fonds de série C au montant record pour le secteur, de 133 millions de dollars (122,5 millions d’euros) pour accélérer le développement de son tracteur électrique autonome MK-V. Selon la société, cette opération était « la plus grande levée de fonds dans l’histoire de la robotique agricole ». Depuis le lancement du premier exemplaire fin 2022, 400 tracteurs avaient alors été déployés sur divers marchés agricoles tels que les vignobles, les produits laitiers, les baies, les vergers, essentiellement aux États-Unis.
Biosolutions: Fermentalg a bouclé une augmentation de capital de près de 11 M€
Agroalimentaire : Noko Kombucha lève 4 M€ pour un nouveau site de production
Près de 4 millions d’euros ont été mobilisés pour développer l’activité de production de kombucha de la Brasserie du Pays flamand, à Merville (Nord) commercialisée sous la marque Noko, contraction de nord et kombucha. Le financement associe des partenaires bancaires et des investisseurs : le fonds Hauts-de-France Avenir TPE-PME intervient à hauteur de 100 000 euros, aux côtés de Finorpa SCR à hauteur de 400 000 euros. « Le projet s’inscrit également dans une dimension sociétale forte, avec un modèle d’actionnariat salarié puisque 49% du capital de Nord Kombucha est détenu par ses collaborateurs », indique un communiqué daté du 19 mai. Les fonds sont dédiés à un nouveau site de production de 2 000 m² à Merville, « dont la mise en service est prévue en juin ». Le but est « d’augmenter significativement les capacités de production, d’industrialiser le process tout en conservant une approche artisanale, et de répondre à une demande en forte progression. L’ambition est d’atteindre 10 000 hectolitres en 2027, puis 30 000 hectolitres à horizon cinq ans. » Le nouveau site va aussi permettre de développer l’activité de façonnage pour d’autres acteurs du marché des boissons fermentées. « À terme, cette activité pourrait représenter jusqu’à 50% du chiffre d’affaires. »
Tomate : en Normandie, consultation publique sur l’extension de la serre d’Isigny-le-Buat
Depuis le 12 mai et jusqu’au mois d’août, à Isigny-le-Buat (Manche), les habitants sont appelés à s’exprimer sur le projet d’extension des serres de la société « Les Serres du Buat », filiale du néerlandais « Les tomates du Mont Saint-Michel » (AgroCare), rapporte le quotidien Ouest-France. Le projet prévoit d’ajouter 16 ha de serres aux surfaces déjà existantes. Si le volet environnemental est l’objet principal de la consultation publique mise en place, le collectif «Stop Tomates industrielles» qui s’oppose au projet juge la procédure restrictive : «J’ai la sensation que les services publics se moquent du peuple car il est mis en place une consultation publique sur le côté environnemental et l’extension, alors que mettre en place une enquête publique aurait permis à la population de s’exprimer sur tous les sujets annexes comme le côté social », explique Gérard Chauvet, membre du collectif. «Stop Tomates industrielles» indique avoir recueilli de « nombreux témoignages » qui laisseraient à penser à des conditions de travail difficiles et d’une situation « sous emprise » des employés saisonniers employés sur place. Fin 2025, le patron des Tomates du Mont-Saint-Michel, Rik Van Den Bosch, avait indiqué à Ouest France que l’objectif était de « produire de bonnes tomates, en France et pour les Français, qui sont abordables pour tous. Cette opposition constante du collectif, c’est un petit peu fatiguant ».
Fromage : la spécialité traditionnelle garantie berthoud approche des 60 adhérents
Le Syndicat du berthoud compte désormais 59 adhérents, qui sont essentiellement des restaurateurs proposant à leur carte la spécialité traditionnelle garantie (STG) berthoud. La recette est réalisée à base de fromage abondance AOP, de vin blanc de Savoie AOP et de porto ou de madère, également AOP. « En 2024, les 52 adhérents ont servi 50 000 berthoud individuels représentant un chiffre d’affaires de 1,16 million d’euros », souligne Delphine Combaz, animatrice du syndicat présidé par l’ancien restaurateur Dominique Maxit. Chaque portion de berthoud contient au moins 180 grammes d’abondance. Outre les restaurateurs, des producteurs fermiers d’abondance ayant une activité de restauration et des traiteurs font aussi partie des adhérents. Ils sont présents surtout en Haute-Savoie, zone de production de l’abondance. Le berthoud est servi exclusivement chaud, ce qui exclut de fait la production industrielle et la distribution à grande échelle. Le Syndicat du berthoud est à l’initiative de la STG obtenue en 2020. Il travaille en collaboration avec le syndicat de l’abondance qui a porté son lancement et continue de l’accompagner d’un point de vue organisationnel et financier.
Engrais : une nouvelle directrice générale pour l'unité de recherche du groupe Roullier
Dans un communiqué du 19 mai, le groupe Roullier a annoncé la nomination de Lethicia Magno au poste de directrice générale de son « centre mondial de l’innovation », à compter du 1er mai. Elle succède à Thomas Georgelin, récemment nommé directeur général adjoint. Pour résumer, le centre mondial de l’innovation de l’entité correspond à son unité de recherche et développement. Docteure en écophysiologie végétale et modélisation, Lethicia Magno a rejoint le groupe Rouiller en 2024, « où elle a contribué à la mise en place de projets d’innovation stratégiques et assuré le pilotage des Innovation Awards Roullier 2025-2026 ». Elle a par ailleurs « conduit des projets de R & D au sein de l’Inrae entre 2019 et 2022 », et réaliser des missions de conseil « auprès d’entreprises privées en France, au Brésil et au Maroc, ainsi qu’auprès d’organisations internationales, dont Thought For Food et le World Food Forum (FAO) ».
Photovoltaïque : Reden nomme un country manager en Italie et ouvre des bureaux à Milan
L’énergéticien français Reden a annoncé le 19 mai la nomination en Italie de Paolo Sereni au poste de country manager et l’ouverture de bureaux à Milan, après Rome. « L’Italie est un marché stratégique pour Reden dans le cadre de sa trajectoire de croissance européenne », déclare le d.g. Frank Demaille, cité dans le communiqué. Sur place depuis 2021, le groupe revendique 120 MW de capacité installée et « un pipeline de développement ambitieux ».