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baCta lève des fonds pour lancer son premier ingrédient

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Les cofondateurs de baCta, Marie Rouquette et Mathieu Nohet. Crédits : © bacta

Spécialiste de la bioproduction d’ingrédients pour la santé et l’alimentation humaine et animale, baCta vient de lever 7 M€. 

La biotech baCta annonce aujourd’hui une levée de fonds de 7 M€, menée « par LocalGlobe et Daphni, avec la participation d'Ovni Capital ainsi que de business angels de renom, notamment les fondateurs de Phagos, Genomines et Mistral AI », détaille-t-elle dans son communiqué du 3 mars 2026. Cofondée en 2024 par Mathieu Nohet et Marie Rouquette, la start-up après avoir initialement développé un process pour produire du caoutchouc naturel en utilisant des micro-organismes génétiquement modifiés, a pris un virage stratégique pour s'orienter vers la bioproduction d’ingrédients industriels destinés à la santé, la cosmétique et la nutrition humaine et animale. « Notre objectif vise à proposer la qualité du naturel à un prix comparable aux substances synthétiques, souligne Mathieu Nohet. Issu d’une souche levure propriétaire, notre premier ingrédient, l’astaxanthine est identique aux molécules naturelles, mais avec des avantages liés à la saveur ou encore à la stabilité ». La société rappelle que le marché de l’astaxanthine, reconnu pour ses propriétés antioxydantes, est actuellement « dominé par des versions synthétiques dérivées de la pétrochimie ou par une extraction naturelle coûteuse à partir de microalgues ».
 
 
Grâce à cette levée de fonds, baCta prévoit de passer de la phase laboratoire à la phase industrielle, tout en assurant les coûts liés aux demandes réglementaires de mise sur le marché, « avec un objectif de commercialisation de notre premier ingrédient dans les prochains mois », précise Mathieu Nohet. baCta fera ses premiers pas commerciaux d’abord aux États-Unis, où les autorisations sont obtenues au bout de 90 jours, quand les délais sont d’au moins 18 à 24 mois, voire plus, en Europe. La société qui déposera les dossiers simultanément dans ces deux zones, prévoit donc de commercialiser son ingrédient en Europe dès qu’elle aura le feu vert de l’Efsa.

Un prochain partenariat industriel

baCta qui travaille déjà sur d’autres ingrédients a pour objectif d’en sortir au moins un autre cette année, « un précurseur de l’astaxanthine, explique le cofondateur, et d’atteindre l’étape de production pour trois ingrédients à la fin 2027 ». La levée de fonds servira aussi à étendre les capacités de sa plateforme d’ingénierie de souches, baptisée baCtaForge. « Cette plateforme est vraiment notre outil, mêlant IA et robotique, pour obtenir et construire de nouvelles souches performantes, qui sont ensuite mises dans le fermenteur. Cela permet d’obtenir des souches efficaces plus rapidement, pour un prix raisonnable », souligne Mathieu Nohet.
 
 
Et plutôt que d’investir dans de couteux fermenteurs avant même la commercialisation de ses ingrédients, baCta a choisi de s’appuyer sur un partenaire stratégique ayant les capacités de productions nécessaires à son développement. « Nous sommes en discussions avancées avec un partenaire industriel qui est prêt à nous mettre à disposition ses fermenteurs », confie Mathieu Nohet. Ce partenariat qui n’implique pas de participation au capital de baCta est donc sans lien avec la présente levée de fonds. 

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