Agra Business | Cooperl, Marfrig/BRF, Mosa Meat, Aspire, AIT/Solyve

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Porc : Cooperl s’associe à un producteur local dans le centre de la Chine

Cooperl Arc Atlantique et l’entreprise porcine chinoise Hunan New Wellful ont fondé dans la province du Hunan (centre de la Chine) une coentreprise de production et de reproduction porcine, Hunan Wufeng Lixin Breeding Company, selon une annonce faite le 16 mai à la Bourse de Shanghai reprise par la presse financière internationale. La coopérative française y injecte 39,2 millions de yuans et l'entreprise chinoise 40,8 millions de yuans, soit des parts respectives de 49 % et de 51 % du capital de 80 millions de yuans (environ 10 M€). Hunan Wufeng Lixin Breeding Company se concentrera sur l'élevage de porcs et la vente de porcs reproducteurs, est-il précisé. À la mi-février, le Quotidien du peuple (communication extérieure officielle) avait annoncé la signature d’un mémorandum entre la coopérative française et « la plus grande entreprise publique d'élevage porcin du Hunan et un fournisseur majeur de porcs et de produits porcins pour la région de la Grande baie Guangdong-Hong Kong-Macao ». Ce document engageait les deux parties à coopérer dans les technologies d’élevage, le commerce et la transformation de viandes. En 2017, Cooperl avait déjà annoncé la construction d'une usine de charcuterie en Chine avec un partenaire chinois. 

Viandes : fusion en vue de deux géants brésiliens Marfrig et BRF

Le géant brésilien de la viande bovine Marfrig va compléter son acquisition d'un autre géant Brasil Foods (BRF) pour devenir MBRF sur les places boursières, selon l’agence Reuters ce 15 mai. Marfrig détient aujourd’hui un peu plus de 50% du capital de BRF. Le numéro 2 mondial du bœuf (après le Brésilien JBS) fusionnerait donc avec le numéro un mondial de la volaille et du porc. La nouveau groupe s’établirait aux Etats-Unis et comprendrait National Beef, filiale de Marfrig depuis 2018. Marfrig poursuit ainsi son expansion amorcée en 2019, visant à s’imposer face à JBS, ainsi qu’à Tyson food ou au Chinois WH Group (maison mère de Smithfield Foods). Pour son premier trimestre 2025, le groupe Marfrig présente une augmentation de chiffre d’affaires de 27% à 38 562 millions de reais (6 170 millions d’euros), engendrée essentiellement en Amérique du Nord, et une augmentation de 20,8 % de son Ebitda (excédent brut) à 3 196 millions de reais (511 millions d’euros), essentiellement du fait de BRF. Le communiqué financier indique une distribution de 2,5 milliards de reais (400 millions d’euros) en décembre 2024 aux actionnaires de Marfrig de plus de 1,1 milliard de reais (176 millions d’euros) à ceux de BRF.

Volaille : premier cas d’influenza au Brésil, premier exportateur mondial

Le ministère brésilien de l’Agriculture a communiqué ce 16 mai sur un « premier cas » d’influenza aviaire dans un élevage commercial de volailles, provoquant la fermeture de la Chine, l’Union Européenne, l’Argentine, le Mexique et le Chili. Ce cas a été confirmé le 15 mai à Monténégro dans l’Etat du Rio grande do Sul. Le Brésil est le premier exportateur mondial de volaille, et le dernier grand bassin de production indemne d'influenza aviaire. Cette nouvelle intervient quelques jours après la signature d’accords entre le président Luiz Inácio Lula da Silva et son homologue chinois Xi Jinping. Ces accords - deux protocoles bilatéraux et un mémorandum d’accord pour le développement de l’agriculture brésilienne – permettent notamment l’ouverture du marché chinois à la viande de canard, la viande de dinde et les cœurs, foies et gésiers de poulet. Ces trois produits représentent un potentiel de recettes d’un milliard de reais de recettes (180 millions de dollars au cours actuel), commente dans le communiqué du ministère du 13 mai le président de l’Association brésilienne des protéines animales (ABPA), Ricardo Santin. En 2024, rappelle le communiqué, la Chine a importé pour 155 millions de dollars d’abats de poulet, 50 millions de dollars de dinde, 1,4 million de dollars de viande de canard.

Viande in vitro : Mosa Meat demande une autorisation de mise sur le marché au Royaume-Uni

Mosa Meat, spécialiste néerlandais de la viande in vitro, a annoncé le 15 mai avoir déposé une demande d’autorisation de mise sur le marché britannique pour sa graisse cultivée en laboratoire à partir de cellules de bœuf. Cette demande déposée auprès de l’autorité de sécurité sanitaire britannique, la Food Standards Agency (FSA), « porte sur la graisse cultivée comme ingrédient, qui peut être mélangée à des ingrédients d'origine végétale pour créer de délicieux plats à base de bœuf », indique Mosa Meat dans un communiqué. L’objectif de la société néerlandaise est de commercialiser ses premiers burgers qui associeront des ingrédients cultivés et végétaux. Ces derniers temps, Mosa Meat multiplie les demandes d’autorisation de mise sur le marché pour son produit. En décembre 2024, la société a soumis « sa première demande de commercialisation de bœuf cultivé dans l'Union européenne, ainsi qu'une demande de commercialisation en Suisse », rappelle-t-elle. Au Royaume-Uni, où Mosa Meat avait présenté son premier burger in vitro en 2013, la société a été sélectionnée par la FSA pour participer à son programme d’évaluation des produits d’agriculture cellulaire aux côtés de Hoxton Farms (Royaume-Uni), BlueNalu (États-Unis), Gourmey (France), Roslin Technologies (Royaume-Uni), Uncommon Bio (Royaume-Uni), Vital Meat (France) et Vow (Australie).

Insectes : le canadien Aspire mis sous séquestre

La justice canadienne a décidé le 1er mai de nommer FTI Consulting Canada comme séquestre et gestionnaire d’Aspire Food Group, qui élève des grillons destinés à l’alimentation des animaux de compagnie. La demande de mise sous séquestre émane d’un de ses créanciers, Financement Agricole Canada (FAC), ce dernier indiquant qu’Aspire devait près de 41,5 M$ canadiens. « L'entreprise, qui a licencié les deux tiers de ses 150 employés et réduit la production de son installation d'élevage de grillons à London, en Ontario, en novembre, a pris la décision difficile de réduire davantage ses effectifs », précise le média spécialisé AgFunder. La société dispose d’une usine depuis 2022, d’une superficie de 14 000 m2. Apire estime que la mise en place de droits de douanes par les États-Unis a affecté son activité, sachant que la quasi-totalité de ses ventes étaient orientées vers ce marché. Dans sa demande, FAC indique qu'Aspire a construit son usine sur la base d'une « méthodologie exclusive de croissance et de récolte de grillons ». Mais, depuis son ouverture, la société n'a pas réussi à reproduire la méthodologie, ni à commercialiser et à développer ses opérations, indique la demande de FAC. Depuis ces derniers mois, le secteur de la production d’insectes rencontre des difficultés, à l’image des français Ynsect et Agronutris ou du danois Enorm Biofactory.

Lait : les Français de plus en plus confiants dans la qualité du lait origine France

Les Français sont de plus en plus confiants dans la qualité du lait produit en France, selon les résultats d’une enquête d’opinion réalisée en décembre 2024 par CSA pour le Cniel (interprofession). « Ils sont aujourd’hui 78 % à déclarer avoir confiance dans la qualité du lait produit en France, +5 points en un an », peut-on lire dans un communiqué de Syndilait diffusé le 14 mai. Sur la période 2016-2024, la part de ceux qui pensent que l’origine France est un gage de qualité passe de 64 à 78 %. La transparence quant à l’origine est un enjeu pour le grand public, puisque 83 % des personnes jugent important de connaître l’origine du lait consommé. Un satisfecit pour Syndilait, qui fête en 2025 les dix ans de son logo « Lait collecté et conditionné en France ». Plus de 70 % des sondés estiment en outre que le lait est un aliment indispensable (+7 points en un an), qu’ils ont du plaisir à en consommer et qu’il est « vraiment bon ». Les Français identifient de plus en plus le lait comme un produit pas cher, accessible à tous (63 %, +6 points en un an). Le consentement à payer davantage le lait au profit des producteurs est une volonté grandissante des sondés : 74 % des personnes interrogées sont prêtes à payer quelques centimes de plus pour l’éleveur, soit +4 points par rapport à 2023. Et 89 % aimeraient que le producteur soit rémunéré correctement (+3 points en un an).

Ingrédients/enzymes : Lallemand et Moulins Soufflet négocient autour d’AIT et de Solyve

Moulins Soufflet, filiale du groupe InVivo, et Lallemand, spécialiste des levures, bactéries, champignons et solutions enzymatiques, ont annoncé le 16 mai être entrés en négociations exclusives. Le projet prévoit l’acquisition, par Lallemand, de deux sociétés filiales d’InVivo : AIT Ingrédients, l'un des principaux producteurs mondiaux d'ingrédients pour les meuniers, industriels de la panification et des pâtes ; et Solyve (anciennement Soufflet Biotechnologies), spécialisée dans les solutions enzymatiques biologiques et sans OGM pour les secteurs de l'œnologie, des jus de fruits, de la boulangerie, des boissons à base de plantes et de la nutrition animale. « Ces projets d'acquisitions augmenteront notre empreinte mondiale et notre capacité de production. Ils nous permettront de mieux répondre aux exigences de nos clients dans les secteurs de la boulangerie, de la meunerie, de l'œnologie et des boissons », explique Antoine Chagnon, p.-d.g. de Lallemand. L’entreprise est présente dans 50 pays et emploie 5 500 personnes. Sous réserve des autorisation réglementaires requises et de l’acceptation du projet par les représentants du personnel, l’accord devrait être conclu au cours de l’été 2025. (Anne Gilet)

Céréales : la fédération des négociants FNA change de nom et devient NégoA

Lé fédération du négoce agricole (FNA) change de nom et devient NégoA, annonce-t-elle dans un communiqué le 15 mai. Ce changement est intervenu lors des célébrations des 40 ans du syndicat, initialement créé sous le nom de l’INAC (Interfédération des entreprises du négoce, de l’approvisionnement et de la collecte des productions agricoles), avant de devenir la FNA en 1994. L’objectif de ce nouveau changement de nom : « Aligner la Fédération avec la réalité de son action sur le terrain, renforcer sa visibilité et fédérer ses acteurs autour d’un cap commun ». Pour rappel, NégoA, présidé par Antoine Pissier (dirigeant de la société éponyme basée dans le Loir-et-Cher) regroupe 300 entreprises du négoce agricole, représentatif des entreprises patrimoniales de commerce de grains et de distribution d’approvisionnement en France.

Céréales : un marché très indécis en 2025, selon le Cercle Cyclope

Le 39e rapport, paru le 13 mai, de la société d’études Cercle Cyclope, présidée par Philippe Chalmin, insiste sur l’instabilité et l’imprévisibilité régnant sur les marchés des matières premières, incluant les grains. Le principal responsable de ce constat est le nouveau locataire de la Maison Blanche, Donald Trump. C'est la raison pour laquelle l’ouvrage est intitulé « le piétinement sourd des légions en marche », en référence aux guerres commerciales provoquées par le président états-unien, adepte de la manière forte pour parvenir à ses fins. Le document rappelle que ses différentes déclarations et actions, notamment en matière de tarifs douaniers, ont engendré une forte volatilité des prix qui risque de perdurer. Bien entendu, les guerres au sens propre, notamment celle entre la Russie et l'Ukraine, ajoutent à l’instabilité ambiante. Toutefois, le rapport rappelle par exemple que, malgré le conflit, les exportations de céréales ont pu se faire presque sans encombre, démontrant la résilience des marchés. Malgré la confusion régnante, le Cercle Cyclope ne croit guère en un retournement majeur du marché des grains (à moins d’un incident exceptionnel), en raison notamment de la baisse de la consommation chinoise. De plus, « on ne peut exclure l’hypothèse d’un arrêt du conflit ukrainien et donc d’un assouplissement voire d’une annulation des sanctions qui pèsent sur la Russie », peut-on lire dans le rapport.

Blé dur/pâtes : Alpina Savoie vise une production sans résidu de pesticides fin 2025

Le pastier Alpina Savoie a commencé à basculer la majeure partie de sa production en « zéro résidu de pesticides », rapporte le quotidien Les Echos le 15 mai (article payant). Cet objectif, pour la fin d’année, porte sur les petites pâtes (avoine, vermicelles, alphabets, perles…) qui représentent 80 % de sa production. Le reste de ses gammes est très avancé en bio, segment sur lequel la marque était pionnière dès 2010. « Nous continuons de croire à fond au bio » indique le président d'Alpina Savoie, Nicolas Guize. « Mais, avec ce nouvel engagement, nous franchissons un nouveau cap vers des produits plus sains. C'est une garantie pour les consommateurs ». Aujourd’hui, les pâtes bio représentent 15 % des ventes du pastier savoyard, contre plus de 20 % avant la crise du marché bio. Si Alpina Savoie a limité la casse en réussissant à « gérer les excès de production » en agriculture biologique, elle veut séduire les consommateurs sur le créneau du zéro résidu de pesticides, notamment les jeunes générations.

Meunerie : repli du chiffre d’affaires de 12 % de Paulic meunerie en 2024

Dans un communiqué du 16 mai, la société Paulic meunerie (Morbihan) a rapporté un recul de son chiffre d’affaires de 12 % entre 2023 et 2024, à 19,2 M€. La principale raison de cet effritement est l’arrêt « d’un contrat exceptionnel de sous-traitance, conclu en 2023 avec un confrère minotier, représentant à lui seul environ 20 % des ventes de l’exercice précédent », précise le meunier. L’excédent brut d’exploitation s’affiche à 0,97 M€, contre 1,03 M€ l’an dernier. Néanmoins, Paulic meunerie se veut optimiste pour l’avenir : « Le recentrage industriel autour du site de Saint-Gérand (Morbihan), la montée en puissance de nos outils modernes, ainsi que la signature de nouveaux contrats commerciaux structurants nous permettent d’aborder 2025 avec confiance », déclare son dirigeant Jean Paulic. Le communiqué rapporte par ailleurs « une dynamique particulièrement forte sur les farines de riz, identifié comme un levier de croissance ». L’entreprise se réjouit de la « normalisation des cours des matières premières », notamment le blé, ainsi que de la baisse des coûts énergétiques. Ainsi, 2025 est attendue comme « l’année du rebond », après une année 2024 de « transition ».

Maïs : l’AGPM moins pessimiste que le ministère au sujet de la baisse de la sole 2025

Contactée par Agra Presse, l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA) table sur une baisse de la sole française de maïs grain 2025 moins importante qu’attendu par les services statistiques du ministère de l’agriculture (Agreste). « Nous tablons sur une baisse de 2 % à 5 % environ entre 2024 et 2025, sachant que 2024 avait été exceptionnelle. Nous devrions tout de même obtenir une surface supérieure à celle de 2023 », témoigne Franck Laborde, son président. Pour rappel, Agreste table, dans son dernier rapport mensuel publié le 13 mai, sur un recul annuel de 8,2 %, à 1,41 Mha. Les prévisions doivent encore s’affiner, les semis n’étant pas totalement terminés ; ils sont faits à 90 % au 12 mai, d'après Céré’Obs. Le président de l’AGPM précise que les travaux d’emblavement se déroulent à un rythme « normal », après les conditions très difficiles de 2024. Il confirme que les attentes de recul d’assolement s’expliquent par les meilleures conditions de semis d’hiver, engendrant une baisse des reports de cultures d’hiver vers celles de printemps. « Les rendements en 2023 et 2024 ont été bons », ce qui a pu encourager les céréaliers à retenter l’expérience en maïs, ajoute Franck Laborde. En revanche, les prix sont jugés actuellement bas, constituant « une inquiétude ». « Le contexte internationale n’est guère favorable », déplore-t-il.

Grandes cultures/pluies: incendies en séchoirs à grain en forte hausse en 2024

Le nombre d’accidents dans les séchoirs à grains est « en très forte augmentation » en 2024, année très pluvieuse, a indiqué le ministère de la Transition écologique lors d’un brief à la presse le 16 mai. « On est a plus de 40 accidents », principalement des incendies, « donc un chiffre multiplié par 8 ou 10 » par rapport aux années précédentes. Ce constat, fait dans le cadre du bilan de l’inspection des installations classées pour l’environnement (ICPE), est lié aux conditions pluvieuses de l’année rendant le grain plus humide. « Les séchoirs (…) ont souvent été poussés trop fort, ou dans des conditions mal maîtrisées, ou un peu hâtivement », a expliqué le cabinet d’Agnès Pannier-Runacher. Les feux de séchoirs ont concerné essentiellement le tournesol et le maïs. D’autre part, le ministère a indiqué que Lactalis (lait) et Yara (engrais) sont en bonne voie de quitter la liste nationale des sites industriels soumis à vigilance renforcée  en 2025, car leur plan d’actions pour entrer en conformité « progresse » mais il reste quelques échéances. Yara doit se mettre en règle sur son site à Montoir de Bretagne (Loire-Atlantique), et Lactalis à Lons-le-Saunier (Jura), sur certains « risques potentiels et non-conformité des rejets dans l’air ou l’eau ». 

Tourteaux : un nouveau procédé d’hygiénisation afin de diminuer le risque salmonelles

Contacté par Agra Presse, le fabricant d’alimentation animale Vitalac (Côtes-d'Armor) – qui s’est lancé depuis des années dans la décontamination bactérienne des matières premières via sa filiale Vitalac Biotech – a annoncé au printemps 2025 avoir démontré l’efficacité de son procédé d’hygiénisation des locaux de stockage de tourteaux contre le risque de contamination aux salmonelles. Réalisé durant l’année 2024 dans les installations de Sea Invest à Montoir-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), « nous avons testé le procédé avec succès en conditions réelles : soit cinq remplissages et vidages d’une installation dédiée au stockage de 9 000 tonnes de tourteau de soja », a indiqué Christophe Michaut, market manager Acidifiant et aquaculture de Vitalac Biotech. Résultat : pour un coût de 0,64 €/t de marchandise stockée, le local présente un nombre d’entérobactéries inférieurs aux seuils de détection en laboratoire, ainsi qu'une absence de salmonelles, évitant ainsi la recontamination des produits stockés. Le procédé se décompose en quatre étapes. La première consiste à dépoussiérer le local. Vient ensuite, une désinfection avec une solution hydroalcoolique qui détruit les bactéries pathogènes. Puis l’application d’un mélange d’acides organiques (essentiellement de l’acide formique). Vient enfin la pulvérisation de lactobacilles, qui permet d’entrer en concurrence avec les bactéries indésirables, et donc de prévenir une nouvelle colonisation.

Pommes de terre : le CNIPT va réduire le droit de vote de la FCD et de Saveurs Commerce

L'interprofession de la pomme de terre de consommation (CNIPT) va priver les associations membres de son secteur « Commerce aux consommateurs » de leurs droits de vote sur les questions financières et budgétaires de l’organisation, et ce à partir du 1er août. Les organisations concernées sont la FCD (grande distribution) et Saveurs Commerce (commerçants de fruits et légumes). Elles gardent toutefois leurs voix sur les autres sujets, notamment techniques. « En aucun cas nous ne voulons exclure qui que ce soit », témoigne la directrice du CNIPT, Florence Rossillion, auprès d’Agra Presse. La dirigeante rappelle que, pour que l’accord interprofessionnel puisse être étendu à l’adoption d’une cotisation, « il faut représenter au moins les deux tiers de la profession à chaque maillon de la filière ». Dans le cas du commerce de pommes de terre auprès des consommateurs, le CNIPT n’est pas représentatif, du fait de l’absence de la FCA (Fédération du commerce coopératif et associé). Il est rappelé que cette association a refusé de rejoindre l'interprofession pour éviter de contribuer financièrement aux actions interprofessionnelles. Si un secteur n’est pas représentatif, ses membres peuvent contribuer volontairement, ce qui les désavantage financièrement par rapport à leurs confrères. Dans cette situation, le CNIPT a pris des mesures pour restreindre les droits de vote de ceux qui ne financent pas, « ce que chacun peut comprendre », commente la dirigeante.

Pommes de terre : Xavier Gasgnon (Coordination rurale) élu au bureau du CNIPT

Xavier Gasgnon, administrateur régional d'Interfel au nom de la Coordination rurale, est élu membre du bureau du CNIPT (interprofession de la pomme de terre de consommation). Cette élection a été permise par les modifications des statuts de l’interprofession entreprises lors de son assemblée générale extraordinaire du 14 mai. Le syndicat peut donc désormais participer à l’organe exécutif, alors qu’il ne siégeait auparavant qu’au conseil d’administration. Céréalier à Sceaux-en-Gâtinais, Xavier Gasgnon est par ailleurs secrétaire général de la CR 45 (Loiret).