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Jus de fruit : Lactalis acquiert la marque suédoise ProViva auprès de Danone

Danone, conjointement avec le copropriétaire minoritaire Skanemejerier et Lactalis ont signé un accord pour la cession de la marque ProViva et de l’usine de Lunnarp, annoncent les entités suédoises de Lactalis et Danone dans un communication conjointe diffusée le 5 décembre. ProViva était une coentreprise entre Skanemejerier et Danone. Skanemejerier, filiale de Lactalis en Suède, va détenir désormais en intégralité la marque de jus de fruits aux probiotiques ProViva et l’usine de Lunnarp. 80 employés sont concernés. « La finalisation de la transaction est soumise aux conditions habituelles, y compris les approbations réglementaires. La transaction devrait être conclue au premier semestre 2026 », indiquent les deux sociétés. Cette cession permet à Danone de se recentrer sur son portefeuille de « catégories à forte valeur ajoutée et fondées sur la science et la santé », conformément à sa stratégie misse en place depuis ces derniers mois. D’autres sociétés présentes dans les jus et les fruits transformés ont été cédées par Danone. A l’inverse, Lactalis s’intéresse au marché des jus de fruits. Il a acquis Santal (jus) en Italie et Unifruit (compotes) en France.

Coopérative: l'investissement grève le résultat de Maïsadour, malgré un meilleur EBE

En amont de son assemblée générale, Maïsadour a présenté, dans un conférence de presse le 5 décembre, un résultat négatif, en dépit de d’augmentation de l’EBE (excédent brut d’exploitation) de 5% à 63,7 millions d’euros (pour un CA en hausse de 1,7% à 1,4 milliards d'euros). Le résultat s'explique par des investissements de 25 millions d’euros en 2024-2025, selon le DG Christophe Bonno, qui en a détaillé la répartition. La nutrition animale, l’accouvage et les productions végétales ont notamment bénéficié de 8 millions d’euros d'investissement, au profit de la performance, des économies d’énergie et de l’informatique, a souligné Jean-Louis Zwick, directeur du pôle Agriculture. Dans la nutrition animale, l’usine de Haut-Mauco (Landes) a bénéficié à lui seul de 3 millions d’euros. Le pôle Semences a été doté de 5 millions d’euros et le site d’abattage de canards de Gibret (Landes) de 2,5 millions d’euros. Vincent Robin, directeur du pôle Gastronomie, a précisé que cet abattoir a été agrandi et modernisé. Maïsadour avait en effet annoncé en mai 2025 qu’il devenait l’unique abattoir de canards gras du groupe, sa capacité doublant à cet effet. Vincent Robin a précisé que le site de transformation de volailles du Gers de Saramon (Gers) a été l’objet d’une révision complète de son système de froid.

Coopératives : le groupe COC bientôt piloté par un nouveau tandem

Dans un contexte agricole difficile, marqué par une collecte 2024 historiquement basse, à 441 000 t (contre 580 000 t en 2023), le groupe COC, basé dans la Vienne, a tenu son assemblée générale le 5 décembre. Il y a présenté un résultat net de 3,1 M€, pour un chiffre d’affaires de 333 M€, en recul de 14 %. La coopérative aussi enregistre un bilan à la baisse : 191 M€ de CA (-21 %), pour un résultat net de 0,89 M€. « Le groupe a su maintenir son agilité opérationnelle et sa capacité de performance, grâce notamment à ses activités de diversification », confie Emmanuel Massicot, le président, qui a annoncé la fin de son mandat, conjointement à l’arrivée du nouveau directeur général en février 2026, estimant « nécessaire de laisser la place à un nouveau tandem ». Ainsi, le pôle industriel, porté par l’unité de trituration (240 800 t transformées), poursuit sa trajectoire. Autres faits marquants de l’exercice 2024-2025 : la forte progression du biocarburant coc100 (« dont le volume mensuel moyen est passé de 1 400 à plus de 2 000 m3, grâce à l’intérêt grandissant des transporteurs et des collectivités ») ; la mise en service d’un nouveau silo dédié au bio (d’une capacité de 5 000 t de stockage) ; la finalisation de l’acquisition des Ets Renaud (49 M€ de CA) implantés dans l’Indre ; et la montée au capital dans la start-up Cyclair (robot désherbeur autonome). (Anne Gilet)

Crédit agricole : l’éleveur savoyard Éric Vial élu président de la FNCA

Le bureau fédéral de la FNCA (Fédération nationale du Crédit agricole) a élu Éric Vial comme président, apprend-on dans un communiqué le 4 décembre. Il était vice-président de la FNCA depuis 2024 (organe « politique » du Crédit agricole, où siègent les fédérations locales) et administrateur de Crédit Agricole SA (entité cotée) depuis 2022. Éleveur laitier en Savoie, M. Vial « a été élu président du Crédit agricole des Savoie en 2018 », rappelle la fédération. Né en 1968, il a notamment été « président fondateur de la Coopérative des éleveurs de Savoie » (services aux éleveurs). À la tête de la FNCA, M. Vial succède à Dominique Lefèbvre, qui avait annoncé en septembre qu’il ne solliciterait pas un nouveau mandat. En tant que président de la FNCA, Éric Vial devient aussi président de la SAS Rue La Boétie, holding actionnaire majoritaire de Crédit agricole SA.

Coopératives : Pierre-Antoine Ferru va quitter la direction générale de la Cal fin décembre

Pierre-Antoine Ferru, directeur général de la coopérative agricole Lorraine (Cal) depuis avril 2022, quittera ses fonctions à la fin du mois de décembre. Dans un premier temps, c’est le président Pierre-Yves Simonin, qui assurera cette mission. Pierre-Antoine Ferru, qui était précédemment chez Valfrance (Oise), comme Daf et secrétaire général de 2008 à 2022, quitterait la Cal « pour rejoindre une autre structure coopérative », apprend-on du côté de la coopérative lorraine. (Anne Gilet)