Agra Business | Mondelez, Bio&Lo, Agour, LDC, Genevard, sapins IGP

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Pâtisseries: Mondelez investit dans une start-up de beignets moins gras et sucrés

Le géant mondial de l'agroalimentaire Mondelēz, spécialiste des biscuits, a annoncé dans un communiqué le 3 octobre que sa société de capital-risque, Snackfutures Ventures, avait investi dans une start-up britannique, Urban Legend, spécialisée dans les beignets moins gras et moins sucrés. La prise de participation est minoritaire, le montant de l'opération n'est pas précisé. Selon le groupe américain, ces beignets sont fabriqués avec «entre 30 et 75% de gras, de sucre et de calories de moins» que les recettes traditionnelles, ne dépassant pas les 200 calories, y compris pour les versions fourrées et glacées. Fondé en 2021, Urban Legend dispose de 12 recettes, distribuées dans 200 magasins du Royaume-Uni. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de Mondelez de se développer dans le segment des pâtisseries et gâteaux. Elle intervient quelques jours après que le groupe a annoncé le rachat imminent de la majorité des parts de l'entreprise chinoise Evirth, leader national dans la fabrication de gâteaux et pâtisseries. Le montant de l'opération n'est pas précisé. Fondée en 2012, l'entreprise Evirth est un des leaders sur le marché chinois des pâtisseries et gâteaux frais et surgelés (gâteaux mille crêpes, swiss roll, cheesecakes, daifuku...).

Produits laitiers: 3 M€ d'investissements dans les fontaines à yaourt Bio&Lo

A l’occasion du Sommet de l’Élevage, Bio&Lo, ses co-bénéficiaires et le fonds Avenir Bio ont annoncé investir plus de 3 M€ pour poursuivre le développement d’une solution complète de transformation de lait bio fermier en yaourt. Concrètement, ce co-investissement se répartit sur trois acteurs : les fermes partenaires, en faisant diminuer le risque de l’installation de micro-laiteries par une subvention à l’achat ; le partenaire commercial et logistique Bio à pro, du réseau Manger Bio, avec en projet un agrandissement de la plateforme ; et la start-up Bio&Lo, forte de son projet pilote à la ferme du Lycée du Valentin dans la Drôme, ses trois futures fermes partenaires et ses 50 fontaines à yaourt déjà installées dans les hôtels et en restauration collective. Son système de distribution en vrac permet une réduction du plastique de 90% équivalent pots. «L’aide permettra d’atteindre les 200 fontaines dans les deux ans à venir, et de sécuriser le déploiement de notre solution en région Auvergne-Rhône-Alpes, en Ile-de-France et en Normandie», prévient Christophe Audouin, co-fondateur de Bio&Lo. «C'est un élan bienvenu, qui permet de se projeter encore sur un futur désirable, en ces temps de FCO et de désengagement de collecte qui continuent à fragiliser les élevages laitiers».  (Florence Rabut)

Produits laitiers: le fromager basque Agour rachète l'Atelier du chocolat

Selon les informations de nos confrères de La Tribune, le fabricant basque de fromages Agour a racheté, le 1er octobre, la chocolaterie bayonnaise L'Atelier du chocolat, et ses 36 boutiques. Les fromagers Agour disposent déjà de trois boutiques dans les Pyrénées-Atlantiques, où ils distribuent fromages, charcuteries, desserts (gâteau basque, touron, biscuits) et épiceries régionales. Originaire de Bayonne, l'Atelier du chocolat a été fondé en 1951 par la famille Andrieu, et dispose de boutiques dans le sud-ouest, mais aussi dans plusieurs grandes villes françaises. En 2019, il réalisait 9,6 millions d'euros de chiffre d'affaires et employait 150 personnes. La famille Andrieu a créé en 2006 un Musée du chocolat à Bayonne. 25 000 visiteurs s'y rendent chaque année.

Volaille: LDC rentre moins d'argent, mais écoule plus de produits au 1er semestre

Le leader français de la volaille LDC (Le Gaulois, Maître Coq, Loué), aussi présent au rayon traiteur (Marie), a annoncé le 3 octobre avoir engrangé moins de chiffre d'affaires mais renoué avec les volumes de ventes au premier semestre. Les ventes en valeur ont reculé de 1,3%, à 2,98 milliards d'euros, quand les volumes commercialisés ont augmenté de 4,9% sur la période, selon un communiqué. LDC estime que ces évolutions «sont alignées» avec ses attentes. Le groupe a pu accorder des baisses de tarifs car il achète moins cher les volailles en raison de la baisse du coût de leur alimentation. Il regagne ainsi une partie des volumes qu'il avait perdus - les consommateurs ayant réduit leurs achats à cause de l'inflation. «La bonne tenue de la consommation de volaille associée aux efforts promotionnels engagés par le groupe lui ont permis d'enregistrer une amélioration des volumes commercialisés, en dépit des tensions persistantes sur le pouvoir d'achat», souligne l'entreprise. Le groupe révise en revanche sa prévision de chiffre d'affaires pour l'ensemble de son exercice, de 6,5 à 6,2 milliards d'euros. L'intégration dans ses comptes de deux entreprises qu'il cherche à racheter, dont le traiteur Pierre Martinet, prend plus de temps qu'escompté.

FCO: Genevard étend la vaccination contre le sérotype 3 à toute la France

«J’ai décidé que la vaccination gratuite [contre la FCO-3, fièvre catarrhale ovine de sérotype 3] sera ouverte à toute la France pour la filière ovine», a annoncé la ministre de l’Agriculture Annie Genevard le 3 octobre dans son discours au Sommet de l’élevage. «Nous avons les stocks de vaccins nécessaires» pour étendre cette campagne de vaccination volontaire, qui vise aujourd’hui les trois quarts du pays. Concernant le sérotype 8, pour lequel certains vaccins sont en rupture, la nouvelle ministre a indiqué qu’elle s’entretiendra lundi avec son homologue espagnol pour «parer à la pénurie de vaccins», tout en faisant «pression sur tous les laboratoires susceptibles de relancer la production de vaccins». En revanche, Mme Genevard n’a pas évoqué de commande de nouvelles doses de vaccins contre la maladie hémorragique épizootique (MHE). Par ailleurs, comme attendu, la nouvelle ministre a annoncé un «fonds d’urgence qui permettra d’indemniser les éleveurs touchés [par la FCO-3] pour leurs pertes directes, et dont l’enveloppe sera annoncée par le Premier ministre». Pour les pertes dues à la FCO-8 et à la MHE, les programmes du FMSE (fonds professionnel), abondés à 65% par l’État, «sont désormais validés jusqu’à la fin de l’année». Enfin, Annie Genevard a annoncé avoir «demandé officiellement à la Commission européenne que la France puisse bénéficier de la réserve de crise européenne».

Élevage: Genevard reprend à son compte les engagements du précédent exécutif

Le gouvernement Barnier «sera au rendez-vous des engagements pris pour l’élevage (…) par le précédent gouvernement», a promis la ministre de l’Agriculture Annie Genevard le 3 octobre dans son discours au Sommet de l’élevage, à Cournon (Puy-de-Dôme). En particulier, «le projet de budget intègrera bien un nouvel avantage fiscal et social pour lutter contre la décapitalisation du cheptel bovin», annoncé par Bruno Le Maire un an plus tôt. Cette «mesure fiscale» destinée à effacer l’effet de l’inflation sur le cheptel souche représente «un effort exceptionnel de 150 M€», a rappelé la ministre. Également annoncé au Sommet de l’élevage en 2023, le plan de souveraineté pour l’élevage «continuera son déploiement». Quelques mois plus tard, les manifestations hivernales avaient poussé le gouvernement a présenter, fin février, une version complétée de ce plan: elle incluait 400 millions d'euros de prêts garantis au secteur de l'élevage dès juillet ; la publication fin février du décret protégeant les dénominations utilisées pour désigner les denrées alimentaires d'origine animale, suspendu quelques semaines plus tard au Conseil d'Etat ; mais aussi des mesures visant à obliger la restauration collective à intégrer dans ses menus 100% des produits «durables et de qualité» pour les viandes et poissons ; la promesse de ne pas faire de la réduction du cheptel un objectif de politiques publiques sur le climat ; une campagne de communication de 3 millions d'euros sur les métiers agricoles ;  un groupe de travail interministériel sur le contenu des manuels scolaires en rapport à l'élevage.

Egalim, LOA: Annie Genevard va relancer les travaux sur Egalim, reprendre la LOA en l'état

A l'occasion de son discours au Sommet de l’élevage,à Cournon (Puy-de-Dôme), le 3 octobre, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard a tenté de tracer de premiers éléments de feuille de route sur d'autres sujets que le sanitaire. Évoquant les réflexions sur Egalim, Mme Genevard a salué les «nombreuses pistes prometteuses» contenues dans le rapport des ex-députés Anne-Laure Babault Alexis et Izard, qui «ne doivent pas rester lettre morte». Ce rapport contient une trentaine de propositions, dont la fixation d'une date butoir dans les négociations entre les organisations de producteurs et les laiteries, ou l'obligation pour les industriels de donner une visibilité sur la part de matière première française contenue dans ses produits à son acheteur. «Nous relancerons dans les semaines à venir les réflexions sur l’évolution du cadre législatif», a-t-elle lancé. Enfin, comme indiqué par Matignon, la nouvelle ministre a plaidé pour la poursuite de l'examen de la LOA sans modifier son contenu. À ses yeux, le texte actuel contient «des avancées importantes qu'il faut engranger car elles sont attendues»: le classement de l'agriculture comme activité «d'intérêt général majeur» (article 1), les mesures sur l'enseignement agricole, l'installation et la transmission, ainsi que la «dépénalisation des attaques non intentionnelles et non irréversibles sur l'environnement». «Je veux sécuriser rapidement ces acquis au Sénat pour ne pas risquer de les détricoter avec la tentation d’un nouveau texte», a indiqué Mme Genevard, sachant que «les équilibres [à l’Assemblée] ont changé entre la première lecture et ce qui sera une deuxième lecture».

Horticulture : les producteurs de sapin de Noël du Morvan vise l’IGP pour fin 2025

Les producteurs morvandiaux de sapins de Noël espèrent pouvoir disposer du label Indication géographique protégée (IGP) pour la fin 2025. «Le dossier, déposé en 2020 a été reconnu par la France. Il part donc maintenant à l'Europe. On devrait avoir un logo IGP pour Noël 2025. Ce serait la première IGP horticole française en Europe», explique Sylvie Robert, déléguée générale d'Excellence végétale, qui défend les labels officiels de l'horticulture. L'IGP serait surtout la première certification d'une production de sapins française, important pour la filière qui fait face à la forte concurrence du Danemark et de la Belgique. Pour Jean-Christophe Bonoron, président de l'Association française du sapin de Noël naturel (Afsnn) la détention du label européen permettrait de mettre en avant les pratiques «respectueuses de l’environnement» de la profession : en effet, être bio ou au moins détenir le label Plante bleue (réduction des produits phytos et engrais, usages d’alternatives) sont nécessaires dans la démarche IGP. Le bio ne représente qu'environ 1% des volumes. Le marché français du sapin de Noël s’élève à un peu plus de 5 millions d’unités vendus par an. Ce qui correspond grosso modo à la production hexagonale, avec le Morvan comme principale région productrice (1,5 million d’arbres environ). 

Erratum sur les objectifs de méthanisation de Dijon Céréales

Contrairement à ce que nous avons indiqué par erreur dans la précédente édition, Dijon Céréales espère alimenter en gaz, via la méthanisation, 40% des habitants de la Côte-d’Or (et non 4%) d’ici à cinq ans.

Agenda de la semaine agricole du 7 octobre 2024

Lundi 7 octobre
Soirée des 70 ans de l'Afja (presse agricole)
Présentation du programme «Transform’Bonduelle» à Paris

Mardi 8 octobre
Débat au Sénat sur la crise agricole, à la demande du groupe LR
Forum des gestionnaires d'aires protégées
Le collectif En vérité présente une étude sur l'affichage de l'origine
Journée de présentation du programme Ferments du futur (Inrae/Ania)
Salon Fruit Attraction à Madrid, jusqu’au 10

Mercredi 9 octobre
Conférence de presse du groupe de suivi parlementaire du ZAN (artificialisation)
Journées nationales de l’agriculture urbaine à Lyon, jusqu’au 10
Mobilisation de Phyto-Victimes devant la cour d’appel de Rennes

Jeudi 10 octobre
Présentation attendue du PLF 2025 en Conseil des ministres
Conférence de presse de la 64e Bourse de commerce européenne