Oil'ive Green veut faire émerger une filière oléicole industrielle dans le Sud-Ouest
Une filière oléicole industrielle est en train de voir le jour dans le Sud-Ouest de la France. L’entreprise audoise Oil’ive Green a noué un partenariat avec la chambre d’agriculture de Charente pour développer 3 000 ha d’oliveraies en haies fruitières, rapportent Les Échos le 20 octobre. Alors que la France importe 95 % de sa consommation, Yannick Masmondet, ancien viticulteur et président d’Oil’ive Green, entend bâtir une filière capable du produire du volume, un modèle distinct des neuf AOP provençales existantes. Créée en mars 2023, la jeune filière a piloté dès juillet 2025 la mise en place d’une organisation professionnelle, Olives Avenir, qui compte déjà 500 ha sous contrat auprès d’arboriculteurs partenaires dans 13 départements du Sud-Ouest. « Avec le changement climatique, la Charente et plus largement le Sud-Ouest apparaissent comme des territoires prometteurs pour l’oléiculture », précise l’entreprise sur son site. D’ici 2028, l’entreprise prévoit une filière complète avec la construction d’un moulin de trituration à Barbezieux-Saint-Hilaire et la production de plants assurée par le pépiniériste charentais MPVC. Oil’ive Green cible « la grande distribution et le Maroc ». Dans le royaume chérifien, où la production est en baisse en raison des sécheresses, Olives Avenir a signé en avril un accord avec le Comader (confédération des interprofessions), marquant « une étape clef » pour l’avenir de la filière française.
Croissance du chiffre d’affaires de Carlsberg au 3T, portée par les boissons non-alcoolisées
Le brasseur danois Carlsberg a annoncé le 16 octobre un chiffre d'affaires trimestriel en hausse de 17,8 % grâce à l'acquisition du fabricant britannique de boissons non alcoolisées Britvic. « Le chiffre d'affaires a augmenté de 17,8 %, grâce à l'impact positif de l'acquisition à hauteur de 21,5 % de Britvic », a relevé le groupe dans un communiqué. De juillet à septembre, Carlsberg, qui, comme l'y autorise la Bourse de Copenhague, ne divulgue ses bénéfices qu'un trimestre sur deux, a enregistré un chiffre d'affaires de 24,139 milliards de couronnes (23,23 Md€) Sur les neuf premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires a grimpé de 18,1 %, à 69,99 milliards de couronnes, malgré le recul de 2 % des volumes de bière vendus. Les ventes des boissons non-alcoolisées ont fait un bond de 103,8 % en volume. Carlsberg, quatrième brasseur au monde selon l'institut Statista, a notamment souffert de la fin du contrat de distribution de la San Miguel au Royaume-Uni. Elle a affecté les ventes de bière au troisième trimestre, qui ont perdu 3,2 % à l'échelle mondiale et 7 % en Europe occidentale. Le brasseur, qui commercialise entre autres les marques Tuborg, Kronenbourg et Brooklyn, maintient ses prévisions pour l'ensemble de l'année avec une croissance de son bénéfice opératoire de 3 à 5 %.
Résultat stable d’AB InBev au troisième trimestre, rachat d'actions
Le brasseur belgo-brésilien AB Inbev, leader mondial avec ses marques Budweiser, Stella Artois et Corona, a annoncé le 30 octobre un bénéfice stable à 1,97 Md$ au troisième trimestre sur un an, ainsi que des ventes en hausse. Le résultat opérationnel (Ebitda) a, lui, progressé de 3,3 % à 5,594 Md$ sur la période, selon un communiqué du groupe. Le groupe, qui s'est félicité de ces résultats, a également annoncé un nouveau programme de rachat d'actions pour un montant de 6 Md$, et un acompte sur dividende de 0,15 €. AB InBev, dont le siège social est en Belgique, avait annoncé un résultat de 1,971 Md$ au troisième trimestre 2024. Ses produits ont enregistré une hausse de 0,9 % au troisième trimestre sur un an, avec des hausses plus marquées pour certains produits, dont les bières sans alcool. Sur ce marché, ses ventes ont augmenté sur un an de 27 %. Le brasseur se félicite également des performances de sa marque premium Corona, qui a enregistré au troisième trimestre une hausse de 5,9 %, en dehors du Mexique. AB InBev revendique plus de 2 milliards de consommateurs de ses boissons dans 150 pays.
Les adhérents de Fonterra approuvent la cession partielle à Lactalis
Les agriculteurs de la coopérative laitière néo-zélandaise Fonterra ont voté le 30 octobre en faveur de la cession d'une partie de ses activités à l'international au français Lactalis, une décision qualifiée de « pure folie » par le ministre des Affaires étrangères du pays océanien. Le vote s'est déroulé lors d'une réunion virtuelle dans la matinée, avec quelque 88,5 % des suffrages exprimés en faveur de la vente d'activités « Produits de grande consommation » et mondiales de Fonterra, a indiqué la coopérative dans un communiqué. La cession se chiffre à 4,2 Md$ NZ (quelque 2,1 Md€) et l'accord porte sur des marques comme Anchor, Mainland ou encore Kapiti. Le président de Fonterra, Peter McBride, a déclaré que la coopérative était ravie d'avoir reçu un « mandat fort » de la part des adhérents agriculteurs. « Nous pourrons concentrer l'énergie et les efforts de Fonterra sur ce que nous faisons le mieux. Nous aurons une activité simplifiée et plus ciblée, dont la valeur ne peut être surestimée », a-t-il affirmé. Annoncé en août, l'accord devrait être conclu au premier semestre 2026, selon Fonterra, sous réserve des autorisations réglementaires et du processus de séparation des activités de consommation du reste de la coopérative.
Nestlé et Starbucks accusés de violations des droits sur des exploitations de café
Des ONG, dont Coffee Watch, ont accusé le 30 octobre Nestlé, Starbucks et Neumann Kaffee Gruppe de violations des droits de l'homme, notamment le travail d'enfants, tout au long de leurs chaînes d'approvisionnement dans des exploitations de café. Coffee Watch a indiqué dans un communiqué avoir adressé une plainte contre ces entreprises, avec International Rights Advocates et l'ONG allemande Deutsche Umwelthilfe, auprès de l'Office fédéral allemand de l'économie et du contrôle des exportations (BAFA). Les ONG accusent ces firmes de ne pas respecter la loi allemande sur le devoir de diligence des entreprises dans les chaînes d'approvisionnement, en vigueur depuis 2023. Celle-ci a pour objectif de renforcer le respect des droits humains (entre autres l'interdiction du travail des enfants et du travail forcé). Contacté par l'AFP, l'Office fédéral allemand de l'économie et du contrôle des exportations (BAFA) n'était pas immédiatement joignable pour confirmer la réception de la plainte. Dans son communiqué, Coffee Watch fait état de rapports sur de « graves violations (...) dans les exploitations de café en Chine, au Mexique, au Brésil et en Ouganda – notamment le travail des enfants et le travail forcé, les violations massives des normes de sécurité au travail ainsi que l'exploitation salariale ».
Benjamin Lammert réélu président de Terres Univia (interprofession des oléoprotéagineux)
Dans un communiqué du 30 octobre, l’interprofession Terres Univia (huiles et protéines végétales) a annoncé la réélection, « à l’unanimité » , de Benjamin Lammert comme président pour les trois prochaines années. Les autres membres du bureau ont également été reconduits. Agriculteur en Alsace, produisant, entre autres, du soja, Benjamin Lammert entame donc son deuxième mandat. Il est également président de la Fop (producteurs d’oléagineux et de protéagineux, FNSEA) depuis mai 2023.
Agenda de la semaine agricole du 3 novembre 2025
Lundi 3 novembre
Soufflet lance son programme Performances (agriculture régénératrice)
Mardi 4 novembre
Conférence de presse de NégoA (négoces agricoles) sur la certification RSE
Conférence de la filière des emballages en bois au salon All4pack
Conférence de presse de l’ANMF (meuniers) et de France Travail
Mercredi 5 novembre
Conférence de presse de l’UFS (semenciers)
Matinale de la Coopération agricole (coopératives) sur l’agrivotaïsme
Convention annuelle de la Coopération agricole Nutrition animale, à Bruxelles
Conférence de presse sur les résultats de Sécalia (méthanisation)
Jeudi 6 novembre
Conférence de presse de Quideos (outils de couverture des prix en grains)
Visioconférence de Citeo (éco-organisme) sur les emballages plastique
Salon du Made in France, à Paris, jusqu’au 9
Dimanche 9 novembre
Salon Agritechnica, à Hanovre (jusqu’au 15)
Erratum sur BASF France
Contrairement à ce qui était écrit dans l’Agrafil daté du 23 octobre, la baisse du chiffre d’affaires de BASF France ne concernait que le segment protection des grandes cultures, et non pas les plantes en général. Ensuite, le chiffre d’affaires passe de 1,68 Md€ à 1,66 Md€, et non de 1,68 M€ à 1,66M€.