Horticulture/supports de culture: le canadien Premier Tech intègre le néerlandais Van der Knaap
Le canadien Premier Tech, spécialisé sur le marché des supports de culture, a annoncé, dans un communiqué de presse le 14 juillet, l’intégration du groupe Van der Knaap, leader néerlandais dans les substrats de culture, les engrais biologiques et les solutions d’enracinement depuis le 14 juillet dernier. Van der Knaap est la référence en matière de substrats de coco. L’entreprise a développé une gamme de produits fabriquée dans des sites de production répartis à travers le monde. Avec cette transaction, Premier Tech se positionne donc comme le leader mondial dans les produits horticoles à base de fibres de coco. « Cette transaction stratégique permettra aux deux entreprises de livrer davantage de valeur à leurs clients en Amérique du Nord et en Europe grâce au partage de leur expertise et de leurs portfolios », est-il expliqué dans le communiqué. Les deux entreprises collaboraient déjà depuis plusieurs années. « Toute l’équipe de Van der Knaap restera en place afin de soutenir cette dynamique. Nous garantissons ainsi la continuité des projets en cours, essentielle à notre succès commun et futur », assure Martin Pelletier, président de Premier Tech Producteurs et Consommateurs.
Sapin de Noël : les producteurs du Morvan espèrent obtenir l’IGP pour fin 2026
Espérée dans un premier temps pour la fin 2025, l’indication géographique protégée du sapin de Noël du Morvan est aujourd’hui attendue pour décembre 2026, rapporte l’association Excellence Végétale, qui défend les labels officiels de l’horticulture, dans une communication le 9 septembre. Le dossier, déposé en 2020, a été reconnu par la France en mai 2024 et est passé depuis au niveau communautaire. Quatorze producteurs, regroupés au sein d’une section d’Excellence Végétale, travaillent pour obtenir cette reconnaissance qui constituerait une première dans la filière horticole française. Pour les producteurs, l’obtention de l’IGP permettrait d’offrir un repère clair à un consommateur français dont les achats ont connu une baisse en valeur et en volumes l’année dernière. Selon les données du panel consommateur de Kantar (panel Metaskope), 5,5 millions de sapins ont été vendus en 2024 pour un chiffre d’affaires estimé à 152,7 millions d’’euros, contre 5,9 millions d’unités pour des ventes à 201 millions d’euros en 2023. Le Morvan est la première région productrice de sapins en France, avec près d’un million d’arbres plantés, cultivés et vendus chaque année sur plus de 1500 hectares.
Spiritueux : le géant Diageo cède la liqueur Sheridan's au portugais Casa Redondo
Le géant britannique des boissons alcoolisées Diageo (Guinness, Smirnoff) a annoncé le 8 septembre la vente de sa liqueur Sheridan's au groupe portugais Casa Redondo. Présente dans plus de 50 pays, Sheridan's est une marque emblématique de café-crème à deux parties, largement distribuée en Europe. Dayalan Nayager, président Europe de Diageo, souligne que cette opération témoigne de la gestion active du portefeuille de la société et de sa volonté de « maximiser la valeur actionnariale », selon le communiqué. De son côté, Daniel Redondo, CEO de Casa Redondo, estime que cette acquisition renforcera la présence internationale du groupe, reflétant aussi son ambition de construire une entité toujours plus globale. Un accord de services transitoires a été signé afin d'assurer la continuité des activités, précise le communiqué. Le 5 août, Diageo avait présenté un bénéfice annuel en fort recul, attribué en partie au contexte économique – dont les droits de douane de Trump –, le contraignant à renforcer son plan d'économies, selon l’AFP.
Vin : Intermarché propose la gamme solidaire des Grands Chais de France
Après Leclerc et Carrefour, Intermarché propose à son tour les cinq Bib (bag-in-box, plus communément appelés cubis) « Soutenons nos vignerons ». La gamme de vin solidaire des Grands Chais de France (GCF) rejoint « progressivement » les rayons de l’enseigne « partout en France », ont annoncé le 9 septembre les deux partenaires. Ce format de 3 litres est vendu au prix unique conseillé de 11,95 €, dont « 48 % sont directement reversés aux vignerons des caves partenaires, réunissant 500 familles », selon le communiqué commun. Les producteurs bénéficient ainsi d’« une rémunération en moyenne 20 % supérieure au cours des AOP concernées (corbières, côtes-du-rhône, bordeaux, buzet et bergerac) pour leur permettre de vivre de leur métier et de continuer d’investir dans leurs exploitations ». Le groupe Leclerc avait réalisé la même opération « en exclusivité » jusqu’au 29 juin. Imité par Carrefour à partir du 1er juillet. Ce dernier avait par ailleurs annoncé au printemps la signature d'un contrat avec la coopérative en difficulté Les Vignerons de Buzet, s’engageant pour trois ans à acquérir des volumes annuels de plusieurs milliers d’hectolitres.
Vin: l'Italie renoue avec une production élevée et reste N°1 mondial
Contrairement à la France, l’Italie devrait profiter de bonnes vendanges en 2025 pour asseoir son statut de premier producteur mondial de vin, après deux années compliquées, selon des estimations présentées le 10 septembre par le ministère italien de l’Agriculture et l’Union italienne des vins. L’Italie est le premier producteur mondial de vin depuis 2007, à l’exception des années 2011, 2014 et 2023, où elle a été devancée par la France, et 2013 où l’Espagne était devenue leader avec une récolte exceptionnelle. Les vignerons italiens devraient produire cette année 47 millions d’hectolitres de vin et de moût de raisin, soit une augmentation de 8% par rapport à 2024 et un retour à la moyenne des années précédentes. La production devrait notamment être très importante dans les régions du sud du pays (+19%) - en Sicile ou dans les Pouilles -, où de belles pluies printanières ont rempli les nappes phréatiques et permis de résister à un été précoce et chaud. Le Nord-Est a connu une année plus compliquée avec un climat changeant et des maladies, tandis que la Vénétie, première région viticole de la péninsule, devrait enregistrer un léger sursaut de sa production (+2%). L’Italie maintient sa longueur d’avance sur la France (37,4 millions d’hectolitres prévus) et l'Espagne (36,8 millions d’hectolitres).
Champagne : volumes et résultats semestriels en repli pour Lanson
Le groupe de champagne Lanson-BCC a vu ses volumes de ventes et son bénéfice reculer au 1er semestre, dans un contexte général de repli du marché, et met en avant un « manque de visibilité » pour le reste de l'année. L'entreprise affiche un bénéfice net de 1,9 M€, en baisse de près de 50 % sur un an. Le groupe est affecté par la hausse des coûts, notamment du raisin, et du financement des stocks. Lanson a vu ses ventes diminuer de 1,5 % en volume (quand l'ensemble du secteur était à -1,2 %, selon le comité interprofessionnel CIVC). Pour autant, son chiffre d'affaires a crû sur ces six mois de 4,8 %, à 92 M€, grâce à une opération ponctuelle de déstockage de vins non encore assemblés. Sur le marché américain, qui représente 3 % à 4 % de ses ventes, Lanson a au premier semestre dû réduire de près de 50 % ses expéditions, face à la hausse des droits douaniers imposée par l'administration Trump. « Ce qui est encourageant est que d'autres marchés d'exportation commencent à se réveiller », note le p.-d.g. Bruno Paillard, les stocks post-Covid ayant par ailleurs largement diminué sur les marchés hors Etats-Unis. Alors qu’une faible vendange 2025 est annoncée en Champagne (+12 % sur un an, mais -10 % par rapport à 2020-2024, selon le ministère), Lanson anticipe aussi un coût du raisin « sûrement à la baisse ».
Fruits et légumes/francisation : un hyper Carrefour épinglé par les Fraudes dans le Doubs (presse)
La direction départementale de la protection des populations (DDETSPP) du Doubs viennent d'épingler le magasin Carrefour de Chalezeule pour avoir triché sur la provenance d'une vingtaine de fruits, légumes et champignons mis en vente dans ses rayons, rapporte France 3 Bourgogne-Franche-Comté le 8 septembre. Dans un communiqué de presse, la DGCCRF explique que « l’établissement et son dirigeant, monsieur Danjou, trompaient le consommateur sur l’origine des fruits et légumes commercialisés au sein de celui-ci en les présentant faussement comme étant issus de production française ». Et de rappeler que « toute communication sur l’origine, le lieu de production des fruits et légumes se doit d’être loyale. Ces faits constituent le délit de pratiques commerciales trompeuses au sens de l’article L.121-3 du code de la consommation ». Le procureur de la république de Besançon a proposé une transaction pénale de 21 000 euros qui a été acceptée par le distributeur. En septembre 2024, une autre enseigne, Leclerc, avait été condamnée pour « francisation et européanisation » de fruits et légumes et avait écopé d’une amende transactionnelle de 10 000 € .
Olive : populations très importantes de mouches de l’olivier en France cette année
Dans son dernier Bulletin de santé du végétal, diffusé le 9 septembre, l’interprofession France Olive appelle les producteurs à une vigilance accrue face à la mouche de l’olivier, dont les populations sont très importantes pour la saison dans de nombreux secteurs. La situation est particulièrement préoccupante sur la zone littorale mais également dans certains secteurs à l’intérieur des terres. D’ores et déjà, des dégâts importants ont été observés sur la plateau de Valensole et dans les massifs et coteau à l’est de l’étang de Berre. Le pays niçois est également sévèrement touché, avec parfois une perte quasi-totale de la récolte, y compris dans les parcelles protégées. Globalement, les dégâts observés (piqûres, trous de sorties et dalmaticose) progressent dans de nombreuses parcelles, avec parfois des niveaux tels que la récolte est déjà compromise (qualité et/ou quantité). Or, la situation risque de s’aggraver étant données les conditions météorologiques annoncées - pluies et baisse des températures – favorables au développement du ravageur. France Olive souligne que les prochaines semaines seront déterminantes pour la récolte.
Asperges : l’arrivée précoce des fruits d’été a plombé la fin de campagne (RNM)
La filière française de l’asperge a connu une fin de campagne difficile avec des volumes importants, selon le dernier bilan de campagne du RNM. Elle avait déjà connu un important retard dans le démarrage de la campagne, à cause de pluies hivernales ayant retarder le buttage et un manque d’ensoleillement ralentissant la pousse. Cela a entraîné une offre limitée, notamment en calibre 16-22 mm attendu par la grande distribution : « Malgré des fêtes pascales tardives et l’ensemble des régions en production, un manque de marchandise (s'est) fait ressentir », indique le RNM. L’arrivée précoce de l’offre estivale, particulièrement le melon marocain, les abricots et les cerises françaises, ont détourné les acheteurs plus tôt que prévu. Les quantités récoltées étant globalement plus faibles que les années précédentes, les régions précoces ont joué les prolongations « afin de tenter de rattraper le retard pris en début de saison ». Mais le pic de production ligérien a alourdi le commerce et entraîné la création rapide de stocks et une baisse des cours pour écouler le surplus. L’arrivée du produit belge et hollandais, habituelle à cette période, n’a pas arrangé pas la situation. La mise en place d’actions promotionnelles et une baisse des cours ont permis « de limiter les dégâts », tempère le RNM.
FCO/évènementiel : la moitié des animaux prévus seront présents au Space
Comme pressenti, les organisateurs du Space, qui se tiendra du 16 au 18 septembre à Rennes, ont annoncé le 10 septembre « la participation de la moitié des animaux prévus initialement », en raison des maladies animales. Selon un communiqué, « conformément au règlement du salon, tous les animaux qui seront présents à cette édition auront été testés négatifs aux tests PCR FCO 8 et 3 (fièvre catarrhale ovine, NDLR), ainsi que MHE » (maladie hémorragique épizootique). C’est « la collecte de ces résultats » qui a permis d’évaluer ce taux de participation réduit de moitié, « en complète concertation avec les syndicats de races et leurs éleveurs ». Le programme des concours et présentations sera « adapté aux effectifs présents » : le calendrier prévu s’applique toujours, mais « les horaires seront aménagés pour faciliter leur organisation ». Quant aux ventes d’animaux (femelles de qualité bouchère, reproducteurs allaitants), elles « auront bien lieu », ainsi que « la vente Genomic Elite en races laitières, avec la possibilité d’y participer à distance ». Selon le dossier de presse diffusé en mai, « plus de 530 bovins », ainsi que 150 ovins et caprins étaient initialement attendus au Space. La Bretagne fait face à une flambée de FCO depuis le début de l’été, avec 2 400 foyers au 4 septembre.
Négoce : «plus souvent sollicités» cette année par les agriculteurs pour leur trésorerie (Isidore)
« Alors que le prix des céréales est au plus bas, les agriculteurs ont vendu leur récolte à la collecte pour répondre à un besoin important de trésorerie», constate Stéphanie Bureau, présidente du négoce Isidore (Charente-Maritime), rencontrée à l’occasion du congrès de NégoA Centre Atlantique le 4 septembre. «Faute d’anticipation, les problèmes de gestion des exploitations sont complexes et les délais de règlement client s’allongent. Dans ce contexte, nos entreprises deviennent, cette année encore un peu plus, les premiers partenaires financiers des agriculteurs.» Une situation qui, reconnait-elle, tend également les comptes des négoces. Et ce, alors que la collecte d’automne est attendue en recul et que les ventes d’intrants sont stoppées, là encore par manque de trésorerie. Dans la région, la situation est aussi compliquée pour le marché du Cognac. « L’objectif est de trouver de nouveaux débouchés à la production viticole. L’engouement pour les vins blancs ou base mousseux pourrait créer de nouvelles opportunités », confie-t-elle. Les tensions sont également vives dans le Bordelais où le nombre de liquidation d’exploitations a nettement augmenté en deux ans : les difficultés financières peuvent concerner tous les types de domaines viticoles. (Anne Gilet)
Distribution : Coopérative U s'implante au Rwanda pour y ouvrir 10 magasins
Coopérative U va ouvrir début 2026 son premier magasin au Rwanda, a-t-elle annoncé le 9 septembre. Il s’agira d’un magasin U Express à Kigali, la capitale, au sein d’Inzovu Mall, « le plus grand centre commercial du pays, conçu et appartenant au groupe Duval », groupe immobilier français, annonce un communiqué. Les deux partenaires prévoient d’ouvrir, au cours des cinq prochaines années, dix magasins sous enseigne U dans ce pays, sous différents formats. « Plus de 500 emplois directs seront créés grâce à ce partenariat, renforçant ainsi l’inclusion et le développement économique du territoire », indiquent Coopérative U et le groupe Duval. Le groupe spécialiste de l’immobilier devient adhérent de la coopérative et va développer l’enseigne dans le pays. Coopérative U est déjà présent à l’échelle du continent africain dans sept pays, Côte d’Ivoire, Maroc, Guinée, Bénin, Burkina Faso, Sénégal et Cameroun, totalisant 42 magasins. « Nous avons pour objectif d’ouvrir 18 magasins supplémentaire en Afrique d’ici 2028 afin d’atteindre les 60 magasins sur le continent », précise un porte-parole du distributeur. Coopérative U est aussi présente à la Réunion, à Mayotte, à Madagascar et à Maurice.
Restauration hors domicile : quasi-doublement du chiffre d'affaires depuis dix ans
D'après le décompte mensuel de l'Insee, le chiffre d'affaires de la restauration hors domicile (RHD) a presque doublé depuis dix ans. Après avoir connu un creux durant la période de confinement sanitaire lié à la Covid-19, le secteur est reparti sur une dynamique de hausse, marquée par une saisonnalité de plus en plus importante. Selon le cabinet Gira, le secteur de la consommation alimentaire hors domicile a réalisé en 2024 un chiffre d’affaires de 123 milliards d’euros (Md€), rapporte la presse spécialisée. En parallèle, la consommation à domicile a chuté de 12 Md€, autour de 180 Md€, soit son niveau de 2012-2013. Les chiffres restent peu comparables, notamment du point de vue des filières agricoles, car la fraction des produits bruts dans le chiffre d'affaires est très différente entre la restauration à domicile et hors domicile – où les frais de personnel et d'infrastructure sont réputés plus élevés.