Euralis : accord pour financer la décarbonation de son site de Lescar
Dans un communiqué du 31 juillet, le groupe coopératif Euralis a annoncé la signature d’un accord avec le fonds spécialisé dans la décarbonation Sofiac afin de décarboner son site industriel historique basé à Lescar, dans les Pyrénées Atlantiques. Le site en question comprend, entre autres, des silos de stockage, un séchoir et une usine de production de semences. Sofiac financera l’intégralité des coûts du projet après subventions. Ces dernières sont attribuées par la région Nouvelle-Aquitaine et l’Ademe. Le projet de décarbonation prévoit la construction d’une chaudière biomasse, l’installation de panneaux photovoltaïques et d’un réseau de géothermie. « Le besoin d’investissement sur l’un des séchoirs du site de Lescar et la crise énergétique de 2022 ont été des accélérateurs », commente dans le communiqué Olivier Rebenne, responsable de la direction des énergies d’Euralis et Chef du projet décarbonation de Lescar. Le montant total du projet n’a pas été dévoilé. Les commandes des équipements sont prévues à l’hiver 2026 et la mise en service des installations à l’été 2027, afin d’assurer une pleine opérationnalité pour la collecte 2027. L’objectif est de réduire de les émissions de dioxyde de carbone par an.
Bayer: un nouvel herbicide en vue, potentiellement disponible en 2028
Alors que le blé et l'orge française font face à des difficultés croissantes de désherbage, l'agrochimiste Bayer a annoncé, dans un communiqué du 30 juillet, avoir procédé à des demandes d’autorisation de mise sur le marché (AMM) auprès des autorités européennes pour un nouvel herbicide de post-levée, qui serait disponible pour les agriculteurs européens et français en 2028, en cas de validation. Il s’agit de l’icafolin-méthyl, destiné à lutter, entre autres, contre le vulpin et le ray-grass, deux adventices problématiques en France. Il est applicable en céréales, en légumineuses, en oléagineux, en fruits à pépins et à noyaux, en noix, en vigne et en agrumes. Cette « toute nouvelle classe d’herbicide » aidera les producteurs à combattre les phénomènes de résistance, selon Mike Graham, responsable de la recherche et du développement au sein de la division Crop Science de Bayer, cité dans le communiqué. Elle les aidera également à « adopter et à maintenir des pratiques de semis direct et de travail réduit du sol qui améliorent sa santé ». Bayer espère un potentiel de vente de 750 M€. Il prévoit de lancer le produit au Brésil en 2028, puis aux États-Unis, au Canada, dans l’UE et dans d’autres régions.
Bayer : le groupe mis hors de cause en France dans l’affaire d’un enfant malformé
Le tribunal de Vienne a jugé irrecevable le 31 juillet la demande des parents de Théo Grataloup, 18 ans, de lier ses malformations congénitales à l'exposition de sa mère, enceinte, au glyphosate de Bayer-Monsanto. Ces derniers avaient lancé en 2018 une action au civil pour faire reconnaître un « lien de causalité ». L'audience s'est déroulée le 3 avril devant le tribunal judiciaire de Vienne (Isère). Dans son jugement rendu en délibéré que l'AFP a pu consulter, le tribunal estime que la famille de Théo n'a pas apporté la preuve suffisante que du glyphosate a bien été utilisé par Mme Grataloup. Les déclarations de Mme Grataloup, « ne sont confortés par aucune facture, ou autres pièces, propres à établir l'achat d'un bidon de Glyper au cours de l'été 2005 qui aurait pu être utilisé au cours de l'été 2006 », écrit le tribunal. Il pointe aussi que les photographies produites par la famille d'un bidon du Glyper, utilisé par la mère de Théo et distribué par la société Novajardin, ne peuvent correspondre au produit acheté en 2005 car distribué par une autre société. Ces éléments « ne permettent de retenir avec la certitude requise que ce désherbant était du Glyper », a conclu le tribunal, reconnaissant néanmoins que Bayer/Monsanto « pouvait être considéré comme étant le producteur ». Théo Grataloup avait été le premier cas de malformation congénitale indemnisé par le fonds FIVP (victimes des pesticides), en 2023.
Machinisme : l'italien Maschio Gaspardo investit dans les semoirs américains Lynx
Le constructeur italien Maschio Gaspardo annonce, d’après un communiqué du 29 juillet, qu'il va devenir actionnaire d’un fabricant de semoir américain basé dans l’Iowa dénommé Lynx AG LLC. L’opération s’inscrit dans la stratégie à long terme de l’italien, qui consiste à renforcer ses investissements en Amérique du Nord, région clé pour sa croissance. Elle lui donne en effet accès à un gros marché, au cœur de la Corn Belt états-unienne, tout en lui permettant d’élargir sa gamme de semoirs de grande taille. Fondé en 2013, Lynx est un constructeur américain spécialisé dans l’agriculture de précision. Il se targue d’avoir inventé la plus grande machine de strip-till au monde : 20 mètres de largeur, 36 rangs, avec une double trémie d’engrais de 24 tonnes. Via cette prise de participation, le constructeur transalpin lance sa filiale américaine Maschio Gaspardo USA Inc., affectée au développement et à la fabrication de semoirs de précision de grand format pour le marché nord-américain. Sur son site internet, Maschio Gaspardo indique être présent en Allemagne, en France, en Espagne, en Russie, en Roumanie, en Ukraine, en Pologne, en Turquie, aux Etats-Unis, en Chine, en Inde, en Iran et en Géorgie.
ABInbev : hausse du bénéfice, malgré une baisse des volumes
Le brasseur belgo-brésilien AB Inbev, leader mondial avec ses marques Budweiser, Stella Artois et Corona, a publié le 31 juillet un bénéfice en hausse, à 1,950 milliard de dollars au deuxième trimestre 2025 (1,811 milliard durant le deuxième trimestre 2024), malgré un léger recul des volumes écoulés. AB InBev, dont le siège social est au coeur de la Belgique, a subi une baisse de 1,9% de ses volumes de boissons écoulés dans le monde d’avril à juin, par rapport à la même période de l’an dernier. Sur le seul segment des bières, la baisse a même atteint 2,2 %, mais elle a été partiellement compensée par une hausse des autres boissons. Dans un communiqué, le brasseur impute cette baisse à « la faiblesse des secteurs et la performance en Chine et au Brésil ». Et ne fait pas mention des tensions commerciales. « L’exécution rigoureuse de notre stratégie par nos équipes et partenaires nous a permis de réaliser un premier semestre solide et renforce notre confiance dans la réalisation de nos perspectives pour 2025 », s’est félicité le directeur général Michel Doukeris, cité dans un communiqué. Le géant brassicole revendique plus de 2 milliards de consommateurs de ses boissons dans 150 pays.
Unilever : prévision de croissance maintenue entre 3 à 5% malgré le contexte mondial
Unilever, en présentant ses résultats semestriels ce 31 juillet, a prévenu que « l'environnement macroéconomique et monétaire [était] incertain », mais il a maintenu sa projection d'une croissance annuelle entre 3 et 5%, grâce à une accélération anticipée au deuxième semestre. Le géant britannique des produits d'hygiène, cosmétiques et alimentation (Knorravait assuré en avril que l'impact des droits de douane de Donald Trump serait «limité» grâce à ses chaînes d'approvisionnement locales. Le directeur général Fernando Fernandez, qui a pris le 1er mars les rênes de l'entreprise, a annoncé que celle-ci était « en bonne voie pour scinder l'activité Glaces (marque phare Ben & Jerry's) d'ici mi-novembre » précisant que la séparation opérationnelle était désormais achevée et que la performance concurrentielle s'améliorait. Le bénéfice net semestriel d’Unilever est ressorti en baisse de 5,1% à 3,5 milliards d'euros, selon son communiqué. Le chiffre d'affaires a reculé de 3,2 % à 30,1 milliards d'euros. Hors éléments exceptionnels liés aux acquisitions, cessions ou effets de change, le chiffre d'affaires progresse cependant de 3,4%.
À nos abonnés: possible ralentissement des parutions en période estivale
En raison du ralentissement de l'actualité en période estivale, l'Agrafil et les Agra Lives pourront être diffusés à un rythme légèrement moins soutenu jusqu'à la fin du mois d'août. En vous remerciant de votre compréhension.