Agra Business | Sodiaal/Altitude, Auchan, TGI Fridays, AFR, Lactalis, Corée du sud

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Lait de montagne: l’union de coopératives Altitude entre au capital de Sodiaal

L’union de coopératives agricoles Altitude entre au capital de Sodiaal dans l’objectif de consolider leurs relations dans le Massif central, informe un communiqué commun du 5 novembre. Basée à Aurillac, Altitude est présente dans trois régions Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie. Elle est partenaire de la première coopérative laitière française depuis 2014. Adhérer à Sodiaal lui permet de garantir «un débouché durable pour ses 400 producteurs de lait (120 millions de litres sur six départements). De son côté, Sodiaal cherche à sécuriser sa collecte dans le Massif central, notamment en lait sous appellations d’origine protégée, pour approvisionner les fromageries St Mamet, St Flour et Lanobre. La filière laitière du Massif central est fragilisée par la déprise de l’élevage dans les territoires de montagne, où les coûts de production et de collecte sont supérieurs aux zones de plaine. 

Lait: le plan de l’Unell pour trouver une solution pour tous les producteurs Lactalis

L’association d’organisations de producteurs (AOP) Unell a présenté à la presse, le 5 novembre, son plan pour «trouver une solution collective» pour les producteurs concernés par les annonces de réduction de la collecte de Lactalis d'ici 2026, y compris ceux qui ne sont pas adhérents de l’AOP. «Nous voulons trouver une solution pour chaque producteur d’ici la fin de l’année [2025]», explique Yohann Serreau, le président de l’AOP (11 OP). Les producteurs ont mandaté l'entreprise de conseil Triangle pour rechercher de nouveaux débouchés pour les éleveurs concernés: 121 dans le sud des Pays de la Loire et 151 dans l’Est (160 millions de litres de lait). Des rendez-vous ont eu lieu «avec plus de 20 laiteries», indique l’Unell. À date, le «potentiel d’achat» dans l’Ouest «permet de couvrir les volumes produits par les fermes concernées». La situation est plus complexe dans l’Est, compte tenu de la diversité des laiteries et du «contexte topographique de montagne» qui «complexifie les circuits de collecte». «Les contacts sont encore en cours», précise l’Unell. Le mois de novembre sera consacré à s’assurer que les «attentes» des producteurs et des nouveaux clients concordent. Enfin, à partir du début 2025, l’Unell se donne pour objectif de mettre en relation des groupes d’éleveurs avec les acheteurs «de manière collective pour contractualiser». 

Influenza: passage imminent en risque élevé dans l’ensemble de l’Hexagone (professionnels)

Le ministère de l’Agriculture a décidé de passer au niveau de risque «élevé» pour l'influenza aviaire sur l'ensemble du territoire métropolitain, apprend-on de source interprofessionnelle. L'arrêté a été mis dans le circuit de publication ce lundi 4 novembre et sa publication au Journal officiel peut être attendue ce mercredi 6 novembre, pour une entrée en application le 7. Cette décision, a expliqué le ministère, est fondée sur la dynamique forte et persistante de circulation du virus dans l'avifaune sauvage en Europe, notamment migratrice, dans les couloirs de migration traversant la France, alors que . les migrations s'intensifient au-dessus de l’Hexagone. L’arrivée en France d’oiseaux migrateurs infectés a été attestée dès la mi-septembre par la détection dans une basse-cour du Pas-de-Calais d’un variant de H5N1 n’ayant pas de lien direct avec les virus détectés récemment en France chez les laridés (goélans) autochtones et dans des élevages en Bretagne, retrace la plateforme de veille sanitaire internationale Esa dans son bulletin du 29 novembre (le bulletin du 5 novembre étant en attente de publication). Le niveau de risque avait été augmenté au niveau «modéré » début octobre.

Influenza: nouveau cas dans le Morbihan, une précédente zone réglementée étendue

Du fait d’un nouveau cas d’influenza aviaire en élevage de volailles à Évellys (Morbihan) confirmé, ce samedi 2 novembre, la zone réglementée entourant le foyer de Moréac, a été étendue, a informé la DDPP du Morbihan ce dimanche. L’élevage en question comprenait des poulets, selon l’association ATM avicole (51 000 selon le bulletin Interfilières de l’Anvol). Désormais, la zone de protection de 3 km autour des foyers comprend Moréac, Évellys, ainsi que Plumeliau, Bieuzy et Réguiny. La zone de surveillance (10 km) comprend en outre tout ou partie de Bignan, Buléon, Crédin, Kerfourn, Lantillac, Locminé, Moustoir, Guénin, La Chapelle-neuve, Noyal-Pontivy, Pleugriffet, Plumelin, Radenac, Saint-Allouestre et Saint-Thuriau. Ce 3 novembre, le dépeuplement était en cours, indiquait le communiqué de la DDPP. Les foyers de Moréac et Evellys sont les 2 seuls, sur les 9 foyers apparus en Bretagne depuis le 12 août, étant situés à l’extérieur de la bande littorale de protection renforcée Manche-Atlantique, établie sur 20 km de large en septembre dernier. 

Influenza aviaire: en Hongrie, les foyers se multiplient en élevages

La plateforme d’épidémiosurveillance animale Esa signale, dans son bulletin du 5 novembre, une «forte augmentation de l’incidence de foyers (d'influenza aviaire) de volailles en Hongrie»:  au cours de la semaine passée, «33 nouveaux foyers [y] ont été détectés en élevages de canards et oies», portant à 57 le nombre de cas en élevages de volailles depuis le premier foyer à la fin septembre 2024. L’épizootie se concentre dans le bassin de production avicole, où elle a atteint la semaine précédente une quinzaine d’élevages de canards de chair (d’après le portail de la Commission européenne Adis), ainsi que élevages de poulets, d’oies et de dindes. La densité de production est importante dans les provinces touchées, selon l’ESA. Cette flambée d’influenza en Hongrie contraste avec la prévalence (cumul de cas) observée dans les autres pays européens. Le pays de l’UE le plus touché est la Pologne, avec 10 cas, dont les trois derniers ont été déclarés les 26 et 27 octobre, «dans la même province», est-il précisé. La Bulgarie est relativement épargnée, avec trois foyers cumulés pour la saison 2024-2025, le dernier datant du 21 octobre. À l’échelle de l’UE, le bulletin du 5 octobre rapporte 109 déclarations (depuis le 1er août) en élevages de volailles.

Viande bovine: premier envoi de viande française en Corée du sud après 24 ans (presse)

«Un premier lot de 70 kg de viande bovine française de la race charolaise a été livré au pays du Matin clair», rapporte l’agence de presse Yonhap le 4 novembre, presque cinq mois après que la Corée du Sud a rouvert ses frontières au bœuf hexagonal, en juin. À cette occasion, l’ambassade de France a organisé un «séminaire et une séance de dégustation», selon le média, en présence de représentants d’Interbev (interprofession française) et des entreprises Bigard et Elivia (Terrena). La Corée du sud avait interdit les importations françaises en 2000 en raison de la crise de la vache folle. Même aujourd’hui, le pays n’accepte pas la viande des animaux français de plus de 30 mois. Une limite d’âge qu’Interbev espère voir levée en 2025, selon Yonhap. «Les trois chaînes de grandes surfaces que sont Lotte Mart, Home Plus et E-mart n'ont fait preuve que de peu d'enthousiasme vis-à-vis de l'arrivée du bœuf français», moins compétitif que les produits australiens, note toutefois l’agence. «L'arrivée du bœuf français sur le marché coréen correspond à la priorité politique pour la France, mais aussi pour la Corée», a souligné l’ambassadeur Philippe Bertoux. Et de rappeler qu’elle «a été validée par les deux chefs d'État depuis un certain temps», puis adoptée par l’Assemblée coréenne en décembre 2023.

Céréales d’hiver: les 400 000 ha «perdus» l’an passé devraient pouvoir être semés cet automne

Depuis une semaine, la pluie a enfin cessé de tomber. Même si tous les sols ne sont pas encore ressuyés, la fenêtre climatique semble propice, au moins pour les dix jours à venir, pour rattraper une partie du retard. Les récoltes de maïs, tournesol, sorgho et soja et les semis de céréales d’automne devraient s’accélérer. «Même s’il est encore un peu tôt pour donner des chiffres précis, nous sommes moins inquiets qu’il y a trois semaines, confie Laurent Druesne, chef de marché national céréales chez RAGT semences. Les agriculteurs sont équipés pour travailler vite. Nous devrions pouvoir semer les 400 000 ha de céréales non emblavés l’an passé, pour retrouver une situation quasi normale.» Pour le blé tendre, la sole pourrait ainsi repasser la barre des 4,6 Mha. «Un retour à la normale est également espéré pour les orges d’hiver, poursuit-il. En revanche, blé dur et pois d’hiver sont attendus de nouveau en baisse.» Cette progression de 400 000 ha en céréales est également jugée «crédible» par Emmanuel Sterlin, responsable marketing chez Deleplanque, même si, précise-t-il, «dans notre région, il reste encore beaucoup de maïs à récolter». Les variétés adaptées aux semis plus tardifs ont, logiquement, été plébiscitées par les agriculteurs qui, dans de nombreuses régions, se sont approvisionnés au dernier moment. (Anne Gilet)

Boulangerie surgelée: l'italien AFR met la main sur son compatriote Grano Vivo

Présenté comme un leader italien de la boulangerie surgelée pour la grande distribution et l'hôtellerie-restauration, l'entreprise Antico Forno della Romagna (AFR) a fait l'acquisition de 100% des parts de son compatriote Grano Vivo, qui se veut un «acteur de référence» dans les produits de boulangerie et de longue conservation, notamment les pains pour toasts et sandwiches. L'opération «renforce la présente [d'AFR] sur le marché» et lui permet d'«élargir sa gamme de produits» dans le segment des produits de longue conservation, rapporte Unigrains dans un communiqué fin octobre. Selon Unigrains Italia, qui fait partie des actionnaires par l'intermédiaire de son fonds Fondo Agroalimentare Italiano I, l'entreprise AFR a réalisé un chiffre d'affaires de 40 millions d'euros en 2024.

Kakis : à Valence, les pertes causées par le phénomène Dana dépassent souvent 70% de la récolte

Face aux graves dommages causés par le phénomène météorologique Dana dans la province de Valence (Espagne), l’association espagnole du kaki en a appelé à la mise en place de mesures de soutien pour les agricultures touchés, rapporte un article du magazine spécialisé Mercados du 1er novembre. Selon les premières estimations, les pertes ont dépassé 70 % de la récolte dans de nombreuses zones ; les pluies torrentielles, accompagnées de vent et de grêle, ayant provoqué la chute des fruits et de considérables dégâts dans les plantations. À noter qu’il n’a pas encore été possible d’évaluer l’entièreté des dommages, en raison de nombreuses routes bloquées. En plus d’affecter la production actuelle de kakis, ces fortes intempéries compromettent les rendements à venir. En effet, de nombreux arbres ont subi des dommages structurels, nécessitant un «coûteux» travail de remise en état des vergers. «Nous demandons des aides directes, des allègements fiscaux et un plan de redressement spécifique pour les producteurs de kakis», souligne l’association de producteurs. Et d’ajouter souhaiter que les autorités «s’engagent fermement à améliorer les infrastructures de drainage et de protection dans les zones agricoles afin d’atténuer les effets des phénomènes météorologiques extrêmes, de plus en plus fréquents en raison du changement climatique».

Pomme de terre/ vin bio: les découvertes de gisements de cuivre se raréfient

Les découvertes de gisements de cuivre se raréfient à travers le monde et les prix s'en ressentent, selon une récente note du cabinet de conseil Ernst and Young. Le nombre de découvertes est passé d'une dizaine par an dans les années 2000 à seulement quatre sur l'ensemble des cinq dernières années comptabilisées (2018-2023). En parallèle, les cours du cuivre ont grimpé, passant de 3000-4000 $/t à près de 9000 en vingt ans. Le cuivre est particulièrement important pour les exploitations bio, notamment pour lutter contre le mildiou en viticulture ou en pomme de terre. La crainte d'un non-renouvellement de son autorisation de mise sur le marché européen en 2018 avait fait frémir le secteur bio. À cette époque, les pertes de rendement et de qualité liées à une interdiction en bio étaient estimées de 10 à 15% pour les cultures maraîchères et ornementales, de 15 à 20% pour les pommes de terre et d’environ 50 à 100% pour le houblon, le vin et les fruits, selon les estimations du Copa-Cogeca (organisations agricoles européennes). Finalement, le cuivre avait été réautorisé, à une dose diminuée.

Viticulture: deux Marocains condamnés en Gironde pour traite d'êtres humains

Un père et son fils ont été condamnés à de la prison ferme le 5 novembre pour avoir exploité plusieurs de leurs compatriotes marocains travaillant dans les vignes de Gironde, où d'autres cas de traite d'êtres humains ont été mis au jour. Leur société devra verser 50.000 euros d'amende. Dénonçant une "ubérisation du secteur" et le symbole d'un "système", le parquet avait requis deux ans de prison dont un ferme à l'encontre du quinquagénaire, et une peine d'un an d'emprisonnement pour le fils, «qui a obéi à son père» selon le ministère public. Lors de l'audience mi-octobre, une demi-douzaine de victimes, auparavant mécanicien, ouvrier, salarié ou poissonnier, avaient livré des récits similaires. Tous recrutés au Maroc pour travailler comme saisonniers agricoles en France, ils ont expliqué s'être vu promettre un titre de séjour pérenne, un emploi stable rémunéré à 1.500 euros par mois et un logement. En contrepartie, ces jeunes travailleurs avaient versé aux deux hommes quelque 12.000 euros.

Distribution: Auchan prévoit de supprimer près de 2400 emplois en France

Le distributeur nordiste Auchan a présenté, le 5 novembre, à ses représentants du personnel un projet de plan social menaçant un total de 2389 emplois en France, via notamment la fermeture d'une dizaine de magasins, pour tenter de se relancer après plusieurs exercices compliqués. L'enseigne de la galaxie Mulliez a présenté aux représentants de ses plus de 53000 salariés en France des projets de plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) majeurs. Auchan prévoit une cure d'amaigrissement à différents niveaux. D'abord, une mutualisation de fonctions supports entre différentes entités au sein de ses sièges, pour un total de 784 postes potentiellement concernés. Ensuite, une organisation «plus agile et autonome» de son réseau de magasins, pour un possible total de 915 postes menacés. Par ailleurs, la fermeture de trois entrepôts assurant l'activité de livraison directe à domicile, à Paris, Lille et Lyon, entrainerait la fermeture de 224 suppressions de postes. Enfin, la fermeture d'une petite dizaine de magasins, «dont les foyers de perte sont tels qu'on a dû mal à voir une issue à brève échéance», selon une source proche de la direction, pour un total de 466 postes menacés.

Restauration: la chaîne américaine TGI Fridays se déclare en faillite

La chaîne de restauration américaine TGI Fridays s'est placée le 2 novembre sous le fameux régime du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, dans l'État du Texas, a-t-elle indiqué dans un communiqué. Le groupe, connu pour ses hamburgers, ailes de poulet et cocktails emblématiques, a annoncé que ses dizaines de restaurants aux États-Unis et à l'étranger resteront ouverts. La procédure de restructuration vise à «explorer des alternatives stratégiques pour assurer la viabilité à long terme de la marque», a expliqué le groupe dans le communiqué. TGI Fridays Inc, qui a déposé cette demande de faillite, possède et exploite 39 restaurants aux États-Unis. Le processus du chapitre 11 ne concerne pas les 56 restaurants franchisés de la marque sur le territoire américain, ni les 40 autres dans différents pays, qui sont gérés de manière indépendante, a précisé l'entreprise. Dans un communiqué, le président exécutif Rohit Manocha a évoqué la pandémie de Covid-19 et la structure capitalistique de l'entreprise comme principales raisons de ces difficultés financières. «Cette restructuration permettra à nos restaurants de poursuivre leurs activités avec une infrastructure optimisée, leur donnant la capacité d'atteindre leur plein potentiel», a-t-il ajouté.

Consommation: comment les Français imaginent la «consommation idéale» à dix ans (sondage)

Max Havelaar dévoile, le 5 novembre, les résultats de son baromètre de la transition alimentaire, réalisé par OpinionWay, avec un focus sur la vision des Français de la «consommation alimentaire idéale» dans le futur. À dix ans, la majorité des consommateurs souhaite que la priorité soit donnée à des produits qui «affichent un prix raisonnable» (41%) et qui «garantissent une rémunération équitable pour les producteurs» (41%). Ensuite, viennent les produits «bénéfiques pour la santé» (36%), le soutien à l’économie locale (33%), le bien-être animal (27%) et la protection de l’environnement (26%). Un sondé sur deux exprime le souhait de consommer «plus responsable» (local, bio, équitable…), soit 47%. Actuellement, 91% des Français achètent un produit alimentaire «responsable» au moins une fois par mois (+2 points en un an) et 70% au mois une fois par semaine (+4 pts). Le premier critère de choix d’un produit responsable est «le fait qu’il soit local» (72%), le «lieu de production, de transformation» (72%) et «le fait qu’il soit issu du commerce équitable» (60%). Le principal frein reste «le prix» pour les trois quarts des sondés (77%). 

Coopération agricole: Magali Bocquet nommée directrice de la compétitivité et des transitions

Magali Bocquet est la nouvelle directrice de la compétitivité et des transitions de la Coopération agricole, annonce l’organisation dans un communiqué du 5 novembre. Elle succède à Benjamin Perdreau. «Après avoir débuté sa carrière dans la grande distribution (…), elle rejoint la fédération du commerce et de la distribution (FCD) en tant que cheffe du service qualité et filières agricoles, avant d’intégrer L'Alliance 7, où elle a dirigé plusieurs syndicats métiers pendant treize ans», indique le communiqué.

Phytos : Mathieu Bounes, nommé directeur général de De Sangosse France

De Sangosse annonce, sur les réseaux sociaux, la nomination de Mathieu Bounes au poste de directeur général de De Sangosse France. Cette arrivée marque la volonté de la firme «d’accélérer son développement via l’innovation, la proximité avec ses clients et partenaires, tout en intégrant plus fortement les spécificités de chaque région.» Mathieu Bounes occupait, depuis septembre 2020, le poste de directeur marketing et commercial chez Sumi Agro, l’un des acteurs du marché du biocontrôle en France. (Anne Gilet)