Céréales : Soufflet veut étendre son modèle GreenLeaf en France et à l’international
Dans un communiqué du 13 juin, Soufflet Agriculture, filiale du groupe InVivo, a annoncé sa volonté d’étendre son modèle GreenLeaf en France et à l’international dans les prochains mois. Pour rappel, le modèle GreenLeaf propose un résultat garanti plutôt que la vente d’un produit phytosanitaire : un champ sain à 80 % de feuilles vertes et d’épis sains. « L’agriculteur sécurise ses revenus, sa prise de décision et optimise le recours aux intrants », précise Soufflet Agriculture. Le producteur est indemnisé à hauteur de 180 €/ha pour un taux de feuilles vertes compris entre 60 et 80 %, et jusqu’à 300 €/ha pour un taux en dessous de 60 %, à condition qu’il suive les recommandations de Soufflet Agriculture. Le modèle a été expérimenté sur une série de champs pilotes,pour un total de 3 000 ha, avec succès, d’après le négociant. Par exemple, lors d’un essai dans la Marne, il rapporte « un taux de premier traitement fongicide blé (T1) réduit à 4,1 %, avec un résultat de 95 % de feuilles vertes observées au stade grain laiteux, contre un taux de T1 de plus de 50 % avec une approche classique ».
Alternatives végétales : le fabricant de petfood vegan Vegdog lève 9 M€
Le fabricant allemand de petfood vegan Vegdog a annoncé une levée de fonds de série A de 9 M€. Le financement a été mené par le Fonds européen de bioéconomie circulaire (ECBF) et le fonds allemand Green Generation Fund, déjà présent au tour de table. Les investisseurs historiques Startup Family Office et Katjes Greenfood et des business angels ont également participé à cette série A parmi lesquels Andrea Skersies, Carsten Puschmann et Dominique Pierre Locher. Vegdog, basé à Munich, compte utiliser ces fonds pour se développer hors d’Allemagne et d’Autriche. La société veut s’adresser non seulement aux chiens mais désormais aux chats, avec le lancement d’une nouvelle marque, Vegcat. Selon le média spécialisé Green Queen, Vegdog a réalisé 10 M€ de ventes en 2024, soit une augmentation de 66 % par rapport à l'année précédente. Vegdog a été créée il y a dix ans par Tessa Zaune-Figlar avec l’idée de proposer des aliments pour chiens sans allergènes en remplaçant les protéines animales par des alternatives végétales à base de lentilles, de pois et de lupin complétées par des nutriments, des vitamines et des minéraux.
Fruits et légumes: la marque internationale San Lucar s’implante en France
Basée en Espagne, l’entreprise internationale des fruits et légumes San Lucar a annoncé le 13 juin étendre sa présence en France en rentrant au capital de la société française Buonanno, importateur et exportateur du Marché Saint-Charles International à Perpignan, spécialiste des produits ratatouille (aubergines, poivrons, courgettes) et d’autres légumes frais (salades, brocoli, chou-fleur-tomates). « Cette nouvelle alliance stratégique nous permet d’établir une présence physique en France, plus précisément à Perpignan. L’ensemble de la gamme internationale de San Lucar sera disponible pour le marché Français. Par ailleurs, nous utiliserons la plateforme de cross-docking de Buonanno pour valoriser la production française et pour nos flux vers le sud de l’Europe » indique Armin Rehberg, directeur général de San Lucar, précisant qu’elle permettra d’être « à moins d’une journée de l’Espagne, du Portugal et de l’Italie, à deux jours du Maroc, et de livrer partout en France à moins de 24h ». Le projet sera dirigé localement par Fabien Lefebvre en tant que directeur du développement en France et directeur général de Buonanno. Philippe Arroyo restera président de la société française pendant une phase de transition « jusqu’au moins la fin de l’année ». (Florence Rabut)
Herbes aromatiques: le leader du surgelé Daregal cherche à réduire les engrais
Daregal, entreprise française leader des herbes aromatiques surgelées (140 M€ de CA), s’est lancée depuis le début d’année dans un programme de réduction de son empreinte carbone. « La production d’herbes aromatiques représente 45 % du bilan carbone de notre entreprise, explique Margaux Lenain, responsable R&D du groupe. En 2024, nous avons commencé à faire des essais pour réduire la fertilisation, qui constitue un poste important d’émissions de CO2. Mais pour pouvoir améliorer notre performance, il nous faut des données. » Depuis 2025, le groupe a demandé aux 50 agriculteurs de son site principal de Milly-la-Forêt (1000 ha) de réduire de 10 % les apports d’azote, sur la moitié de leurs parcelles. L’objectif du groupe est d’estimer l’impact de cette réduction sur les différentes variétés. « Nous nous rendons compte que pour le persil, cette réduction des apports nous permet tout de même de faire quatre ou cinq coups, mais l’estragon est beaucoup plus sensible » détaille Margaux Lenain. Pour motiver les agriculteurs, Daregal leur a offert une coupe gratuite, cette prestation, systématiquement réalisée par l’entreprise, leur étant généralement facturée. Daregal compte évaluer ultérieurement l’impact éventuel de cette baisse d’azote sur les qualités nutritives des herbes. (Elena Blum)
Vin : le producteur de champagne EPC rachète la maison Charles Mignon
Le jeune producteur de champagne EPC a annoncé le 11 juin le rachat de la maison Charles Mignon, basée à Epernay (Marne). Six ans seulement après sa création, il réalise ainsi sa première acquisition. L’objectif est d’« accompagner l’expansion de la marque ». EPC ne communique pas son chiffre d'affaires, ni sa capacité de production. En 2023, la jeune maison située à Vindey disait avoir vendu 350 000 bouteilles, contre 100 000 en 2021, selon la presse économique. Charles Mignon a dégagé l’an dernier un chiffre d’affaires de 12,7 millions d’euros. Son rachat permet à EPC de bénéficier d’« un outil de production ultra-performant », souligne le communiqué. Le site d’Epernay est « équipé d’une cuverie inox thermorégulée ultra-moderne, composée de nombreuses cuves de petite contenance, idéales pour une vinification de précision et une stricte séparation des terroirs ». EPC en sortira sa nouvelle cuvée Brut. L’autre partie de la production continuera d’être élaborée par ses vignerons partenaires. Charles Mignon existera toujours avec ses propres cuvées. Les deux maisons ne sont pas fusionnées.
Coopératives : en AG, LCA Nouvelle-Aquitaine planche sur les fusions et le climat
Le 12 juin s’est tenue l’assemblée générale de La Coopération agricole Nouvelle-Aquitaine (12 Mds€ de chiffre d’affaires pour 250 coopératives, unions et Sica). « Parmi les sujets d’actualité figurent les fusions et rapprochements annoncés dans notre région, confie Philippe Sommer, le directeur, interrogé par Agra Business : Euralis et Maïsadour, Vivadour et Terres du Sud mais aussi le mariage à trois prévu pour la fin de l’année entre les coopératives de St Aignan, Beurlay et Oléron. Ces dernières sont lourdement impactées par le marché du Cognac, en retrait, notamment pour leur activité appro (vente de piquets, de fils de fer, d’intrants...). Toutes cherchent à consolider leur présence à l’échelle du territoire. La fusion est l’une des solutions. » LCA Nouvelle-Aquitaine va plancher sur les adaptations au changement climatique, dans un contexte où les rendements en grandes cultures stagnent depuis 10 ans dans la région. « Les volumes collectés en baisse pèsent sur la rentabilité des outils des OS, concède-t-il. Nous devons, collectivement, trouver des solutions. Cela peut passer par la diversification des cultures mais aussi par un lobbying auprès des politiques pour les sensibiliser à nos contraintes, en termes de gestion de l’eau ou d’utilisation des intrants notamment ». (Anne Gilet)
Addendum à l'agenda de la semaine du 16 juin
Mardi 17 juin
Les sénateurs auditionnent Emmanuel Besnier, président-directeur général de Lactalis, sur les aides publiques
Assemblée générale de l'Anicap (interprofession caprine)
Jeudi 19 juin
Point presse de Générations futures sur les PFAS dans l'alimentation